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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 06-01-2021]

Environnement

Appel à projets pour accompagner les agriculteurs dans le «Bas carbone»

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Améliorer les performances en matière de stockage et de séquestration du carbone dans le sol est l’un des buts de cet appel à projets.
En décembre, le gouvernement a lancé un appel à projets pour le déploiement de la mesure «Bon diagnostic carbone» du plan de relance. Un dispositif qui s’appuie notamment sur les agriculteurs les plus jeunes et donc, porteurs d’avenir. Clément Munier, de l’Ademe Bourgogne Franche-Comté, nous en dit plus.
Mettre en œuvre des opérations groupées, dans le monde agricole, pour la réalisation de diagnostics et de plans d’actions visant la réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES), le stockage de carbone et l’adaptation au changement climatique : voilà l’objectif premier de l’appel à projets lancé, mi-décembre, par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Il s’adresse avant tout aux structures agricoles capables de mener de telles opérations sur une échelle relativement importante, au minimum, régionale (Chambres d’agriculture, coopératives, associations de développement, instituts techniques, syndicats…) et il vise en premier lieu les exploitants agricoles, nouvellement installés, depuis moins de 5 ans, ou les exploitations plus anciennes mais comportant, parmi leurs associés, au moins un agriculteur installé depuis moins de 5 ans. Il s’agit là d’une mesure du plan de relance, dotée de 10 millions d’euros, qui devrait contribuer au déploiement du label Bas carbone sur le territoire. Les structures intéressées pour candidater dans le cadre de cet appel à projets ont jusqu’au 29 janvier pour le faire (*).

Seuil minimal d’opérations
«Cet appel à projets, précise Clément Munier, chargé de mission Agriculture et Énergie au sein de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) Bourgogne Franche-Comté, est national mais les structures, éventuellement candidates, doivent porter un projet, au minimum, pour une région. Il n’y a pas de concurrence entre les différentes structures porteuses : on peut très bien avoir plusieurs candidats éligibles et retenus pour une seule région». Un seuil minimal d’opérations est fixé pour chaque structure candidate : elles devront en réaliser au moins 30 chacune.

L’appel à projets porte sur deux axes : la lutte contre les émissions de GES d’une part, et le potentiel de séquestration du carbone de l’autre «mais, poursuit Clément Munier, il existe également un volet optionnel, qui a été proposé par l’Ademe, et qui porte sur l’analyse de sols. Tout cet ensemble aboutira à un plan d’actions tenant compte des résultats des différents diagnostics, de la stratégie économique de l’exploitation concernée et de sa vulnérabilité au changement climatique. Les plans d’actions proposés devront être en cohérence avec les grands principes de l’adaptation au changement climatique».

Au niveau de la sélection des candidatures à l’appel à projets, on s’oriente vers la constitution de comités régionaux dans lesquels figureraient l’Ademe, la Draaf, la Dreal et la Région. La sélection serait donc ainsi opérée en étant au plus proche des acteurs régionaux et en cohérence avec les programmes portés par ces différents partenaires.

«Une première pierre»
«Notre espoir, souligne le représentant de l’Ademe BFC, c’est que ce travail de diagnostic constitue la première pierre d’une démarche de labellisation bas carbone, pour la filière élevage, par exemple».
Des pratiques permettant une meilleure séquestration du carbone dans le sol et de diminution des émissions de GES, il en existe déjà, qui relève souvent du simple bon sens : éviter les sols nus, minimiser le travail du sol, le nourrir au maximum de matière organique, avoir recours aux pratiques d’agroforesterie, replanter des légumineuses, allonger les cycles de cultures… «Nous avons là des pratiques agricoles qui existent de longue date mais qui n’ont jamais été formalisées dans le cadre d’un programme spécifiquement dédié. L’appel à projets pourrait permettre de mieux structurer tout cela et surtout d’identifier les pistes d’amélioration au sein des exploitations» conclut Clément Munier.


(*)Plus de renseignements sur les modalités
de candidature sur le site :
https://agirpourlatransition.ademe.fr/

Berty Robert

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