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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 12-08-2020]

Sécurité

La contention, élément trop souvent négligé chez les éleveurs

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En cette période caniculaire, les dispositifs d’abreuvement ne doivent pas être négligés.
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La contention est une donnée de sécurité de plus en plus importante dans le monde de l’élevage.
Le transfert d’animaux en partance pour l’abattoir est un moment très souvent délicat. Il faut savoir faire face au stress des bêtes sans se mettre en danger. S’appuyer sur une structure de contention est un atout non négligeable.
Ce n’est pas aux éleveurs de bovins que l’on va apprendre combien faire circuler leurs animaux de manière maîtrisée peut se révéler périlleux. Heureusement, ces situations ne sont pas trop fréquentes. Néanmoins, l’étape du transfert d’un gros animal de l’espace relativement vaste de sa stabulation, ou de son champ, au camion qui doit le transporter à l’abattoir demeure délicate dans de nombreux cas. « Ce n’est pas le cas dans toutes les situations, remarque Jean-Paul Clerget, spécialiste de ces questions au sein de la coopérative Global-Feder, à Venarey-Les Laumes en Côte-d’Or. Si vous allez chercher des bêtes dans un atelier de taurillons, en général tout se passe bien parce qu’ils ont l’habitude de ces mouvements et qu’ils sont équipés, notamment en matériel de contention. En revanche, c’est parfois beaucoup plus délicat chez des éleveurs qui opèrent de tels transferts, mais de manière beaucoup moins fréquente. Souvent, ils négligent les équipements de contention et c’est parfois comme cela qu’arrivent les accidents, avec des bêtes paniquées… » A ses yeux, en matière de contention, il y a encore un important travail de persuasion et de prise de conscience à mener. Ce professionnel, qui a notamment conçu tous les plans de l’actuel centre de tri d’animaux de Global-Feder à Venarey-Les Laumes, rénové en profondeur il y a deux ans, et par lequel transitent plus de 20 000 bovins chaque année (et des ovins), intervient régulièrement sur ce thème lors de formations menées avec la Mutualité sociale agricole (MSA) ou la Chambre d’agriculture.

Moins de contacts avec l’humain
« Il ne faut pas traiter la contention à la légère », poursuit Jean-Paul Clerget, dont la coopérative mène des études au profit des éleveurs qui veulent investir dans des solutions de contention, et c’est d’autant plus vrai que l’évolution des pratiques agricoles, avec l’automatisation de certaines tâches, fait que, dans sa vie d’animal d’élevage, un bovin va être en contact avec très peu d’humains, mis à part son éleveur. « Les animaux d’aujourd’hui sont moins habitués à la présence humaine. Lors de transferts, on a aujourd’hui des comportements d’animaux qu’on ne rencontrait quasiment pas il y a vingt ans, beaucoup plus peureux et donc potentiellement difficiles à maîtriser ». Investir dans un quai de chargement sur mesure devrait être la priorité de beaucoup d’éleveurs. Le centre de tri de Venarey-Les Laumes peut s’apparenter, de ce point de vue à un concentré des technologies existantes dans ce domaine. C’est un outil qui a été pensé pour répondre aux demandes de plus en plus segmentées et spécialisées des acteurs de l’abattage. Bien évidemment, un tel niveau d’équipement n’est pas nécessaire chez un éleveur mais l’investissement réclamé pour un quai aménagé avec un dispositif de contention reste très acceptable, en regard de la sécurité qu’il apporte.

Berty Robert

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