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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 15-05-2019]

Grandes cultures

Un champ de 130 hectares

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Damien Baumont, dans un champ aux dimensions impressionnantes (1,5 km x 850 m), comprenant aujourd’hui de l’orge de printemps, de la moutarde et du soja.
Un agriculteur de la plaine dijonnaise liste les avantages apportés par une très grande parcelle.
Il y a dix ans, Pierre Coquillet, Damien Baumont, Marc Rebulliot et Henrich Von Durfeld se regroupaient pour travailler en assolement en commun à Barges, à quelques kilomètres au sud de Dijon. Les quatre agriculteurs décidaient de mutualiser le matériel, la main-d’œuvre et la récolte sur leurs 710 hectares de grandes cultures. La constitution d’une parcelle de 130 hectares était alors possible sur leurs meilleures terres. «L’aménagement foncier effectué il y a une trentaine d’années sur la commune nous avait déjà permis de disposer de parcelles bien conformées et de tailles importantes, situées à proximité des fermes», indique Damien Baumont, «nous avons vu encore plus grand il y a dix ans, avec 300 ha de cultures regroupés pratiquement d’un seul tenant, seuls des obstacles naturels séparent aujourd’hui les différents îlots. Le champ de 130 ha est le plus grand que nous comptons, il reçoit généralement du blé une année sur deux. Pour 2019, nous avons semé de l’orge de printemps, de la moutarde et du soja».

Du temps et de l’argent
Un travail effectué dans de tels espaces apporte bien des avantages. Les gains de temps et les économies de fuel sont estimés à «au moins 15 %» selon l’exploitant agricole de 51 ans : «il n’y a plus de recoupements, d’autant que nous travaillons avec des GPS. Cela se ressent également dans la consommation de produits phytosanitaires, d’engrais et de semences. Tout est optimisé». Damien Baumont aborde plus précisément la pulvérisation : «le temps consacré à cette tâche se décompose généralement en trois parties équitablement réparties : le chargement des produits et le nettoyage de l’appareil, les déplacements et enfin la pulvérisation. Dans notre cas, au moins deux tiers du temps sont consacrés uniquement à la pulvérisation. Cela est très intéressant, compte tenu des fenêtres de tir de plus en plus restreintes dues changement climatique. Notre tracteur évolue à une vitesse relativement élevée, comprise entre 15 à 18 km/ha, nous gagnons là aussi en efficacité. De grandes parcelles offrent aussi de plus grandes possibilités culturales : il est relativement simple de constituer des lots de 20, 30 ou 40 ha en cas de besoins, en fonction de contrats dans lesquels nous pouvons nous engager».

4 h 20 par hectare
Lors de la campagne écoulée, la SEP des CBRD a chiffré l’utilisation de ses tracteurs à 3 043 heures sur l’ensemble de ses 710 ha de grandes cultures, pour une moyenne significativement faible de 4 h 20 de travaux par hectare, moissons comprises. Le matériel utilisé est notamment composé d’un pulvérisateur de 42 mètres et d’une largeur de 5 m pour le travail du sol, la coupe de la moissonneuse s’élevant pour sa part à 10,70 m. «Le matériel est particulièrement valorisé sur ce type de parcelles», souligne Damien Baumont, «la mutualisation, au sens large, apporte bien d’autres bénéfices comme une amélioration du confort de vie. Nous pouvons toujours nous reposer sur quelqu’un en cas d’absence ou de problème de santé. Il y a aussi un partage d’expériences essentiel au quotidien». Travailler dans une grande parcelle engendre néanmoins quelques inconvénients, cités par Damien Baumont : «il y a quelques années, notre champ de 130 ha, alors intégralement en blé, avait été grêlé. La culture avait aussi germé. Un risque est forcément encouru si nous nous consacrons à une seule et même culture. Nous sommes assurés, mais nous veillons tout de même à diversifier la parcelle quand l’occasion se présente. Un autre inconvénient intervient lors de la moisson : une telle configuration nécessite d’avoir des bennes dans des lieux opportuns pour limiter les déplacements, la logistique est raisonnée différemment».

AG

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