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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 22-07-2020]

Viticulture

Déception chez les vignerons

Les professionnels bourguignons, au même titre que leurs collègues du champenois, d’Alsace et du Centre-Loire ne cachent pas leur déception sur le plan gouvernemental de soutien à la viticulture. Pour eux, il ne prend pas en compte le poids majeur de ces appellations dans l’économie nationale et le nombre d’emplois directs et indirects qu’elles représentent.
Les vignerons appellent le nouveau gouvernement à un sursaut après un premier vote intervenu à l’Assemblée nationale dans le cadre du troisième Projet de loi de finances rectificative (PLFR3) le 8 juillet. Ils demandent une juste place dans le plan de relance de l’économie annoncé cet automne. Le fait que ces grandes appellations décident de s’exprimer ensemble et publiquement face à l’indifférence dont elles ont le sentiment d’être l’objet de la part du gouvernement et des pouvoirs publics est suffisamment rare pour être remarqué. Ces appellations dont le chiffre d’affaires représente près de 8 milliards d’euros et dont une partie importante de leur production est exportée (55 % dans le cas de la Bourgogne, soit la plus grosse proportion parmi les quatre appellations), souffrent beaucoup des conséquences de la crise Covid en raison de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants et de la diminution de la consommation sur tous les marchés. Pour autant et contrairement à de nombreux secteurs, elles n’ont pas recouru au dispositif de chômage partiel. Elles ont poursuivi leurs activités et maintenu les nombreux emplois qu’elles génèrent. Elles sont aujourd’hui critiques face aux mesures de soutien très insuffisantes qui leur sont proposées au travers du plan gouvernemental.

«Un soutien dérisoire»
Certains de leurs représentants, dont Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB) déclarent : «Au regard des 465 milliards d’euros injectés par les pouvoirs publics en soutien à l’économie, dont 15 milliards pour le secteur aéronautique et 8 milliards pour le secteur automobile, les 250 millions d’euros du plan gouvernemental en soutien à la viticulture paraissent dérisoires. Nous avons fait le choix, contrairement à d’autres, de rester fiers de nos produits et de privilégier des mesures d’allégement des charges pour aider les exploitations à passer ce cap difficile. La position qu’a défendue le gouvernement lors d’un premier vote à l’Assemblée nationale (PLFR3) face à la colère et l’incompréhension des élus de nos territoires est un très mauvais signal ! Nous espérons que le nouveau Premier ministre qui se dit proche de la ruralité entendra notre appel en faveur du maintien de l’emploi et que le gouvernement proposera un plan d’allégement des cotisations sociales plus ambitieux et volontaire». Ces appellations (…) appellent aussi un soutien dans le cadre du plan de relance de l’économie qui devrait être annoncé par le gouvernement cet automne. Elles souhaitent notamment un accompagnement dans leur politique de promotion et de développement durable.

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