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Sécheresse : 140 contrôles réalisés depuis la mi-juillet

Mercredi 19 août, une opération a été réalisée par les services de l'État et l'OFB pour sensibiliser sur l'impact de la sécheresse sur les cours d'eau icaunais. Celle-ci se déroulait à la centrale hydroélectrique de Seignelay.

Par Charlotte Sauvignac
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Mercredi 19 août, les services de l'État et l'OFB organisaient un contrôle pédagogique sur le Serein à Seignelay.

Mercredi 19 août, Fabien Mousseau, agent de l'Office Française de la Biodiversité (OFB) réalisait un contrôle « pédagogique » en présence d'Isabelle Pettazzoni, directrice adjointe de la DDT et de Jean-Marie Costet, responsable de l'OFB au sein de la centrale hydroélectrique de Seignelay. « Depuis le début de la campagne sécheresse, 140 contrôles ont été réalisés dans l’ensemble du département. Ils font apparaître un niveau globalement satisfaisant de respect de la réglementation, avec un faible taux de non-conformité. Ces contrôles portent notamment sur les prélèvements d’eau, mais également sur le fonctionnement des ouvrages hydrauliques, dont les manœuvres peuvent avoir une incidence directe sur les débits des cours d’eau », ajoutait-elle. Dans ce cadre précis, les services de l'État et l'OFB ont voulu réaliser un contrôle sur le Serein, « où l'on constate des milieux d'eau au plus bas depuis ces dix dernières années. On est sur une période de sécheresse extrêmement forte, très dégradée qui cause des difficultés sur l'ensemble du bassin versant. C'est d'ailleurs le second cours d'eau à être passé en crise, après le Cousin ». Pour encadrer correctement cette situation, les services de l'État ont travaillé en amont « pour définir les règles du jeu à froid, donc on écrit une partition qui se veut concertée, partagée, connue de tous », ajoutait-elle.

Faire de la pédagogie

Jean-Marie Costet constatait, dans une seconde phase, l'importance de sensibiliser et de communiquer auprès du grand public. « Nous devons continuer de communiquer pour faire comprendre aux particuliers que les mesures posées par l'État sont obligatoires », expliquait-il, après avoir entendu de la part des élus locaux que « des particuliers continuaient de remplir des piscines en pleine canicule ». Après un temps d'échanges, l'agent, Fabien Mousseau commençait le contrôle avec deux points d'attention particuliers : « l'interdiction de manœuvrer les vannes et vérifier que le débit réservé, c'est-à-dire que le débit minimal qui doit être laissé au cours d'eau, est bien respecté ». En observant, il confirmait la « conformité quant aux vannes. C'est important de ne pas manœuvrer les vannes, car nous devons éviter au maximum des variations trop importantes entre l'amont et l'aval du cours d'eau qui pourraient mettre des habitats piscicoles hors d'eau, surtout ceux situés le long des berges ». Dans un second temps, lorsque les vannes sont fermées, cela permet de laisser « passer le débit réservé dans le lit naturel du cours d'eau et d'éviter des situations d'à sec ».