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Aide alimentaire

Vers un statut dédié aux bénévoles

Dans les villages, demander de l’aide peut être d’autant plus difficile que tout le monde se connaît. La précarité y est pourtant bien réelle, mais elle demeure plus discrète. Sandrine Chaix, vice-présidente de la Région Auvergne Rhône-Alpes, chargée notamment de l’action sociale, défend une démarche d’« aller vers » et plaide pour une meilleure reconnaissance des bénévoles.

Par Propos recueillis par Léa Rochon
 Vers un statut dédié aux bénévoles
Région AuRA
Sandrine Chaix, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes chargée de l’action sociale.

En milieu rural, comment toucher les personnes en situation de précarité qui ne sollicitent pas spontanément l’aide alimentaire ? Sandrine Chaix : « Les besoins sont tout aussi importants dans les territoires ruraux que dans les villes, mais ils sont davantage cachés et tus par pudeur, parce que tout le monde se connaît. En tant que collectivité, nous devons être vigilants et aller vers les personnes : nous ne pouvons plus attendre qu’elles fassent elles-mêmes la démarche de demander de l’aide. Cela passe notamment par le financement de camions dont les logos des Restos du Cœur, du Secours populaire ou des Banques alimentaires restent discrets. Autre possibilité : organiser les distributions à la mairie plutôt que sur la place du village. La pudeur et la dignité sont essentielles pour les personnes en situation de précarité, particulièrement en milieu rural ». Quelles mesures permettraient de mieux reconnaître l’engagement des b&...

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