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Pauvreté

Une précarité rurale bien réelle, loin des regards

Un quart des bénéficiaires interrogés par les Banques alimentaires vivent en milieu rural. Derrière ce chiffre se cachent des difficultés qui s’accumulent : faibles revenus, éloignement géographique, faire ses courses ou se soigner, voire des arbitrages jusque dans l’assiette. Dans les villages, la peur d’être reconnu peut aussi freiner le recours à l’aide alimentaire. Comment mieux repérer les besoins et rapprocher l’aide de ceux qui en ont le plus besoin ?

Par Léa Rochon
Une précarité rurale bien réelle, loin des regards
DR
Selon un rapport paru en 2025, 22 % des personnes accompagnées par les Banques alimentaires ont un emploi. Un chiffre qui rappelle que la précarité alimentaire touche aussi les travailleurs pauvres.

Dans les campagnes, la précarité ne se voit pas toujours. Elle se niche dans l’éloignement d’un médecin, d’un commerce ou des services essentiels. Faute de moyens pour se déplacer, les personnes les plus fragiles peuvent renoncer aux soins ou peiner à se nourrir correctement. « La précarité, c’est un monde invisible. Nous n’imaginons d’ailleurs pas que le monde agricole puisse tomber dedans », observe Didier Dussart, président des Banques alimentaires d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les femmes davantage touchées Publiée le 5 octobre, une étude menée par cinq économistes à partir des données des Restos du Cœur entre 2018 et 2025 éclaire les trajectoires de la grande pauvreté. Selon les auteurs, 8 % de la population française ont eu recours au moins une fois à l’aide des Restos du Cœur durant cette période et un épisode de précarité alimentaire durerait en moyenne 18 mois. « ...

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