Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

NIEVRE

[Article mis en ligne le 05-06-2014]

Société d’agriculture de la Nièvre

Interrogations sur l’avenir

La Société d’agriculture de la Nièvre, s’est réunie en assemblée générale, le 21 mai à la ferme du Marault, en parallèle à celle du Syndicat de contrôle de performances. En déficit de 6 000 euros en 2013, la vieille dame, par la voix de Jean-Luc Gauthier, son président, a posé les jalons de son propre avenir.
Les comptes de 2013 de la Société d’agriculture de la Nièvre laissent apparaître un déficit de 6000 euros, ce qui a fait dire à Jean-Luc Gauthier que «c’est grâce aux loyers annuels de 29000 euros correspondant à notre immeuble de la rue Gambetta que nous nous en sortons». Des questions et une réflexion ont été engagées durant cette AG, à la fois sur les missions et les actions de la vénérable institution. Jean-Luc Gauthier le reconnaît: «2013 a été une année habituelle tant nos activités sont limitées». Elles se résument pour l’essentiel à l’organisation du Concours de Nevers, qui a fêté son 160è anniversaire l’an dernier, au soutien aux comices agricoles du département, à la tenue de la soirée d’élection de la reine des comices, ainsi qu’à la location de l’immeuble dont elle est propriétaire à Nevers et à sa participation dans le GIE qui gère l’agropôle du Marault.

Quatre comices au lieu de trois en 2014
2014 verra l’organisation de 4 comices dans le département -l’étiage habituel- contrairement à l’année passée où il n’y en avait eu que 3, ce qui explique une partie du déficit de l’association. En août, Moulins-Engilbert, Tannay, Saint-Pierre le Moutiers et Prémery succéderont donc à Brinon-sur-Beuvron, Pouilly-sur-Loire et Luzy et la soirée de la reine des comices désignera, à l’automne, celle qui succédera à Laura Poupon (Luzy). S’agissant du Concours de Nevers, que Jean-Luc Gauthier a qualifié de «l’un des meilleurs de la race», des nouvelles modalités devront peut-être être trouvées. En 2013, pour le 160è anniversaire, le programme avait déjà évolué et le constat est limpide: «il y a eu beaucoup moins de ventes de veaux, 23 au lieu de 45 habituellement, et le dernier jour, il y a de moins en moins de monde dans les allées». Si les jugements n’ont appelé aucune remarque particulière - «le concours est pour les éleveurs un moyen de se rencontrer et d’échanger entre eux» a rappelé un adhérent, «c’est déprimant de voir un 2è jour (3è avec le vendredi réservé aux professionnels) de plus en plus triste et de moins en moins fréquenté» a lâché Jean-Luc Gauthier. D’où l’hypothèse émise «de tout remballer le samedi soir», sachant «qu’il est difficile de parvenir à une position consensuelle». Et mettre des animations pour attirer le grand public le dimanche s’avère irréaliste compte tenu du coût supplémentaire que çà engendrerait... Le débat reste entier.

4,5% des parts du GIE du Marault
Le président, qui est aussi conseiller général, s’est ensuite interrogé sur l’avenir du GIE du Marault, qui gère le site-vitrine de la race, et dont la Société d’agriculture détient 4,5% des parts sociales. «Nous sommes tous conscients que le site doive retrouver son lustre et nous souhaitons en rester les partenaires les plus présents possibles». Il faisait allusion aux longs mois d’hésitation des structures associées quant à la mise aux normes de la ferme, problème qui semble avoir partiellement trouvé une solution avec la subvention de 150 000 euros du Conseil général, pour une première tranche de travaux d’étanchéité déjà réalisée. Mais cela ne doit pas masquer un problème de gouvernance et de moyens du GIE, dont Michel Baudot, président du Herd Book Charolais, présent à l’AG, a émis l’hypothèse d’une disparition sous sa forme actuelle: «nous sommes à la fin d’un cycle. Nous voulons en faire une vitrine reconnue de la race, ce qui ne nous apportera pas de bénéfice mais ce n’est pas notre objectif» a-t-il dit en tant qu’autre membre associé du GIE. Et Jean-Luc Gauthier de rebondir: «Il faudra trouver d’autres partenaires charolais pour financer des charges de plus en plus lourdes et sans doute l’idée que le Conseil général devienne propriétaire du site, qui n’est pas encore une position affirmée de mes collègues, devra faire son chemin» a-t-il proposé. L’idée semble d’autant plus séduisante que l’intervention des techniciens du département sur le fonctionnement pourrait rationaliser sa gestion. Bientôt un engagement de la collectivité départementale? Encore faudra-t-il que les départements ne soient pas dissous dans la prochaine réforme territoriale...

E.C

ferme
photo article

Viticulture - Les vendanges se terminent

[En ligne le 17-10-2019]

photo article

FDSEA - JA - Les agriculteurs maintiennent la pression

[En ligne le 10-10-2019]

photo article

Viticulture - Des vendanges encourageantes pour Mallorie Pabiot et Augustin David

[En ligne le 10-10-2019]

RECHERCHE

ÉDITION N°1549

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux