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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 11-04-2019]

Bovins allaitants

La tentation de la vente directe

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Mickaël Pacaut-Mimeur élève 120 vaches charolaises à Sivry, sur la commune de Voudenay.
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Les colis sont à retirer à la ferme ou livrés dans différents points de livraison.
La Ferme de la Mouillotte propose des colis de viande de 5 et 10 kg depuis le début de l’année.
La vente directe a le vent en poupe. Près d’Arnay-le-Duc, Mickaël Pacaut-Mimeur s’est laissé tenter il y a peu par cette nouvelle activité : «Jusqu’à présent, mon père et moi avions l’habitude d’envoyer une bête par an à l’abattoir d’Autun pour notre propre consommation. Nous avons voulu aller plus loin en nous adressant aux particuliers. Aujourd’hui, nous vendons une vache tous les deux ou trois mois». Le jeune éleveur de 33 ans, installé depuis 2011 sur la ferme familiale, affiche la volonté de renouer le contact avec le consommateur, tout en obtenant une plus-value sur ses bovins : «dans la plupart des régions de France, il est facile de se procurer des produits du terroir directement dans les exploitations. Chez nous, ce n’est pas si évident que cela, c’est bien dommage. La vente directe permet de combler cette lacune et représente une satisfaction personnelle pour l’éleveur : celle d’emmener le produit jusqu’au bout, dans l’assiette du consommateur. Aussi, avec tout ce que l’on entend dire sur l’agriculture, il apparaît essentiel que les producteurs parlent de leur métier, ce sont les mieux placés pour le faire. Ces rencontres avec le grand public représentent une belle opportunité pour échanger. Il y a bien sûr l’intérêt économique dans la démarche : la vente directe génère une meilleure rentabilité du travail, même s’il y a des frais de découpe et de mise sous vide à déduire».

De bons débuts
La clientèle de Mickaël Pacaut-Mimeur réside principalement dans les secteurs voisins d’Arnay-le-Duc et d’Autun. Son début d’activité est prometteur et laisse entrevoir une augmentation des volumes d’ici l’année prochaine : «les gens recherchent de la proximité et veulent une viande locale, la demande est importante. Si cette dynamique perdure, il serait intéressant d’arriver à écouler une bête par mois dès l’an prochain». Les prix de vente pratiqués par la Ferme de la Mouillotte s’élèvent à 14 euros/kg pour le colis de 5 kg et 13 euros/kg pour le colis de 10 kg. La viande est emballée par catégorie en morceau (bœuf bourguignon) ou individuel (rôti, steak…). Celle-ci est étiquetée, prête à consommer ou à être congelée. Une porte-ouverte organisée en février a attiré plus d’une centaine de personnes, au plus grand plaisir de Mickaël Pacaut-Mimeur : «l’idée première était de présenter l’exploitation et notre élevage. Même des personnes habitant la campagne ne savent pas toujours ce qu’il se fait dans une ferme. Forcément, nous avons abordé la vente directe à cette occasion, plusieurs visiteurs étaient déjà intéressés». Motivé et pas avare d’idées, le Côte-d’orien proposera des saucisses et autres pièces à griller dès le mois de juin. Renseignements : page Facebook «La Ferme de la Mouillotte» ou 06 11 86 49 72.

Aurélien Genest

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Travaux dans la ferme

Rencontré la semaine dernière sur son exploitation, Mickaël Pacaut-Mimeur préparait la mise à l’herbe de ses bovins. Celle-ci devait être effectuée ces dernières heures, selon les conditions climatiques. Les vêlages n’étaient pas encore terminés, huit veaux étaient encore attendus. L’exploitation de Sivry relevait un bon déroulé de la campagne, sans la moindre césarienne pour le moment. L’acquisition de taureaux typés vêlage facile au Marault, à Jalogny et Créancey commence ainsi à porter ses fruits. «Environ 80 % des vêlages se sont effectués sans notre intervention», indique l’éleveur, «notre présence lors des autres naissances n’était pas forcément pas nécessaire. C’est un confort de travail appréciable et les économies réalisées sont importantes. En contrepartie, il faut le reconnaître, nous perdons un peu de poids de carcasse, nous allons tenter de corriger ce défaut». Mickaël Pacaut-Mimeur va procéder à des vêlages de septembre dès cette année afin de proposer de la viande aux particuliers sur un plus large créneau.

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