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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 22-07-2020]

Viticulture

L’arbre qui cache la forêt (ou plutôt, le cep qui cache le vignoble)

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Les grappes sont très généreuses dans les vallées de la Laigne, de la Seine et de l’Ource.
Les vendanges s’annoncent exceptionnelles dans le Châtillonnais, mais bien des interrogations subsistent sur le devenir et la valorisation des raisins.
La météo des derniers mois a été très favorable aux vignes du Châtillonnais. «Pour le moment, les vendanges se présentent extrêmement bien», souligne Christophe Suchaut, conseiller viticole à la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or. Celui-ci observe de très belles grappes : «le remplissage des baies est très prometteur et le temps est avec nous. Nous n’avons pas de sécheresse en ce moment, le vignoble est très sain, la pression de mildiou est aujourd’hui anecdotique. En effet, il a plu en début de campagne mais il faisait froid et la maladie ne s’est pas développée. Il a plu un peu de nouveau ces dernières semaines mais l’absence de développement des maladies cryptogamiques due à la météo et à une protection phytosanitaire bien en place a permis d’avoir un feuillage bien vert et pleinement fonctionnel tout au long de cette campagne. Même sans être en bio, l’utilisation de cuivre et de soufre en quantités raisonnées suffisait pour stopper les contaminations».

Millésime précoce
Selon Christophe Suchaut, les vendanges dans le Châtillonnais pourraient débuter dès le 25 août, et peut-être encore plus tôt si les fortes températures s’installent définitivement : «nous sommes effectivement très en avance. Le millésime de référence dans ce domaine est celui de 2007, mais à l’époque, le mois de juillet avait été froid et août n’était guère mieux. Nous en saurons davantage dans les prochains jours». Cet optimisme partagé par l’ensemble des viticulteurs cache toutefois son lot d’inquiétudes et d’interrogations, comme le révèle le conseiller de la Chambre d’agriculture : «du raisin, il va y en avoir partout en Bourgogne et la période actuelle est compliquée, nous sortons du confinement. Ceux qui ont signé des contrats de vente en février sont beaucoup plus sereins que les autres, qui se demandent parfois s’ils vont pouvoir écouler leur production, et à quels niveaux de prix. Sur la cinquantaine de producteurs que nous avons dans le secteur, seule une vingtaine fait de la bouteille. Pour les vendanges, se pose également la question de la main-d’œuvre : à ce jour, nous ne savons pas si des étrangers pourront venir travailler, sachant qu’un certain nombre d’équipes de Pologne et de Roumanie font généralement le déplacement. Que se passera-t-il si les pays referment leurs frontières en septembre ? Côté français, beaucoup de monde pourrait encore être en vacances, il pourrait être difficile de trouver des gens motivés».

Aurélien Genest

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