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Portrait

Valentin Caillon, un passionné de labour

Valentin Caillon, référent du labour dans l'Yonne, co-organise les concours départementaux et régionaux de labour avec les Jeunes Agriculteurs de BFC aux Terres de Jade, les 5 & 6 septembre prochains. Rencontre.

Par Charlotte Sauvignac
Labour
Valentin Caillon, céréalier à Saintpuits est référent labour sur le département.

En participant à une fête locale, au cours de son adolescence, Valentin Caillon se découvre une passion pour le labour. « À mes 16 ans, je me souviens, je participais à une fête cantonale organisée par des Jeunes agriculteurs. En observant plusieurs concours, ça a attisé ma curiosité et j'ai souhaité participer. Pour une première, j'ai fini en troisième position, donc ça m'a encouragé à en faire d'autres », se remémorait-il, le 14 août dernier. En grandissant, il choisit également de rejoindre le syndicat des Jeunes agriculteurs, et voit progressivement disparaître une activité qui l'animait. « Durant mon adolescence, les concours de labour étaient répandus dans le département. Petit à petit, ça s'est essoufflé et le concours de labour a disparu en 2014 », racontait-il, nostalgique. Dix ans plus tard, Valentin Caillon décide de relancer cette animation, dans le canton de Saint-Sauveur. « Quand on relance une activité qui a disparu au sein d'un département, il ne faut pas lâcher. C'est difficile à faire entrer dans les mœurs, il faut réussir à motiver des personnes », manifestait-il. À cette période, le canton de Saint-Sauveur décide d'accueillir et d'organiser la fête départementale de l'agriculture à Étais-la-Sauvin en 2024. Un pari risqué. Valentin Caillon s'en souvient : organiser un premier concours de labour départemental, « ça prend du temps ». Après dix ans d'absence sur le territoire icaunais, le concours de labour était méconnu de beaucoup. Le jeune passionné a donc dû recueillir les renseignements pour organiser l'événement dans les règles de l'art, « et surtout pouvoir l'expliquer à de potentiels participants qui ne s'y connaissaient pas trop ».

Monter l'organisation d'un cran

Trois ans plus tard, il a tenu son engagement : le concours de labour départemental est resté dans les mœurs. Une victoire pour lui. Il est même devenu le référent labour sur le département et a pu venir en aide aux JA de Toucy, l'an dernier. En 2026, Valentin Caillon passe un cap. L'Yonne accueille le concours départemental et régional à l'occasion des Terres de Jade. Président du canton de Saint-Sauveur depuis cette année, il confiait que « l'enjeu n'est pas le même ». « C'est le canton de Villeneuve-sur-Yonne qui a trouvé la parcelle sur laquelle on allait accueillir les deux concours. Après, c'est surtout les JA de BFC qui vont s'occuper de l'organisation ». Du côté des jurés, deux binômes seront présents pour évaluer les épreuves en brabant et en planche. « Je n'ai pas encore leurs noms, je les rencontrerai quelques jours avant la fête. Je peux seulement dire qu'ils viennent du Jura et du Doubs », confiait-il. En se munissant de la fiche de notation du championnat de France, il listait les grandes catégories évaluées : « le tracé d'ouverture, la raie de labour, les bandes de terre, l'apparence générale du labour, l'enfouissement du chaume ainsi que la dérayure finale ». Jusque-là, Valentin Caillon avait accepté « les cinq corps ». « On venait de relancer le concours, si on commençait à être restrictif dès le début, ça aurait pu freiner pas mal de monde. Aujourd'hui, ce qui est banalisé dans les exploitations ce sont les cinq corps, donc on a plus de chance d'avoir du monde. L'Yonne n'est pas une terre à trois corps, on n'en trouve peu ici. Pour autant, c'est ce qui est préféré dans les concours », ajoutait-il. En tant que référent labour, Valentin Caillon affirmait donc que, le samedi, pour le concours départemental de labour, « les 2, 3, 4 corps seront acceptés et les 5 corps pourront participer mais seront à part dans le classement ».