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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 23-09-2021]

Cultures

C’est le moment de faire de la moutarde !

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La moutarde va être rémunérée par la filière à un niveau jamais vu dans la région.
Le contexte mondial entraîne un manque certain de graines de moutarde pour les transformateurs du secteur qui lancent un appel urgent à une augmentation des surfaces ensemencées en Bourgogne Franche-Comté. Pour les producteurs potentiellement intéressés, la décision doit être prise vite.
La moutarde est la culture qui a le vent en poupe. Cette affirmation peut surprendre, alors que l’an passé, le bilan des récoltes n’incitait pas trop à l’optimisme. Mais, en un an, bien des choses ont changé, en particulier ces derniers mois. À tel point que la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, à la demande de la filière, lance un appel urgent, à l’échelle de toute la Bourgogne Franche-Comté pour trouver de nouvelles surfaces à ensemencer. La filière recherche 1 000 hectares supplémentaires, qui s’ajouteraient aux 3 000 hectares déjà cultivés à ce jour sur la région. Le but est de monter à 4 000 voire 5 000 hectares, dans un délai court, avec un argument de poids : les moutardiers ont fait passer le prix payé aux producteurs de 1 170 euros la tonne à 1 350 euros ! Un niveau de prix complètement inédit. «Sur notre zone, la récolte 2021, se situe dans la moyenne», précise Jérôme Gervais, conseiller spécialisé en moutarde au sein de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, «en tout cas à un meilleur niveau que les deux dernières années. On aurait pu espérer plus mais la pluviométrie du mois de mai a pénalisé les rendements. Néanmoins, il y a un autre point positif : nous disposons de nouvelles variétés qui sont tolérantes aux grosses altises. Ce sera un plus pour la prochaine campagne».

Carence de production
Cet aspect n’est pas le seul à concourir au bon alignement de planètes pour la culture de la moutarde : il y a aussi une grosse demande des moutardiers pour l’augmentation de la production et des capacités d’approvisionnement régionales. Actuellement, il y a une carence de production de graines de moutarde au niveau mondial, qui s’explique notamment par le fait que le Canada, un des plus gros producteurs, a subi une forte sécheresse cette année et le pays s’attend à une récolte catastrophique. Par ailleurs, la reprise de l’activité avec la sortie de la crise sanitaire, qui entraîne des problèmes de disponibilité de transports pour les graines produites au Canada, joue aussi un rôle dans le contexte actuel. Enfin, il faut ajouter à cela une vraie demande de graines plus locales, de la part des consommateurs. Autant d’éléments qui jouent en faveur de la carte «moutarde» pour cette année, mais il faut aller vite : les surfaces doivent être ensemencées début octobre.
Si des producteurs veulent franchir le pas, la démarche à suivre est de contacter Laure Ohleyer (03 80 68 66 77 - laure.ohleyer@cote-dor.chambagri.fr) ou Jérôme Gervais (03 80 68 66 76 - jerome.gervais@cote-dor.chambagri.fr) afin de prendre connaissance des modalités leur permettant d’intégrer cette culture dans leur plan de marche. Les producteurs devront faire connaître leurs intentions de semis et ils recevront, en retour, un contrat dans lequel est rappelé l’ensemble des engagements des producteurs. Les semences de moutarde seront disponibles auprès des organismes stockeurs (OS) des différents producteurs souhaitant s’engager.

Berty Robert

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