Reussir

Vaccin contre l’influenza: un coût prévisionnel entre 30 et 400 M€ (professionnels)

Au niveau national, le coût global de la vaccination contre l’influenza aviaire pourrait s’élever entre 30 et 400 millions d’euros (M€) par an, a indiqué Jean-Louis Zwick, directeur du pôle agricole de Maïsadour, lors d’une conférence de presse de la coopérative le 6 décembre. Cette estimation est issue de travaux menés par des vétérinaires, en lien avec «l’ensemble des organisations de producteurs», selon M. Zwick. La fourchette basse de 30 M€ correspond à une vaccination limitée aux zones à risque (Landes, Gers, Vendée et Maine-et-Loire). La fourchette haute, 400 M€, correspond à une vaccination de toutes les volailles dans l’ensemble du territoire national. Cette somme comprend le coût du vaccin, de la main-d’œuvre et des contrôles, qui représentent «environ 30% du total».

Agrivoltaïsme : Dijon Céréales veut en installer environ 3000 ha d'ici 10 ans

À l’occasion de sa conférence de presse le 5 décembre 2022, le groupe coopératif Dijon Céréales a annoncé vouloir «investir fortement» dans le secteur de l’énergie aux côtés des coopératives de l’Alliance BFC, notamment via l’agrivoltaïsme. «Nous souhaitons développer la technologie en ombrières sur 1 500 ha, en travaillant sur 250 à 300 ha par an, pendant 8 ans, avec la société TSE [expert en développement agrivoltaïque NDLR], précise Christophe Richardot, d.g. du groupe Dijon Céréales dans un communiqué de presse. Et d’ajouter que le groupe travaille «également sur un second projet de 1 500 ha de panneaux installés en palissades avec TotalEnergies, là aussi avec un déploiement d’ici 8 à 10 ans dans le département».

Bio : face la filière, Fesneau donne des gages et dessine un programme de travail

«Il ne faut pas remettre en cause la stratégie de développement de l’agriculture biologique», a défendu Marc Fesneau en ouverture des Assises de la bio organisées le 6 décembre par l’Agence bio. Dans un contexte «de rupture», le ministre a annoncé le prolongement d’un an du plan Avenir bio actuel, qui devait se terminer fin 2022, pour «se donner le temps de la réflexion». Des moyens supplémentaires seront notamment accordés à l’Agence bio «pour engager d’ici la fin de l’année des études préparatoires visant à avoir une compréhension plus fine de la crise». L’agence bénéficiera aussi de 750 000 € supplémentaires de l’État pour lancer une campagne de communication «complémentaire» à celle de «Bioréflexe», avec «une demande à l’ensemble des interprofessions d’apporter leur contribution pour compléter cet apport financier». Côté filière, 2 M€ de reliquat du fonds Avenir bio seront «dédiés à la structuration des filières trop peu développées», notamment le porc.

Déforestation importée: un accord européen trouvé

Les institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission européenne) ont trouvé dans la nuit du 5 au 6 décembre un accord sur la proposition de règlement visant à lutter contre la déforestation importée. Le texte prévoit d’interdire l’importation d'huile de palme, de bétail, de soja, de café, de cacao, de bois et de caoutchouc, ainsi que de plusieurs de leurs produits dérivés (viande de bœuf, chocolat, papier imprimé…), s’ils sont issus de terres ayant été déboisées après le 31 décembre 2020. Les entreprises importatrices devront faire preuve d'une diligence raisonnable et prouver la traçabilité de leurs produits via des données de géolocalisation des cultures, qui pourront être associées à des photos satellitaires.

ZNT: un enjeu national relativement faible, sauf en cultures pérennes (étude)

Selon une étude publiée dans Building & Environment par des chercheurs d'AgroParisTech, seulement 0,2% de la SAU française se situerait à moins de 10 m de bâtiments et serait donc potentiellement concernée par les zones de non traitement des phytos (ZNT). Cette proportion, soulignent les auteurs, monterait en revanche à 29% en considérant une distance de 150 m. En termes de cultures, ce sont les prairies qui domineraient ces terres proches des habitations «avec 56% de la surface à moins de 10 m des habitations, et 38% à moins de 150 m». Une prépondérance de l'herbe qui conduit les auteurs à estimer qu’«environ 50% de la surface près des habitations, quelle que soit la distance considérée, ne serait pas traitée». L’enjeu serait en revanche de taille pour les cultures pérennes, alors que 59% de la surface d’oliviers, 53% des surfaces de vergers, 45% de la surface de vigne se trouveraient à moins de 150 m des habitations.

Influenza: le ministère annonce une «dédensification» localisée dans l’Ouest

Face à «l’accélération» de l’épizootie d’influenza aviaire en Pays de la Loire, le ministère de l’Agriculture a annoncé le 2 décembre une «dédensification» dans un rayon de 50 km autour de la zone la plus touchée. Sur les 91 cas en élevage en France au 30 novembre, 37 sont situés dans cette zone à cheval entre la Vendée et les Deux-Sèvres. Dans un rayon de 10 à 20 km autour des foyers en «zone à risque de diffusion» (ZRD), la dédensification passera par une réforme anticipée des palmipèdes et des dindes (avec valorisation dans la chaîne alimentaire). Les modalités seront différentes dans un rayon de 20 à 50 km: les éleveurs n’auront pas le droit d’y remettre en place de palmipède ou de dindes, espèces les plus sensibles au virus. En poulets de chair et poules pondeuses, les vides sanitaires y seront allongés, à trois semaines au lieu d’une.

Agenda de la semaine agricole du 5 décembre 2022

Lundi 5 décembre
Les députés examinent toute la semaine le projet de loi AER (accélération des énergies renouvelables)
Conférence de presse de Vivadour (coopérative)

Mardi 6 décembre
Assises de la bio, organisées par l'Agence bio
Conférence de presse de Maïsadour (coopérative)
Visioconférence sur les labels, par Réussir et Sival TV

Mercredi 7 décembre
Début de la Cop15 Biodiversité à Montréal, jusqu'au 19 décembre
Journées techniques 3R (ruminants)
Assises de la FNPL (éleveurs laitiers, FNSEA) dans les Vosges, jusqu'au jeudi 8
Conférence de presse de la FNEDT (entrepreneurs de travaux agricoles)
Conférence de presse d'Advitam (coopérative)
Conférence de presse de Natup (coopérative)

Jeudi 8 décembre
Congrès de la FNSafer (foncier), à Nîmes
Rendez-vous annuel du RNPAT (projets alimentaires territoriaux)
Assises juridiques de l'alimentation
Colloque sur l'évaluation de la toxicité des pesticides, organisé par Générations futures
Assemblée générale de la CGB (betteraviers)
Conférence de presse d'Inter-Rhône (vins)
Assemblée générale de la Fénalap (éleveurs de lapins)
Début de la nouvelle lecture du PLF 2023 à l'Assemblée

Vendredi 9 décembre
Réunion du CNGRA (calamités sécheresse)
Assemblée générale du GIPT (patatiers)

Retraites agricoles: feu vert de l'Assemblée pour le calcul sur les 25 meilleures années

L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité en première lecture la proposition de loi (PPL) visant à calculer la retraite de base des agriculteurs sur leurs 25 meilleures années de revenus. L’hémicycle a notamment adopté un amendement (n°42) du rapporteur Julien Dive (LR, Aisne) précisant que les spécificités du régime agricole sont conservées: l’architecture «duale» du régime, composé d’une retraite forfaitaire et d’une retraite proportionnelle, et le calcul par points de la retraite proportionnelle. La réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2026 si le texte est adopté par le Sénat.

Risque de coupures d'électricité: agriculteurs concernés, plusieurs sites agroalimentaires épargnés

Dans les «prochaines heures», la Première ministre enverra une circulaire aux préfets leur précisant les conditions de délestage local de réseaux électriques qui pourraient être mis en œuvre à l'échelle infradépartementale cet hiver, notamment au mois de janvier, en raison de la baisse de production du parc nucléaire, a annoncé le gouvernement dans un point avec la presse le 30 novembre. Dans l'agroalimentaire, «quelques sites industriels sont placés dans la liste des clients prioritaires», laquelle restera confidentielle, a indiqué Matignon, questionné par Agra Presse. Les sites en question seront prévenus par les préfets. Du côté du secteur agricole, le gouvernement indique que les agriculteurs seront considérés comme des clients comme les autres.

Engrais : un décret sur les trajectoires d’émissions azotées agricoles en consultation

En application de la loi Climat, le gouvernement a soumis à consultation publique le 30 novembre un décret définissant «des trajectoires annuelles de réduction des émissions de protoxyde d’azote et d’ammoniac du secteur agricole» d’ici 2030. Objectif: «atteindre progressivement» une réduction de 13% des émissions d’ammoniac d’ici 2030 par rapport à 2005, ainsi qu’une réduction de 15% des émissions de protoxyde d’azote en 2030 par rapport à 2015. La trajectoire fixée par le décret imposerait, dès 2022, d’atteindre une réduction de 5,5% d’ammoniac par rapport à 2005, soit 449 kt, et de 7% de protoxyde d’azote par rapport à 2015, soit 125 kt. Ces deux cibles ont déjà été atteintes en 2021, avec des réductions de 8% pour chacun des gaz par rapport aux années de référence.

Agriculture bas-carbone: la Commission européenne propose une ébauche de cadre volontaire

La Commission européenne a, comme attendu, présenté le 30 novembre une proposition de cadre volontaire à l'échelle de l'UE pour certifier les absorptions de carbone, dans les sols agricoles notamment. Le texte fixe des règles pour la vérification indépendante des absorptions de carbone et la reconnaissance des futurs systèmes de certification. Dans un second temps, la Commission élaborera des méthodes avec le soutien d'un groupe d'experts, dont la première réunion est prévue au premier trimestre de 2023. Ces méthodes devront répondre à quatre critères de quantification (les activités d'absorption du carbone doivent être mesurées avec précision), d’additionnalité (aller au-delà des pratiques existantes), de stockage à long terme, et de durabilité (contribuer à d’autres objectifs comme la biodiversité).

Blé: la baguette de pain inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité

Dans un communiqué paru le 30 novembre, le gouvernement annonce l'inscription des «savoir-faire artisanaux et la culture de la baguette de pain» sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco. Les ministres de la Culture et de l'Artisanat saluent cette annonce qui «contribue au rayonnement du savoir-vivre à la française». Ils annoncent envisager des «mesures de sauvegarde», en lien avec le ministre de l'Agriculture, telles que «la mise en place d'actions de sensibilisation à l'importance des pratiques alimentaires faisant partie du quotidien et partagées par le plus grand nombre». Apparue au début du XXe siècle à Paris, la baguette est aujourd'hui le premier pain consommé dans le pays.

Influenza: un projet de suspension localisée des mises en place dans l'Ouest

Soutenus par la FNSEA, des professionnels de la filière avicole portent un projet de suspension provisoire des mises en place de dindes et de canards dans une zone localisée dans les départements du Maine-et-Loire, de la Vendée et des Deux-Sèvres, où plusieurs suspicions de cas ont été déclarées ces derniers jours. «Cela coûtera moins cher que de mettre en élevage, d'abattre et d'indemniser les éleveurs, comme au printemps», estime Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA en charge du dossier. La délimitation géographique, la durée, et le financement de cette mesure feraient encore l'objet de discussions.

Elevage: des Maec pour l’autonomie protéique dans sept régions au moins (chambres)

Au moins sept régions activeront le volet «Autonomie protéique» de la nouvelle Maec «transition» pour la prochaine programmation de la Pac en 2023, a indiqué Olivier Dupire, coordinateur du réseau Inosys à Chambres d’agriculture France, le 28 novembre. Il s’agit des régions Paca, Occitanie, Normandie, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire. Selon M. Dupire, la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine ne l’activeront pas, tandis que les discussions restent en cours dans les Pays de la Loire et les Hauts-de-France. Dans les régions où la Maec est ouverte, les éleveurs de ruminants et de porcs pourront percevoir 18 000 € sur cinq ans afin d’améliorer l’autonomie protéique de leur cheptel.

Bio: un appel à la distribution pour «préserver» les filières (Fnab/Synabio)

Dans une lettre ouverte envoyée le 29 novembre, la Fnab (producteurs), le Synabio (transformateurs) et le Forébio (coopératives) demandent aux principaux distributeurs français de «préserver les acquis de la bio et continuer à la promouvoir». Citant les chiffres de l’Iri, les signataires déplorent une baisse de l’offre en bio dans les rayons de 7,3% entre janvier et septembre 2022. Un «recul violent des assortiments», qui «risque de provoquer de la casse dans les fermes et les entreprises». Estimant que les produits bio répondent tant à l’urgence environnementale qu’aux exigences des consommateurs sur l’origine locale, les signataires se disent prêts à «échanger sur les coopérations à mettre en place» avec les distributeurs.

Influenza aviaire: une première «suspicion forte» en élevage dans les Landes

À la suite d’une «suspicion forte d’influenza aviaire en élevage», la préfecture des Landes a pris le 24 novembre un arrêté instaurant une «zone réglementée temporaire» (ZRT) dans neuf communes du littoral atlantique, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Dax. La création d’une ZRT permet aux autorités de prendre des mesures de prévention (interdiction des mouvements d’animaux, des épandages de lisier et de fumier, des activités cynégétiques, etc.) avant la confirmation du cas. De son côté, France Bleu Gascogne évoque un «cas suspect de grippe aviaire dans la basse-cour d'un particulier» à Léon. Les communes concernées par la ZRT ne se situent pas dans le bassin le plus dense en canards, situé à l’est du département.

Gaz: accord des Vingt-sept sur les achats communs, mais pas sur le plafonnement des prix

Sur la base des propositions de la Commission européenne et de la feuille de route adoptée le 21 octobre par les dirigeants de l’UE, les ministres de l’Énergie des Vingt-sept, réunis le 24 novembre, ont finalement trouvé un accord sur le règlement portant sur des achats communs de gaz et sur l’instauration d’un mécanisme de solidarité entre les États membres en cas de pénurie d’approvisionnement. «Nous envoyons un message clair d’unité suite à l’adoption de ces mesures importantes», a d’emblée indiqué, en conférence de presse, le ministre tchèque de l'Industrie Josef Sikela, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Avant de préciser qu’«une adoption formelle ne sera possible que si un accord politique est trouvé sur le mécanisme de plafonnement des prix du gaz».

Influenza: 4 M€ du Cifog et du FMSE pour les éleveurs de canards des zone indemnes

Le conseil d’administration du Cifog (interprofession du foie gras) a adopté le 10 novembre un accord créant un fonds de 4 millions d’euros (M€) pour soutenir les éleveurs des zones indemnes d’influenza aviaire, pénalisés par la pénurie de canetons mais hors du champ de l’indemnisation publique. Le Cifog abondera la moitié de ce fonds, l’autre moitié provenant du FMSE (Fonds de mutualisation du risque sanitaire et environnemental). La part du Cifog sera financée par une augmentation de la cotisation sanitaire (CS) versée par les éleveurs de palmipèdes prêts à gaver et par les gaveurs. À partir du 1er janvier 2023, la CS passera à 40 € pour 1000 palmipèdes mis en place (éleveurs) ou abattus (gaveurs).

Grands prédateurs: le Parlement européen demande une révision du statut de protection

Contrairement à ce qui était attendu, le Parlement européen s’est finalement prononcé le 24 novembre, lors d’un vote en plénière, pour une révision du statut de protection stricte des grands prédateurs, et du loup en particulier. La résolution sur «la protection des élevages de bétail et des grands carnivores en Europe», qui n’a toutefois aucune portée contraignante, appelle la Commission européenne à «utiliser les données de surveillance et, dès que l’état de conservation souhaité est atteint, à adapter le statut de protection des espèces». L’état de conservation du loup au niveau paneuropéen justifie déjà son atténuation, indique la résolution.

Pesticides: un coût minimal de 372 M€ pour la société française (recherche)

«La valeur minimale des coûts sociaux attribuables aux utilisations de pesticides de synthèse en France s’élève à 372 M€ pour 2017», estiment des chercheurs du bureau d’études Basic dans un article paru fin novembre dans la revue Frontiers in sustainable food systems, et repéré par le quotidien Le Monde. Représentant 10% du budget total du ministère de l’Agriculture, cette estimation se base sur une décomposition des coûts directement liés aux pesticides en matière de régulation, d’environnement, de santé, ou encore d’aides publiques. Principal poste: la dépollution de l’eau, qui coûterait 260 M€ par an selon les données du ministère de la Transition écologique. Les dépenses de santé visant à indemniser et soigner les maladies reconnues comme professionnelles – Parkinson, cancer de la prostate et lymphome – représenteraient 48,50 M€ additionnels par an.

Agenda de la semaine agricole du 28 novembre 2022

Lundi 28 novembre
Visioconférence sur l’autonomie protéique en bovins viande (Cap protéines)

Mardi 29 novembre
Les pays signataires de la Convention de Berne votent sur le statut du loup
Salon Vinitech-Sifel, à Bordeaux, jusqu'à jeudi
Journée nationale vétérinaire sur le maillage territorial
Rencontres du CTIFL (fruits et légumes) sur l'agriculture biologique
Conférence de FranceAgriMer sur les vins IGP (Vinitech-Sifel)
Cérémonie de remise des Lauriers de l'Inrae
Nouvelle lecture du PLFSS (sécurité sociale) au Sénat
Soirée sur l'alimentation organisée par France Inter
Colloque sur les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes) organisé par la Confédération paysanne, la Fnab et Trame, à Villeurbanne (jusqu’à mercredi)

Mercredi 30 novembre
La Commission européenne présente sa proposition de règlement sur la certification des absorptions de carbone
Le Sénat examine en séance publique la mission Agriculture du PLF 2023
Rencontres Oléopro
Conférence de presse de la CGB (betteraviers)
Colloque du Conservatoire du littoral sur les démarches de protection
Conférence de presse de Centre ouest céréales (coopérative)

Jeudi 1er décembre
Les députés examinent en séance publique une proposition de loi LR sur les retraites agricoles
Colloque sur les ouvriers agricoles, organisé par le député PCF Chassaigne et la CGT
Rendez-vous du gaz renouvelable, par France gaz renouvelable
L'Opecst examine un rapport sur les conséquences du changement climatique sur la biodiversité
Conférence départementale de l'élevage en Gironde, à Bordeaux

Vendredi 2 décembre
Assemblée générale de l’UGPVB (viande)
Congrès de la FFPA (agrivoltaïsme)
Assemblée générale de Centre ouest céréales (coopérative)

Maïs semence: 32% des multiplicateurs envisagent de diminuer ou d’arrêter la production

A l’occasion du congrès du maïs, qui se tient du 23 au 24 novembre à Pau, l’AGPM semences a présenté les résultats d’une enquête conduite auprès des multiplicateurs en octobre 2022. «La perception de la production de maïs semences est dégradée pour 64% [d’entre-eux], avec une intention d’arrêter (9%) ou de diminuer (23%) pour environ un tiers», rapporte Stéphane Desrieux, secrétaire général de l’AGPM semences. Dix ans plus tôt, ils n’étaient que 9% à évoquer de tels choix.

Assurance: les sanctions contre assureurs et agriculteurs précisés par ordonnance

Le ministère de l’Économie a présenté en Conseil des ministres l’ordonnance précisant les sanctions contre les assureurs et les agriculteurs qui contreviendraient à leurs obligations, dans le cadre de la réforme de l’assurance multirisques climatiques (MRC, ou assurance récolte). D'après le projet de texte qu'Agra Presse a pu consulter, les sanctions maximales contre les assureurs sont: l’interdiction de distribuer des contrats de MRC «pour une durée maximale correspondant à trois campagnes de récolte»; et une sanction pécuniaire jusqu'à 2% du chiffre d’affaires annuel (hors taxes) réalisé en France ou 5 millions d’euros. Les sanctions prévues contre les agriculteurs qui transmettraient de fausses informations pour le calcul de la subvention à la MRC ou de l’indemnisation publique sont: une privation des aides pendant une durée maximale de deux ans, et/ou une sanction pécuniaire dont le montant peut aller jusqu’au double de l’aide demandée.

Chanvre/CBD: vers un cadre national temporaire pour l'alimentaire (Uivec)

À l'occasion de son premier congrès le 23 novembre, après deux ans d'existence, l'Uivec (filière des extraits de chanvre) a annoncé que «des mesures transitoires» étaient en cours de négociation avec l'administration française pour la commercialisation de CBD (cannabidiol) comme ingrédient dans l'alimentation. Son président Ludovic Rachou a bon espoir d'obtenir un «cadre temporaire», une «doctrine de contrôle» pour 2023. Le secteur est dans l'attente de l'aboutissement des dossiers déposés à l'Efsa dans le cadre de la réglementation européenne Novel foods, attendu pour «fin 2024-début 2025». Malgré l'absence d'autorisation européenne, le marché alimentaire français du CBD s'élèverait déjà à 200 M€ en 2021, et se dirigerait vers 300 M€ en 2022, selon l'Uivec.

Relations commerciales: une proposition de loi LREM pour compléter les lois Egalim

Le groupe LREM déposera, le 23 novembre, une proposition de loi (PPL) dans le prolongement des lois Egalim 1 et 2 pour pérenniser et compléter les dispositions existantes, a appris Agra Presse auprès du député du Val-de-Marne Frédéric Descrozaille à l’origine de la PPL. Elle prévoit de pérenniser le relèvement du seuil de revente à perte (SRP+10) et l’encadrement des promotions. Elle aura également pour objet d’éviter le contournement de la loi par des plateformes d’achat situées à l’étranger. Deux autres propositions sont encore en discussion: la «double attestation avant et après la négociation» lorsque les fournisseurs choisissent de recourir à un tiers de confiance pour certifier la part de matière première agricole dans le tarif ; et les dispositions à prévoir en cas de non-accord entre le fournisseur et l’acheteur au 1er mars, date butoir des négociations commerciales annuelles.