Maïs semence : une récolte 2026 peut-être un peu surestimée
Lors d'une conférence de presse à Paris le 4 novembre, le président de l'UFS (syndicat des semenciers) Olivier Paul, également directeur de Lidea (semencier, filiale d'Euralis) a déclaré que, à titre personnel, il estimait que l'objectif de production française de semences de maïs en 2026, évalué par le syndicat à 65-70 % du volume initialement espéré, pourrait être un peu surestimé. « De ce que je constate, la qualité est parfois encore moins bonne que prévu », a-t-il déclaré, ce qui implique qu'un plus grand nombre de lots qu'espéré pourrait ne pas être commercialisable. Les variétés précoces ont été les plus touchées par les canicules survenues l’été dernier, prévient l'UFS. Pour autant, l’organisation explique que l'approvisionnement du marché français sera globalement assuré, confirmant les informations transmises par l'AGPM (producteurs de maïs, FNSEA) quelques semaines plus tôt. Des manques se feront ressentir au niveau de certaines variétés, notamment celles les plus précoces, confirme par ailleurs l'UFS. Premier producteur européen de semence de maïs, les exportations françaises devraient reculer, sans données précises. « Il est évident que nous privilégierons le marché français », prévient Olivier Paul.