La robustesse, une piste pour les zones agricoles intermédiaires
Une étude parue en septembre, intitulée « Quand les zones intermédiaires interrogent le modèle agricole français » et due à Chambre d'agriculture France éclaire les enjeux concernant ces zones agricoles, très présentes en Bourgogne Franche-Comté.
À l’image des autres territoires français, les zones intermédiaires sont confrontées à la multiplication des chocs climatiques, économiques et géopolitiques. S’étendant dans une vingtaine de départements de la Lorraine aux Charentes, ces territoires aux sols pierreux et peu profonds disposent d'une réserve en eau limitée. Historiquement dédiés à la polyculture-élevage, ils se sont spécialisés dans les grandes cultures sous l'effet des soutiens à l'hectare de la Pac. Entre 1988 et 2010, les surfaces en rotation colza-orge-blé y ont progressé de 21 %. Cette trajectoire s'est accompagnée d'une course à l’agrandissement : la surface moyenne atteignait 103 ha en Bourgogne Franche-Comté et 115 ha en Centre Val-de-Loire en 2020, contre moins de 70 ha au niveau national. Pourtant, comme le montre l'étude, cet agrandissement n'a pas compensé un potentiel agronomique restreint. De 2018 à 2022, le rendement moyen en blé tendre y plafonnait à 60,1 q/ha, contre 72 q/ha en moyenn...
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