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Semis de prairie sous couvert

Ne pas précipiter le retour au pâturage

Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil offre encore une possibilité d’implantation jusqu’à mi-octobre. Par contre, il faudra attendre la pleine pousse automnale avant de remettre les animaux au pâturage.

Par Damien Hardy, Institut de l’élevage
Ne pas précipiter le retour au pâturage
S. Schetelat/Idele
Au printemps prochain, le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage au mois de mai et ainsi reconstituer une partie des stocks qui fait aujourd’hui défaut.

La sécheresse continue de peser lourdement sur les disponibilités fourragères. Selon le modèle de pousse de l’herbe Isop, le déficit de pousse atteint 40 % à l’échelle nationale au 20 septembre 2026. Pour tenter de faire face au déficit fourrager, il est encore possible de semer en ce début d'automne une prairie sous couvert d’un méteil. « Cette technique permet de protéger les jeunes plantules des rigueurs de l’hiver et de produire de la biomasse pour le printemps prochain », explique Soline Schetelat, ingénieure agronome à l’Institut de l’Élevage. Cette implantation reste possible jusqu’à mi-octobre, alors qu’un semis de prairie classique devient plus risqué à cette période. Le principe est de semer un mélange de céréales et de protéagineux à environ 2 à 3 cm de profondeur, et d’implanter les espèces prairiales en surface, en même temps ou lors d’un second passage. Un nécessaire...

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