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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

Productions végétales

Les moissons en approche

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Didier et Thomas Tassin, lors d’une petite séance «entretien du matériel», entre les foins, l’enrubannage et les futures moissons.
Un jeune agriculteur de Pouilly-sur-Vingeanne évoque ses récoltes déjà réalisées et à venir.
Mine de rien, les moissons ne seront pas si en avance que ça. «Ici, le temps a changé depuis un petit moment, il fait moins chaud, le soleil est moins présent. À mon avis, les moissons sont décalées d’une quinzaine de jours par rapport à ce que nous avions prévu», observe Thomas Tassin, à Pouilly-sur-Vingeanne.

La semaine dernière, l’exploitant agricole de 31 ans travaillait dans son atelier avec son père Didier, aujourd’hui en retraite, et livrait son ressenti sur les différentes récoltes de l’année.

Pour celles déjà réalisées, relatives aux fourrages et destinées à nourrir les 50 taurillons montbéliards et 20 vaches limousines de l’exploitation, la baisse moyenne des tonnages s’élève aux environs de 20 %. «Je pense que nous avons limité la casse compte tenu des 65 jours consécutifs de sec que nous avons eus depuis mars», commente Thomas Tassin, «nous avons ici des prés relativement humides, je pense que cela a aidé. Le retour des pluies depuis début mai a également été favorable pour nous, sinon les résultats auraient été beaucoup plus décevants. Notre commune a été bien arrosée avec un coup de 40 mm et un autre à 60 mm. Cela n’a malheureusement pas été le cas partout dans notre secteur. Aujourd’hui, avec des précipitations moins importantes mais toujours présentes, nous espérons réaliser de bonnes deuxièmes coupes».

Top départ le 5 juillet ?
Le jeune Côte-d’orien, en Gaec avec son oncle, pense débuter les moissons autour du 5 juillet. Pas moins de 270 ha de grandes cultures seront à faucher, avec des résultats qui s’annoncent déjà très hétérogènes : «je pense qu’il y aura de grandes différences entre les bonnes terres et les autres, les terres à cailloux, qui ont beaucoup souffert du sec et dans lesquelles je m’attends à des baisses de rendements de l’ordre de 50 %. Ces disparités seront davantage marquées que certaines années, encore une fois à cause de ces deux mois de sec. Nous avons eu aussi des gelées tardives au mois d’avril, c’est assez fréquent par ici et cela n’a rien arrangé». Thomas Tassin récoltera de l’orge fourrager, du blé, du colza, mais aussi du soja, du tournesol et du lin : «ces trois dernières cultures sont relativement nouvelles chez nous. Elles remplacent 40 % de notre sole de colza, qui donne des résultats toujours plus décevants d’année en année. Le soja a pleinement profité des pluies et semble bien parti, à l’exception de nombreuses chenilles qui perturbent leur développement en mangeant les feuilles. Pour les autres cultures, nous attendrons de moissonner pour nous prononcer, mais tout ce qui est cultivé aujourd’hui sur des cailloux sera très décevant, c’est certain. Hormis une seule parcelle située dans un mauvais champ, notre blé se trouve cette année dans les meilleures parcelles de la ferme et nous espérons au moins atteindre notre moyenne habituelle, aux alentours de 65 q/ha».

Aurélien Genest

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