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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 25-06-2020]

Productions végétales

Il était temps

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Denis Masson, en Gaec avec son frère Jean-Pierre près de Précy-sous-Thil, observe une évolution favorable du blé, après des dernières semaines particulièrement pluvieuses.
Un agriculteur dresse un état des lieux de ses cultures à l’approche des moissons.
Les récoltes seront peut-être «moins pires» que prévu dans certaines cultures. C’est du moins ce qu’espèrent Denis et Jean-Pierre Masson, exploitants agricoles dans le petit village de Normier, entre Saint-Thibault et Précy-sous-Thil. Les précipitations régulières et parfois abondantes des dernières semaines ont été favorables à leur blé, qui s’est «un peu refait» après le sec de mars et avril. «Le remplissage des épis semble intéressant. Pour que le cycle se termine sur une bonne note, il faudrait désormais que les pluies cessent, pour éviter toute complication ou apparition de maladies», relève Denis Masson. La situation est en revanche tout autre dans les orges, comme l’indique le producteur céréalier : «le retour des pluies a été beaucoup moins bénéfique, le mal était fait bien avant. Chez nous, plusieurs parcelles devraient perdre de 40 à 60 % de leurs potentiels. Des parcelles dans notre secteur présentent, en plus, d’importants écarts de stades végétatifs. Nous ne sommes pas très concernés mais à certains endroits, l’orge a refait des grains verts, ces champs-là vont être très difficiles à moissonner». Les deux associés du Gaec Masson ont encore «tenté leur chance» cette année avec du colza, sur une vingtaine d’hectares : «nous en faisions quatre fois plus il y a encore quelques campagnes. L’été dernier, tout était pourtant bien parti avec des semis très précoces qui avaient aussitôt profité d’un orage. Malgré des levées réussies, les insectes se sont manifestés et ont été très difficiles à maîtriser. Le colza a pris une vague de froid au printemps quand il était en fleurs. Pour couronner le tout, le sec est arrivé par la suite… Les gousses sont bien petites aujourd’hui et avec toutes ces péripéties, nous n’attendons pas un résultat exceptionnel, loin de là. Nous espérons toutefois un poids de mille grains satisfaisant pour limiter la casse».

Le tournesol a la cote
Denis et Jean-Pierre Masson ont semé du tournesol et du pois pour remplacer progressivement leur sole de colza. «Du tournesol, il y en a de plus en plus dans le secteur», observent les producteurs, «cette culture apporte une certaine sécurité car, même si elle ne permet pas de dégager une grande marge, elle a au moins le mérite d’assurer une récolte plus ou moins correcte chaque année. Le salissement des champs est toutefois assez prononcé en ce moment à cause de levées tardives et hétérogènes que nous avons eues. Des problèmes de surmaturité seront à craindre. De plus, les traitements contre les mauvaises herbes n’ont pas eu l’efficience escomptée quand nous sommes intervenus, car il a fait très sec avant le changement de temps». Le pois fait aussi partie des alternatives du colza à Normier : «nous en faisons pour la cinquième année consécutive. Nous savons d’avance que nous ne récolterons pas beaucoup de graines car il y a toujours quelque chose qui ne va pas avec le pois, mais il faut raisonner cette culture sur l’ensemble de l’assolement. En effet, un blé donnera toujours de meilleurs résultats après un pois, il y aura aussi beaucoup moins de problèmes de désherbage…» Le Gaec Masson s’est également testé au soja, uniquement l’an passé : «nous n’avons récolté que 12 q/ha avec la sécheresse, c’est forcément décevant. Les plantes avaient pourtant très bien résisté malgré le chaud, mais elles ne s’étaient jamais réellement développées».

Aurélien Genest

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Et la paille ?

Jean-Pierre et Denis Masson ont une société de diversification qui commercialise chaque année de la paille, pressée dans les 250 ha de leur Gaec et dans les champs de plusieurs fermes de l’Auxois et du Châtillonnais. En 2019, pas moins de 5 000 tonnes avaient été vendues à des clients habituels, sur le marché local ainsi qu’à l’export. «Nous presserons beaucoup moins de volumes cette année», s’inquiète Denis Masson, estimant à au moins 50 % la baisse des tonnages dans les orges. La paille de blé sera également en diminution, mais dans de moindres proportions. «Nos clients locaux seront toutefois servis comme les autres années. Pour nous adapter, nous livrons moins à l’export», ajoute le Côte-d’orien.

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