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Betteraves

« Sauver des betteraves dégradées en les transformant en alcool »

Pour Olivier de Bohan, président de Cristal Union, le choix de ne pas réceptionner les betteraves dégradées par le rhizopus est sans précédent. Une décision « difficile » mais « indispensable » pour ne pas bloquer les usines. Cristal Union a notamment des adhérents dans l'Yonne, département qui compte 130 planteurs.

Par Propos recueillis par Richard Crémonini
« Sauver des betteraves dégradées en les transformant en alcool »
Richard Crémonini
Olivier de Bohan, « pour chaque parcelle concernée, nous avons demandé à nos adhérents de ne pas prendre de décision hâtive, et de privilégier un échange préalable avec leurs référents agricoles ».

Quelles sont les conséquences de la dégradation des betteraves (due à la sécheresse et aux canicules) sur le fonctionnement des usines de Cristal Union ? Olivier de Bohan : « Cette campagne est sans précédent, de mémoire d’agriculteur, c’est du jamais vu : sécheresse, canicules, ravageurs et maladies, nous n’avions jamais démarré dans de telles conditions. Dans ce contexte difficile, nos équipes agricoles évaluent l’état sanitaire des cultures selon un protocole précis. Plus de 8 000 parcelles ont déjà été visitées. L’objectif est d’identifier les zones les plus touchées, de les cartographier. Ce diagnostic de précision, en amont, est essentiel pour adapter la suite du processus : arrachages, réception, transformation, logistique… À tous les niveaux, notre fonctionnement a dû être adapté. Cette réponse inédite démontre l’agilité de nos é...

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