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Sommet de l'élevage

Ces brunes de Côte-d’Or visent le Sommet !

A l’aube de la 35e édition du traditionnel Sommet de l’élevage à Cournon (Auvergne-Rhône-Alpes), les éleveurs bruns de Côte-d’Or préparent leurs bêtes avec le plus grand soin. Dans une semaine, elles seront à en Auvergne, prêtes à faire le show. 

Par Louise Terrillon
quatre vaches Brunes, participantes du Sommet de l'élevage 2026, accompagnées de leurs éleveurs.
Reina et Mathieu, Alain, Ureine et Gabriel, Uniflore et Emeric, et Mafaveur et Laurent : tous sont prêts pour le départ lundi après-midi, en direction de Cournon.

Le vendredi 9 octobre se déroulera le concours national de la race Brune à l’événement incontournable du Sommet de l’Élevage. Cette manifestation a pour objectif de mettre en lumière le travail des éleveurs français. Un moment très attendu par les éleveurs de la Brune et notamment ceux du département de Côte-d’Or, habitués du concours.

La vache de l’année sera de la partie !

« On est à deux semaines du concours et certaines ne sont pas encore sûres d’y aller. J’en ai déjà quelques-unes de dressées, le reste on verra au moment venu ! », s’amuse Laurent Changarnier, éleveur de Brunes à Montmoyen et peu stressé des plans de dernière minute. Passionné d’élevage, il participe au concours chaque année depuis 2006 : « On va présenter Mafaveur. Elle a passé la barre des 100 000 kg de lait, c’est un événement qu’il faut marquer à Cournon ! ». Cette dernière possède déjà un beau palmarès : élue vache de l’année 2026, Mafaveur a été titrée meilleure fromagère et prix de longévité aux Journées Châtillonnaises la même année, en plus d’avoir fait première de sa section. « Nous emmènerons aussi une plus jeune, Sicile, en deuxième lactation (déjà sortie lors des Journées Châtillonnaises) ou Savana, en troisième lactation. », complète l’éleveur.

Le GAEC Changarnier fait aussi de la pension pour l’une des stars françaises de la race Brune : Rigata, une vache du SCEA du Thorey. Grande championne de Châtillon en 2025, et troisième de section lors du concours européen en Autriche en 2024, elle concourra dans la catégorie des troisièmes lactations : « Ses propriétaires et moi-même espérons un bon classement pour celle-ci. Elle n’est pas sortie à Châtillon au mois de juin alors il est important pour eux qu’elle participe au Sommet cette année », confie Laurent.

Des jeunes investis

Au GAEC Chevallier, à Mauvilly (à 10 km de chez Laurent), une vache a été retenue : Reina. Cette vache en quatrième lactation a déjà participé aux Journées Châtillonnaises au mois de juin, obtenant la deuxième place de sa section. Pour Mathieu Chevallier, installé depuis presque deux ans sur l’exploitation familiale, Reina est prometteuse : « C’est une vache très solide, avec de bons potentiels morphologiques et une mamelle qui se tient par rapport à sa longévité. » Mais le jeune éleveur reste terre à terre. « Tous les animaux ont leur place, on espère toujours de la réussite mais nous verrons bien ».

Pour Mathieu, le Sommet représente une autre approche des concours : « Le Sommet est un concours plus professionnel, moins destiné au tourisme. On y croise plus de passionnés, qui ont un intérêt spécifique pour se rendre sur une manifestation comme celle-ci ».

C’est aussi lui qui sera à la tâche sur place : « Je reste toute la semaine du Sommet pour m’occuper de Reina, à partir du moment où elle arrive, jusqu’à ce qu’elle reparte ! ».

Uniflore (première lactation) et Uefa (deuxième lactation) seront elles aussi de la partie pour représenter le GAEC Loosli, à Chazeuil. Déjà connues des podiums de Châtillon en juin dernier avec une meilleure mamelle espoir pour la première et une réserve championne jeune pour la seconde, elles devront prouver leurs atouts sur le ring vendredi prochain. « Je participe au concours depuis une dizaine d’années facile. On y va tous les ans et on se retrouve avec les autres régions, c’est tout l’intérêt du Sommet », explique Émeric Loosli, éleveur et associé du GAEC. Il rejoint l’avis de Mathieu : « Je préfère aller à Cournon qu’à Paris. C’est un salon plus professionnel, l’ambiance est différente, il est plus intéressant ».

« Exposer nos meilleurs sujets »

On s’affaire également à la ferme d’Alain Terrillon, à Griselles. président de la Fédération Gen’Brune, l’éleveur considère le Sommet comme un événement incontournable pour la race : « Il s’agit là d’exposer nos meilleurs sujets. En Brune, nous avons un schéma de sélection, qui associe morphologie et production. C’est une satisfaction pour nous de pouvoir montrer ce qu’on est capable de faire dans le schéma français ».

Chez Alain, c’est Ureine qui représentera l’exploitation : « Ureine est une jeune vache en première lactation. Elle nous a fait le plaisir de remporter le championnat espoir aux Journées Châtillonnaises cette année. Je pense qu’elle peut vraiment correspondre aux standards de la Brune : beaucoup de largeur, de puissance, énormément de solidité dans ses membres, et une super mamelle. C’est un sujet qui représente bien la catégorie espoir aujourd’hui ».

« On a aussi prévu d’emmener une Brune d’Origine (OB), Udessa, qui sera en présentation. L’objectif est de montrer que la Brune a un rameau avec beaucoup de mixité. Il est un peu moins productif mais comporte beaucoup plus de solidité, plus rustique, avec un réel atout viande ».

Les vaches sélectionnées du département seront toutes chargées chez Laurent Changarnier, lundi en début d’après-midi pour arriver à Cournon dans la nuit. Au total, 55 animaux seront présentés au concours dans diverses catégories. L’occasion pour nos éleveurs côte-d’oriens de retrouver la grande famille de la Brune, le tout dans la joie et la bonne humeur !

Prêtes à faire le show

une vache Brune accompagnée de son éleveur
une brune et son éleveur
une brune entourée de ses deux éleveurs

Pour suivre les résultats du concours, rendez-vous sur la page Facebook de BGS : https://www.facebook.com/BruneGenetiqueServices