Accès au contenu
Carburants

Carburants : la double peine des ménages ruraux

En zone rurale, la voiture n'est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Selon une note de l'Insee, les dépenses de carburant pèsent lourdement sur le budget des habitants de nos campagnes. Entre distances rallongées et revenus plus modestes, plus d'un ménage rural éloigné sur six y consacre plus d'un mois de revenus.

Par Christophe Soulard
Carburants : la double peine des ménages ruraux
Illustration générée par IA
Le carburant reste un poste de dépense incompressible qui conditionne la vie économique et sociale des zones rurales.

Chaque matin, pour aller travailler, conduire les enfants à l'école ou faire ses courses, prendre son véhicule est un geste quotidien indispensable dans les zones rurales. Les chiffres de l'Insee(1) viennent le confirmer avec force : près de 90 % des actifs ruraux utilisent leur voiture pour se rendre au travail, contre moins de 60 % dans les grands centres urbains. Cette dépendance automobile a un coût financier direct et très lourd pour les foyers ruraux. En 2021, à l'échelle nationale, 2,2 millions de ménages propriétaires d'une voiture (soit 10,6 % d'entre eux) ont dépensé plus d'un mois de leurs revenus disponibles annuels uniquement pour remplir leur réservoir. Mais cette réalité est très inégalement répartie : dans les intercommunalités rurales, la proportion de foyers ainsi « surexposés » grimpe à 13,5 %, contre 9,0 % dans les zones urbaines. Le constat est encore plus marqué dans le rural non périurbain, éloigné des grandes aggl...

La suite est réservée à nos abonnés.