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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-06-2015]

Maraîchage

Les engrais verts: une économie pour les sols ?

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En maraîchage aussi, les engrais verts peuvent s’avérer utiles, comme les bandes enherbées, la rotation des cultures et la faune auxiliaire.
Un programme expérimental en Bretagne, «à très bas intrants phytosanitaires» a été mis en place en 2012. Explications.
Les Cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN) sont souvent utilisées en grandes cultures. Elles peuvent être tout aussi intéressantes en maraîchage. Elles apportent les mêmes bénéfices.

Le Cerafel (ex-comité économique agricole régional fruits et légumes de la Région Bretagne, aujourd’hui, association d’organisations de producteurs) les teste grandeur nature depuis plusieurs années. Joël Lamanda, référent sur le dossier Ecophyto au Cerafel, explique le choix du projet «Expe» : «Notre programme intitulé «systèmes de production de légumes frais à très bas intrants phytosanitaires en Bretagne» est mis en place depuis le début 2012. Il vise à évaluer la faisabilité et la durabilité de systèmes de production en légumes frais très économes en intrants phytosanitaires. Le programme est ambitieux : il s’agit de créer 2 modèles types de rotation, sur 6 ans, fréquemment pratiqués en Nord-Bretagne. Le premier uniquement avec des légumes, le second mixant légumes, céréales et engrais verts. Notre programme prévoit l’analyse d’indicateurs environnementaux, mais aussi économiques, agronomiques et sociaux pour assurer une transférabilité des systèmes la plus large possible».
Michel Le Queré, producteur membre du Cerafel, par exemple, complète sa fertilisation à base de fumier bio par les engrais verts. «Tout l’intérêt des rotations culturales est bien de trouver un compromis entre les restitutions en éléments fertilisants des cultures actuelles et les besoins des suivantes. Après un chou qui enrichit le sol en azote, une culture plus pauvre type orge ou avoine est judicieuse» souligne-t-il.

Au sud aussi
Dans le Roussillon, par exemple, les techniciens de la Chambre d’agriculture ont expérimenté avec succès la rotation des cultures (salades puis artichauts) et l’implantation d’une culture intermédiaire : le sorgho. «Cette céréale est broyée et enfouie à la fin de son cycle. Le sorgho à forte densité empêche les adventices («mauvaises herbes») de s’installer et réduit fortement l’utilisation d’herbicide, la paille se décompose dans le sol et le re-fertilise».
Les résultats, même s’ils doivent être confirmés sur plusieurs années, notamment pour prendre en compte les aléas climatiques, sont plutôt probants. «La rotation de cultures, l’utilisation du goutte-à-goutte et la mise en place des bandes enherbées pour attirer les auxiliaires a permis de réduire l’utilisation des pesticides de plus de 60 % et de l’eau de 50 %. Ces résultats ne sont évidemment que provisoires et très dépendants du climat sur une année donnée. Plusieurs techniques ont été - au moins partiellement - adoptées par
des producteurs, notamment l’utilisation du goutte-à-goutte et la mise en place de bandes enherbées» soulignent les spécialistes.
Une avancée qui pourrait réduire l’utilisation d’intrants, souvent onéreux et impactant l’environnement.

Myriam Tricoci

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Les fermes Dephy

Il y a, en France, 1 900 fermes Dephy. Elles ont rejoint le réseau créé en 2009 dans le cadre du plan Ecophyto. Ce réseau, selon le ministère de l’agriculture, « vise trois objectifs complémentaires. Démontrer que réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques est possible, expérimenter des systèmes économes en produits phytopharmaceutiques et produire des références sur les systèmes économes en produits phytopharmaceutiques. » Ces fermes Dephy sont des exploitations agricoles classiques dans lesquelles les agriculteurs testent des solutions innovantes pour réduire leur consommation de produits phytosanitaires. Les lycées agricoles font aussi partie du réseau des fermes Dephy. Toutes les grandes filières de production ont leurs fermes Dephy. Elles sont réparties sur tout le territoire. Les groupes sont animés par des ingénieurs réseau, issus de différentes structures impliquées dans le développement agricole (chambres d’agriculture, coopératives…). Ces ingénieurs ont pour mission d’accompagner les agriculteurs dans l’atteinte de leurs objectifs, de collecter des données et d’organiser des démonstrations locales.

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