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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 01-10-2020]

Récoltes d’automne

Ce n'est pas folichon

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Le vice-président de Dijon Céréales, dans une parcelle de maïs aujourd’hui fauchée.
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Thomas Belorgey, agriculteur à Mimeure près d’Arnay-le-Duc, a semé pour la toute première fois du tournesol au mois d’avril.
Didier Lenoir, agriculteur près de Mirebeau-sur-Bèze, commente les récoltes de soja, tournesol et maïs.
Il fallait s’y attendre, la sécheresse a été sans pitié pour les récoltes d’automne. À Charmes, près de Mirebeau, le soja a donné rapidement la tendance avec un maigre rendement de 12 q/ha. «C’est la première culture que nous avons fauchée, entre les 10 et 15 septembre. Quand on sème du soja, on en espère trois fois plus que ça à l’arrivée», indique Didier Lenoir. Pour ne rien arranger, l’agriculteur en avait semé 25 ha, soit le double de l’an passé, suite à de gros problèmes de jaunisse nanisante dans une partie de son blé. Les échos du soja, à l’échelle du département et de la coopérative Dijon Céréales, ne sont «globalement pas bons», comme le décrit Didier Lenoir : «dans l’attente des résultats définitifs, j’entends parler de rendements allant de 6 à 30 q/ha, la moyenne finale devrait tourner autour de 15 q/ha. Les deux grandes périodes de sec que nous avons eues n’ont rien pardonné, cela avait commencé au semis, l’été sans orage a ensuite été bien trop long pour le soja. C’est bien dommage, cette culture avait été largement plébiscitée à la suite des résultats parfois encourageants de 2019. Un certain nombre d’agriculteurs l’avait aussi choisie pour remplacer le colza… Ce n’était finalement pas le bon choix. D’ailleurs, des bons choix possibles, il n’y en avait pas cette année».

Tournesol au diapason
Le tournesol, présent sur une douzaine d’hectares à Charmes, a été récolté dans la foulée. Un rendement de 20 q/ha est enregistré. «C’est une nouvelle déception, nous sommes loin des 35 q/ha que nous pouvons espérer ici», observe Didier Lenoir. Le vice-président de Dijon Céréales lui reconnaît tout de même une meilleure résistance à la sécheresse : «le tournesol supporte un peu mieux ces conditions difficiles. Je ne connais pas encore la moyenne départementale, certaines parcelles ont été correctes mais ce ne sont pas les plus nombreuses, loin de là. J’imagine un résultat départemental aux alentours de 25 q/ha. Dans plusieurs secteurs, notamment les plateaux, le tournesol a totalement décroché… Il lui faut peu d’eau, mais un peu quand même. De nombreux problèmes avaient été rencontrés dès le semis. Et puis, il y a eu l’éternelle problématique des oiseaux, avec des attaques quasi-permanentes…».

Pessimisme sur le maïs
Didier Lenoir, rencontré le 24 septembre, abordait ensuite la récolte du maïs, qui avait commencé une semaine plus tôt dans le val de Saône. Ses comptages et observations réalisés sur ses 60 ha de cultures n’auguraient rien de très bon : «nous nous dirigeons vers une demi-récolte, autour de 50 q/ha, mais cela reste à confirmer. Des épis sont mal formés, des grains ne se sont pas développés à cause du manque d’eau. Le seul avantage concerne les frais de séchage : il n’y en aura pas ou presque pas comme en tournesol et en soja. C’est une bien maigre consolation». Ces récoltes d’automne n’amélioreront pas le bilan des moissons 2020, avec un exercice estival déjà compliqué. «Cette année est décidément difficile pour de nombreux agriculteurs et aussi pour les organismes stockeurs», souligne Didier Lenoir. Celui-ci a déjà les yeux rivés sur la nouvelle campagne. Le Côte-d’orien sèmera ses orges et ses blés à partir du 10 octobre : «pour la première fois depuis bien longtemps, je ferai du blé sur blé sur une douzaine d’hectares, comme beaucoup de collègues qui diminuent ou arrêtent le colza. Ce n’est pas forcément conseillé sur le plan agronomique, mais cela peut passer, une fois de temps en temps. J’adapterai les variétés et les traitements des semences. Pour l’orge, je me pose beaucoup de questions pour le marché brassicole : les cours sont vraiment bas et de nombreux exploitants commencent à délaisser cette culture».

AG

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