La ressource en eau en débat
Le 3 septembre a eu lieu à Moulins-Engilbert une rencontre avec le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) de la Dragne pour discuter de solutions concrètes afin de préserver et garantir un partage des ressources en eau dans le territoire.
Lors de cette réunion avec le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable (SIAEP) de la Dragne, destinée à aborder la question sensible du partage de la ressource en eau, des agriculteurs avaient fait le déplacement, ainsi que la FDSEA 58, le représentant nivernais du réseau Suez, Jocelyne Guérin, présidente de la Communauté de communes Bazois Loire Morvan, la sous-préfète et Laurent Kompf, directeur de la DDT de la Nièvre. Lors de ces échanges, il a été question du besoin et de l’utilisation en eau des agriculteurs sur le territoire. Le syndicat d’eau compte une grosse part de professionnels sur son secteur, dont 95 % sont des agriculteurs. Ainsi, les agriculteurs présents pour la plupart ont expliqué ne jamais être totalement sur les compteurs du syndicat. Mais avec la sécheresse de ces derniers mois, ils ont dû plus régulièrement se relier au réseau. Certains ont expliqué auprès du directeur de la DDT qu’ils souhaitaient augmenter les réserves d’eau, créer des retenues collinaires ou des forages. Avec ces sécheresses, le besoin en eau est un réel souci.
Monter des dossiers
Laurent Kompf a répondu qu’il comprenait l’urgence et le besoin vital du bétail d’avoir accès à de l’eau. Il a noté que pour les travaux demandés, il est possible de monter des dossiers auprès de la DDT, neuf de ces dossiers ont déjà été acceptés. En revanche, il est à noter le peu de demandes de projets. Les agriculteurs présents ont exprimé leur ras-le-bol des papiers, et de la lourdeur administrative pour monter des projets tels que ceux-ci. La DDT comprend, mais la réglementation est à respecter (loi sur l’eau de 1992 par exemple) et il faut concilier tous ces aspects. Certains ont indiqué leurs souhaits de remettre en état les nombreux étangs présents sur le territoire, notamment pour la question des réserves d’incendie. En effet, les étangs sont très importants sur ces sujets. Malheureusement, la plupart sont privés et par conséquent non entretenus. Un étang a un coût d’entretien, il se gère, se pêche etc. Lors de cette réunion, l’historique a été rappelé, et un point a été fait sur le barrage de Rangère. Celui-ci a été construit après-guerre, et tient encore à ce jour, ce qui est exceptionnel ! Il est à noter que la quantité d’eau y est très bonne.