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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-01-2018]

Financement participatif

L’opportunité du crowdfunding

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L’outil permet de collecter une somme auprès du grand public via internet pour la réalisation d’un projet.
CER France BFC organisait en décembre une conférence-débat sur un nouveau mode de financement en agriculture.
Besoin d’une somme dont vous ne disposez pas ? Le financement participatif est là ! Souvent nommé sous son anglicisme «crowdfunding», cet outil innovant a fait l’objet d’une présentation lors d’une réunion de CER France BFC à Quetigny. Alice Lauriot dit Prévost, responsable chez Tudigo (le premier site de crowdfunding de proximité), a rappelé ses grandes lignes : «Le financement participatif est une collecte de fonds opérée via une plateforme web. Il permet de collecter une somme auprès du grand public pour la réalisation d’un projet. Le crowdfunding a vu le jour dans l’industrie créative et musicale. Aujourd’hui, tous les types d’entreprises sont concernés et l’agriculture a toute sa place, notamment en cette période économique difficile. De nombreux projets agricoles ont déjà vu le jour dans la région».

Démarche en ligne
En pratique, l’agriculteur doit se connecter sur le site internet de Tudigo (bulbintown.com) puis cliquer sur l’onglet «se financer». Divers éléments sont à renseigner. Les responsables de la start-up basée à Paris et Bordeaux vérifient l’éligibilité de la campagne avant de contacter l’exploitant pour fixer un rendez-vous téléphonique. «La réussite du financement est basée sur un exercice de communication qui n’est pas toujours la spécialité de tout le monde» indique Alice Lauriot dit Prévost, «nous sommes là pour aider les agriculteurs, notamment pour la création d’une page attirante et positive de leur projet, avec de belles photos et de beaux sourires!»

Les donateurs sont généralement des personnes qui se sentent «concernées soit par leur localisation, soit par leur sensibilisation» poursuit l’intervenante, citant plusieurs réalisations en lien avec l’agriculture biologique.

Diverses contreparties
Des contreparties existent forcément pour les donateurs. «Tout est calé dans la démarche, l’agriculteur peut par exemple livrer des paniers de légumes ou proposer la visite de sa ferme si son projet se concrétise! J’ai aussi l’exemple d’une biscuiterie qui était en liquidation judiciaire : l’établissement a été sauvé avec des montants moyens de 20 euros. Les donateurs ont reçu des biscuits quand tout est reparti ! Il faut également savoir que 25% des contributeurs ne souhaitent pas de contrepartie et plus de 20% n’en réclament pas» explique Alice Lauriot dit Prévost.

Tudigo, qui entretient un partenariat avec CER France BFC depuis plusieurs mois, ne se rémunère qu’en cas de succès de la collecte, à hauteur de 5% de la somme. Le prestataire bancaire reçoit pour sa part 3% du montant du projet, là encore en cas de réussite du financement.

Aurélien Genest

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«Oui, j’y crois !»

Olivier Gallien, agriculteur à Oigny et administrateur à CER France BFC, livre son ressenti sur cette présentation : «On m’avait déjà parlé du crowdfunding, je connaissais un peu son fonctionnement. Comme cela nous a été présenté, cet outil a toute sa place en agriculture, oui, j’y crois, j’en suis moi-même convaincu. La façon de valoriser et vendre son projet fait souvent la différence. Un projet bien construit et bien amené a toutes les chances d’aboutir. Pour une entreprise, le crowdfunding peut aussi actionner un levier pour attirer les banques. Ce type de financement n’est pas encore très bien connu : dans tout les cas, il ne s’agit pas d’argent qui tombe du ciel, car il faut se bouger pour atteindre son objectif. L’intervenante l’a bien souligné  : il est important d’impliquer sa famille et ses amis dans la démarche, un noyau de départ doit suffisamment abonder les dons pour démontrer l’intérêt du projet aux internautes. C’est un peu l’histoire du Mouton de Panurge.... Un restaurant où il n’y a personne n’attire pas du monde, contrairement à un restaurant qui est tout le temps plein. Comment comprendre ces gens qui donnent de l’argent, comme ça ? Il se retrouvent, selon moi, dans des projets locaux et ont la certitude que ces derniers vont servir à quelque chose. Le crowdfunding peut-il m’intéresser dans mon activité agricole ? Oui, pourquoi pas ? J’ai des projets et je me pose la question depuis cette réunion».

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