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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 01-12-2016]

Ferme de Dront à Anost

L’authentique porc du haut-Morvan !

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Aujourd’hui, Jean-Marie Grallien élève une cinquantaine de cochons sur deux hectares et demi de parcours.
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Jean-Marie Grallien privilégie des races rustiques comme le porc gascon, un animal bien adapté au plein air.
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Les cochons en plein air disposent de confortables cabanes en chêne régulièrement paillées en hiver.
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Les deux verrats en service sur l’exploitation sont de races Duroc et Duroc piétrin.
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Le cheptel reproducteur est aujourd’hui composé de huit truies et deux verrats.

Perchée sur les hauteurs d’Anost, la Ferme de Dront renoue avec la production traditionnelle de porcs du haut-Morvan. Enfant du pays, Jean-Marie Grallien a troqué la limaille des ateliers de carrosserie pour se consacrer à l’élevage de cochons au grand air. Avec ce projet de produire l’authentique jambon du Morvan !

à 33 ans, Jean-Marie Grallien est en train de faire revivre l’élevage de porcs traditionnel en Haut-Morvan. Ce jeune Morvandiau pur souche -dont l’arrière grand-père, commerçant ambulant, approvisionnait les hameaux reculés de l’Autunois-Morvan- avait pourtant quitté temporairement sa région d’attache. CAP de carrossier en poche, ce jeune père de famille a vécu en Haute-Savoie puis à Beaune sans toutefois pouvoir résister à l’attraction irrésistible de son Morvan d’origine.

La trentaine passée, las des poussières de métal et des vapeurs de solvants, Jean-Marie choisissait ainsi de se reconvertir pour cultiver sa passion des animaux et son envie de vendre lui-même son produit. Dépité de constater que le jambon du Morvan jouit encore d’une belle réputation à Paris sans qu’aucun de ces jambons secs ne provienne d’un cochon ayant vraiment grandi dans le Morvan, le jeune homme a eu envie d’élever des porcs en plein air.

Porcs en plein air
Jean-Marie est allé préparer un BPREA à Château-Chinon (58). Une jambe cassée l’a empêché d’aller au bout de la formation, mais il vient de reprendre les cours cette année avec l’objectif de faire valider le diplôme dès juillet prochain, ce qui lui ouvrira alors des droits aux aides à l’installation. En attendant, le jeune homme a commencé de monter son cheptel progressivement. Il détient aujourd’hui huit truies et deux verrats ce qui, avec les jeunes porcs à l’engrais, représente une cinquantaine de cochons sur deux hectares et demi de terrain. Au total, la ferme de Dront couvre une quinzaine d’hectares sur les hauteurs d’Anost, à quelque 600 mètres d’altitude. Les porcs y sont élevés en plein air sur des parcelles pentues, en partie arborées de chênes et de châtaigniers, dont les glands et autres châtaignes comblent les animaux en automne.

Races rustiques
Jean-Marie s’est orienté vers un élevage de cochons rustiques noirs et roux de races Gasconne et Duroc. «Ces animaux sont plus adaptés à un élevage en plein air et leur viande est plus persillée», justifie l’éleveur qui possède aussi quelques Large white Landrace (cochons roses) en croisement. «En plein air, il faut un an pour produire un porc au lieu de six mois en élevage industriel. Mais le parcours leur permet de développer d’autres muscles… Et ils prennent des vitamines !», fait remarquer Jean-Marie.
Dans chaque parcelle délimitée par une solide clôture électrique, les animaux ont à leur disposition une confortable cabane en chêne. Abondamment paillées, ces niches assurent une bonne isolation contre le froid en hiver, fait valoir le jeune homme. Les cochons sont nourris avec un mélange de blé, d’orge, de tourteaux de colza et de tournesol garantis sans OGM, précise-t-il. Plus tard, Jean-Marie produira une partie de ses céréales sur les cinq hectares de champs de son exploitation. Sur son élevage au grand air, l’éleveur dit appliquer une conduite «super raisonnée !»

Demande forte
La Ferme de Dront produit aujourd’hui un porc de 120 à 130 kg par semaine. Les animaux sont conduits chaque mercredi à l’abattoir de Luzy (58) où ils sont abattus, découpés et emballés sous vide pour la vente en caissettes. Les clients passent leurs commandes une semaine à l’avance. Les demi-cochons et carcasses entières sont repris par les clients directement à l’abattoir. Quant aux caissettes de 5 à 10 kilos de viande fraîche, Jean-Marie les ramène dans une chambre froide au siège de l’exploitation à Anost. Les clients viennent les récupérer le samedi matin.
Bien qu’il n’ait pas encore fait de publicité, Jean-Marie n’a aucun mal à écouler ses cochons. Le bouche à oreille fait des merveilles au point qu’il a même déjà fourni un restaurant ! «La demande est forte», se réjouit le jeune éleveur qui voit même des familles, touristes en gîtes, venir admirer les cochons le week-end…
Du coup, Jean-Marie a hâte de se lancer dans la construction de son futur atelier de découpe et de transformation à la ferme. Dès qu’il aura pu contracter un prêt DJA, son projet est de se doter d’un séchoir pour pouvoir enfin élaborer des charcuteries maison et, surtout, fabriquer des saucissons et le fameux jambon du Morvan !

Marc Labille

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