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YONNE

[Article mis en ligne le 04-11-2020]

Confinement

Les horticulteurs ont dû (encore) fermer boutique

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Pour Johann Rigout, la perte financière du mois de novembre est estimée à 90 %.
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Environ 5 000 plantes, destinées aux ventes de novembre, devront être jetées par l’horticulteur.
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Jugés comme commerces « non-essentiels », les entreprises d’horticulture ont dû fermer leurs portes durant ce nouveau confinement.
Mercredi 28 octobre au soir, le Président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé à 20 heures, annonçant un nouveau confinement pour une période d’un mois. Si l’activité se poursuit en France pour beaucoup d’entreprises, d’autres jugées « non-essentielles », ont dû une nouvelle fois fermer boutique. C’est le cas des horticulteurs qui font portes closes depuis dimanche et la fin de la période de la Toussaint.
Tant redouté ces dernières semaines, le confinement est à nouveau en vigueur sur le territoire français. Même si le mot d’ordre du Président de la République, Emmanuel Macron, est la poursuite des activités professionnelles, certaines entreprises dites « non-essentielles » ont dû fermer leurs portes jeudi 29 octobre à minuit. C’est le cas des horticulteurs, qui ont toutefois eu le droit d’ouvrir jusqu’à dimanche, jour de la Toussaint, l’une des plus grosses périodes de l’année pour eux. « Dans l’horticulture, il y a deux grosses saisons : le printemps et la Toussaint. Le reste de l’année, les ventes sont beaucoup plus faibles », indique Johann Rigout, gérant des Serres de Champs Galottes à Saint-Bris-le-Vineux.
« Au printemps, pendant le premier confinement, nous avons mis en place un système de drive pour que les clients puissent venir chercher des fleurs. Cela a permis de vider les serres », se rappelle-t-il. « Les gens avaient l’envie et le temps de jardiner. Et ils bénéficiaient d’une dérogation pour venir chercher des plants de fleurs et de légumes ».
Ce qui a pu sauver bon nombre d’horticulteurs, même si l’organisation a été difficile à mettre en place. « Il a fallu créer le site internet, mettre le drive en place, embaucher des personnes pour préparer les commandes. Mais au niveau des ventes en elles-mêmes, elles ont pu se faire relativement bien », assure Johann Rigout.

Une perte financière estimée à 90 % en novembre
Ce nouveau confinement, encore une fois durant une période forte du domaine horticole, est un coup dur pour les professionnels. « C’est plus compliqué, dans le sens où beaucoup de ventes se font les deux-trois derniers jours avant la Toussaint. Les gens ont hésité à venir. Il y a eu environ 10 à 15 % de perte au niveau des ventes », constate Johann Rigout. « On a limité la casse pour la Toussaint mais le mois de novembre va être compliqué. C’est là où l’on vend les plantes bisannuelles : pâquerettes, pensées, primevères… Tout cela va s’arrêter net ».
Car Les Serres de Champs Galoettes travaillent quasiment exclusivement avec les particuliers. « C’est un choix de notre part. Jusque-là cela se passait très bien mais avec les conditions sanitaires de cette année c’est plus compliqué », confie l’horticulteur. L’activité avec les professionnels (collectivités, paysagistes, communes…) continue mais cela ne représente que 5 à 10 % du chiffre d’affaires (cela varie selon les horticulteurs, ndlr) de l’entreprise. « J’estime ma perte lors du mois de novembre à environ 90 % », affirme Johann Rigout. « Je vais devoir jeter des plantes bisannuelles. Je n’ai pas d’autres choix car la durée de vie d’une plante est limitée. Je vais jeter près de 5 000 plantes, soit une perte d’environ 3 000 € ».

« On devrait tous être sur un pied d’égalité »
L’horticulteur va également perdre du chiffre d’affaires sur l’achat-revente des produits de pépinières. « Ces produits, je devais les avoir prochainement pour les vendre à la mi-novembre. C’est environ 1 500 € de perte de chiffre d’affaires », poursuit-il. « C’est gênant car ce sont des rentrées d’argent de fin de saison qui permettent généralement de payer les fins de factures de l’année ».
Johann Rigout, qui vend aussi des sapins de Noël, craint que la situation actuelle se poursuivre. « Si c’est le cas, je ne pourrai pas en vendre. Cela serait à nouveau 3 000 € de perdu ».
Une situation d’autant plus compliquée pour les horticulteurs, alors que les jardineries et les grandes surfaces restent ouvertes, comme lors du premier confinement. « On devrait tous être sur un pied d’égalité et pouvoir ouvrir, pour qu’il n’y ait pas de concurrence déloyale. Maintenant, moi comme d’autres allons devoir prendre notre mal en patience en attendant que la situation s’améliore. Et si cela se passe comme au printemps, peut-être que les horticulteurs pourront rouvrir avant la fin du confinement. On vit au jour le jour », conclut Johann Rigout.

Christopher Levé

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