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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 25-04-2019]

Assemblée générale de Bio Bourgogne

2018, année record pour les conversions

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C’est à la Maison du Parc de Saint-Brisson (58) que Bio Bourgogne a tenu son assemblée générale sous la présidence de Philippe Camburet. La dynamique de développement de la bio reste forte, mais différenciée en fonction des territoires.
Les exploitations bios en Bourgogne représentent désormais 8  % du nombre total d’entreprises agricoles, soit près de 100  000  ha (5,3  % des surfaces). Sur l’ensemble Bourgogne Franche-Comté on compte 2 500 fermes bio pour 160  000  ha. Les raisons d’un tel engouement sont souvent liées à des enjeux environnementaux comme celui de l’eau. Sur le versant économique, la faiblesse des prix sur les marchés conventionnels en céréales peut aussi encourager des agriculteurs à sauter le pas. Philippe Camburet relève également «de nouvelles motivations du fait d’une perception de plus en plus négative des risques à utiliser les produits phytosanitaires ». Sans parler des nouveaux tours de vis appliqués pour la réglementation.

Une dynamique soutenue
Ce développement (20  000  ha en plus en 2018) apparaît cependant assez déséquilibré entre les départements, l’Yonne et la Côte d’Or restant en tête des départements à forte dynamique. Si les conversions se font souvent en polyculture élevage et grandes cultures, on peut noter les nombreuses installations en maraîchage qui correspondent le plus souvent à une création d’activité. La viticulture de Bourgogne se confirme comme un secteur très porteur avec 17  % de sa SAU conduite en bio. Il semblerait qu’en 2019, la dynamique des conversions soit tout aussi soutenue, comme devraient le confirmer les chiffres au plan national. Structuration régionale BFC oblige, les bios de Bourgogne et ceux de Franche-Comté ont été amenés à créer la Fédération régionale de l’agriculture biologique de Bourgogne Franche-comté.
Le rythme des conversions en Bourgogne s’est traduit par un doublement des interventions de Bio Bourgogne au titre de l’accompagnement. La structure régionale a aussi accompagner des projets individuels ou collectifs, sur fond de circuits courts et de microfilières bio locales, comme celle du sarrasin, déjà bien avancée, qui associe des producteurs, un meunier et un transformateur au sein de «  l’association sarrasin bio de Bourgogne  ». Une filière Moutarde bio de Bourgogne est aussi en cours de création. Elle s’adossera à la filière conventionnelle bien implantée localement «Moutarde de Bourgogne». Ce soutien aux dynamiques locales concerne également le GIEE Agribio Vanne et Othe (chanvre et luzerne) et l’association Terres du Pays d’Othe (marque spécifique au territoire).

«Mais il y a loin de la loi à la réalité»
Le développement rapide de la bio ne doit cependant pas occulter la réalité du terrain, les enjeux économiques associés et les importants besoins d’accompagnement. Philippe Camburet insiste ainsi sur «la nécessaire montée en puissance des compétences» associée à la nécessité de communiquer, voire de former largement les différents partenaires et acteurs de terrain avec lesquels les bios peuvent être amenés à travailler en réseau. Dans les prochaines années, le paramètre «santé» devrait prendre de plus en plus d’importance dans les enjeux liés à la nutrition et donc aux secteurs agricole et agroalimentaire. La bio dispose de tous les atouts pour relever ce défi.

Mais certains freins persistent en regard des attentes et des objectifs fixés. Ainsi, l’introduction d’aliments bio dans les cantines se heurte à certains problèmes récurrents comme ceux du prix, de l’approvisionnement et de la logistique. Des projets en cours, comme celui de la création d’une plateforme logistique de producteurs bio (« Manger bio Bourgogne Franche-Comté ») ou l’installation d’une légumerie 100  % bio à l’Esat de Clamecy, doivent justement permettre de faciliter les échanges entre fournisseurs et acheteurs. Mais, comme le remarque le représentant de l’Agence bio «il y a loin de la loi à la réalité», en dépit de nombreuses initiatives. Un exemple : 11 % des menus des cantines seulement sont entièrement bios… Le top des produits proposés c’est 1 fruit par mois  ! Beaucoup reste à faire, alors que le surcoût de l’introduction du bio est évalué à 18 %. 76 % des produits bios des cantines sont d’origine France (dont 48 % d’origine régionale et locale) et 16 % viennent de l’UE.
Les 20 % cités comme objectif dans la loi ne sont toujours pas à portée de main. Les efforts déployés pour une meilleure mise en relation des acteurs, une structuration de la production plus efficace et une logistique mieux adaptée devraient cependant rapidement améliorer ce bilan mitigé.

Anne-Marie Klein

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