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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 01-10-2020]

Cours des broutards

Des animaux soldés

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La perte de l’année devrait dépasser les 6 000 euros chez Bruno Millot, éleveur à Clomot.
Un éleveur du canton d’Arnay-le-Duc évoque les cours très décevants des broutards.
Les temps sont durs en cette année de sécheresse, et ce ne sont pas les cours des broutards qui remonteront le moral des éleveurs. Au Gaec de la Chaume Ferrière, à Clomot, une soixantaine de broutards partent chaque année en direction de l’Italie. Pour la première fois depuis bien longtemps, le prix moyen par animal pourrait ne pas dépasser la barre des 1 000 euros. «Nous craignons de perdre plus de 100 euros par bête en l’espace d’un an. De tels niveaux de prix n’ont pas été constatés depuis au moins six ou sept campagnes», s’inquiète Bruno Millot, associé avec Claude, son père, dans un atelier allaitant comptant 125 vaches.

Chute libre
Le jeune éleveur de 34 ans revient sur le départ de ses deux premiers lots : «nous tâchons de faire partir un maximum de broutards avant le 15 août, c’est à ce moment-là que les prix sont les plus intéressants ou plutôt, les moins mauvais… Vingt-quatre premières bêtes ont été vendues au prix de 2,57 euros/kg, pour une moyenne de 401 kg payables. Un second lot est parti début septembre, pour une moyenne de 394 kg et un tarif de 2,45 euros/kg. Nous sommes pessimistes pour le troisième et dernier lot, nous entendons parler d’une fourchette comprise entre 2,30 à 2,35 euros/kg…».

«Pas le choix»
Les premiers broutards vendus dans la saison étaient encore à 2,85 euros/kg en 2018 et 2,72 euros/kg en 2019, comme le rappelle Claude Millot : «Concrètement, pour des poids de 400 à 420 kg payables, chaque animal nous rapportait environ 1 200 euros il y a deux ans et 1 100 euros l’année dernière. Cette fois, nous serons tout juste à 1 000 euros, voire un peu moins… Nous avons bien du mal à en connaître les raisons». «Le monde de l’élevage n’avait pas de besoin de ça cette année», fait remarquer Bruno Millot, qui estime à «au moins 25 000 euros» la facture sécheresse de l’année en cours : «rien que pour l’eau, nous devrions être encore une fois à plus de 6 000 euros… Nous avons été contraints d’acheter 8 tonnes d’aliments supplémentaires car il n’y avait plus rien dans les prés. Ces cours des broutards nous rappellent une chose : nous sommes tributaires de tout, nous achetons tout à prix fort et nous vendons tout en soldes, sans en avoir le choix».

AG

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