A Dijon, un Carrefour des gestions durables de l'eau particulier
Dans le contexte actuel de sécheresse, et plus largement, avec les débats sur les usages de l'eau qui traversent la société, la cinquième édition du Carrefour des gestions durables des usages de l'eau est un événement qui devrait avoir une résonance particulière. Les sujets agricoles y auront leur place.
La prochaine édition du Carrefour des gestions durables de l'eau aura lieu les 9 et 10 septembre, dans un été 2026 finissant mais marqué par une sécheresse d'une ampleur inédite. Dans un tel contexte, cet événement prendra un relief particulier. Organisé par IdealCO, acteur spécialiste des politiques publiques, ce salon devrait réunir plus de 2000 acteurs de l'eau (élus, experts, techniciens des collectivités et partenaires de la filière) au parc des expositions de Dijon. L'ambition est d'apporter aux territoires des outils et des réponses face aux tensions qui entourent la gestion de l'eau. Cette cinquième édition offrira la possibilité d'assister et de participer à de nombreuses conférences et ateliers (40 sont programmés) et réunira 90 exposants.
Une nouvelle loi sur l'eau ?
L'évènement s'ouvrira, le 9 septembre, sur une séance plénière de 14 heures à 15 h 30 au cours de laquelle une question de fond sera abordée : Faut-il une nouvelle Loi sur l'Eau ? Entre impératifs de gouvernance, enjeux de financement et nécessité d'adaptation accélérée, cette plénière ouvrira le débat sur la capacité du cadre législatif actuel à répondre à l'intensification des crises hydriques. Par ailleurs, le Carrefour proposera un programme structuré autour de parcours thématiques pour apporter des réponses adaptées à des problématiques de terrain :
– Performance des infrastructures : investir au bon endroit et au bon moment ;
– Résilience et sobriété : organiser le partage de la ressource et éviter le « jour zéro » ;
– Solutions fondées sur la nature : renaturer les cours d'eau pour concilier protection contre les crues et biodiversité ;
– Urbanisme et pluvial : transformer la pluie en alliée du rafraîchissement urbain ;
– Assainissement non collectif : le rendez-vous annuel de la communauté de l'assainissement non collectif et de la gestion de l’eau à la parcelle.
En lien avec l'agriculture
La thématique sur Résilience et sobriété devrait permettre d'aborder les questions liées aux usages agricoles de l'eau. Parmi les rendez-vous qui concernent l'activité agricole, on peut noter, le 9 septembre à 11 h 30, une conférence sur les paiements pour service environnementaux (PSE) avec l'exemple de la Champagne crayeuse dans l'Aube. Un travail avec les filières agricoles du territoire, a été mené pour développer des cultures agroécologiques sur les Aires d'alimentation de captage (AAC) stratégique de la Régie du Syndicat des eaux de l'Aube (SDDEA) et réduire ainsi l’utilisation d’intrants azotés et phytosanitaires. En parallèle de l’axe technique impulsé par les filières agricoles partenaires, sous coordination de la Chambre d’agriculture de l’Aube, visant à lever les freins techniques et agronomiques à la production de ces cultures Bas niveau d'intrants, la régie du SDDEA a mis en place le PSE. À découvrir également, le 9 septembre à 11 h 30, une conférence sur la silphie et la méthanisation des boues de la station dépuration d'Herbsheim, au sud de Strasbourg. Le Syndicat des eaux et de l'assainissement Alsace-Moselle (SDEA) a mis en place en 2021 un projet qui intègre la méthanisation des boues avec injection de biogaz, l’intégration de co-produit agricole (silphie) préservant la ressource en eau sur des zones de captages dégradés et la création d’une filière vertueuse et rémunératrice pour les exploitations agricoles situées dans des zones à enjeux. Enfin, le 9 septembre à 9 h 30 un projet côte-d'orien sera présenté. Il concerne la nappe de Dijon-Sud et ses partenaires afin de mener des aménagements responsables. La conférence apportera des éléments de réponses sur une question essentielle : Comment protéger une ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable… que l’on ne voit jamais ?