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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

Réussir son Colza Bio

Mieux vaut prévenir que souffrir

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Atteindre le stade 4 feuilles avant le 20 septembre permet d’éviter les attaques nuisibles de la grosse altise adulte.
Un démarrage rapide, une bonne nutrition azotée, une croissance régulière à l’automne et une reprise dynamique en sortie d’hiver sont les gages d’un colza bio robuste.
En raison du risque marqué de dégâts d’insectes en automne en Bourgogne, il est donc conseillé de ne cultiver cette plante que dans les secteurs encore peu touchés par la problématique des insectes ravageurs des crucifères.

Se tenir prêt à semer début août
Être prêt à semer tôt et être réactif pour déclencher le semis avant une pluie significative (>5 mm) vous permettra de maximiser les chances de réussir la levée. L’objectif est d’avoir un colza levé au 31 août, et d’atteindre le stade 4 feuilles avant le 20 septembre, date d’arrivée des grosses altises adultes dans les parcelles.

Ne pas sur densifier le semis
Dans ce contexte de semis plus précoce une surdensité favorise l’élongation et l’obtention de pieds chétifs et peu robustes. Viser une densité de levée d’environ 35 plantes/m² en semoir céréales, et pas plus de 30 plantes/m² en semoir monograine.

Conserver un sol frais via une bonne gestion de l’interculture
La gestion du travail du sol de l’interculture, qui débute le jour de la récolte du précédent, doit avoir pour objectif de préserver au maximum l’humidité du sol, en limitant son assèchement lors des passages d’outils. Conserver au maximum cette humidité permet de garantir une levée rapide et homogène du colza. Si le sol doit être travaillé (sol tassé sur 10 -20 cm), les passages sont à réaliser le plus tôt possible après la récolte ou juste avant le semis.

Assurer une bonne disponibilité en azote sur la phase automnale
Pour assurer une croissance régulière et suffisante à l’automne, ce qui atténuera la nuisibilité des attaques d’insectes, le colza doit être suffisamment alimenté (N/P/K). En situation de faibles reliquats azotés avant colza, il est fortement conseillé d’apporter une fertilisation organique en privilégiant les produits à minéralisation rapide (lisier, fientes de volaille, vinasses) qui seront rapidement utilisables par le colza. L’implantation du colza derrière une légumineuse permet aussi de garantir un stock d’azote minimal dans le sol, mais avec des niveaux différents en fonction de la légumineuse choisie (la luzerne ou autres légumineuses pérennes offrant généralement les stocks les plus importants). L’objectif à atteindre est de 1.2 à 1.5 kg/m² de biomasse aérienne fraîche en entrée d’hiver (45 g par plante), et un pivot de 15 cm de profondeur.

L’avantage non négligeable d’une association de légumineuses gélives
L’association des légumineuses au colza apporte plusieurs bénéfices selon les plantes compagnes choisies. Entre autres, cette association peut permettre d’accroître la concurrence vis-à-vis des adventices, d’améliorer la nutrition azotée et le fonctionnement du colza à l’automne et au printemps, et d’atténuer les dégâts de larves d’insectes d’automnes. Attention cependant au risque d’aphanomyces, certaines plantes compagnes (ex : lentille, pois) sont sensibles à cette maladie tellurique. Le choix de couvert de légumineuses gélives doit se raisonner à la rotation.

Le choix variétal : gestion de l’élongation et diminution des dégâts de méligèthes
La gestion du risque d’élongation doit impérativement être prise en compte. En semant tôt et en apportant l’intégralité des produits organiques au semis, le risque d’élongation est d’autant plus important. Par conséquent, le choix d’une variété très peu sensible à l’élongation est indispensable. De plus, pour limiter la nuisibilité des méligèthes, un mélange d’une variété à floraison précoce de l’ordre de 7 % à 14 % est préconisé dans les secteurs où l’infestation des méligèthes est avérée. Les méligèthes visiteront prioritairement les fleurs ouvertes des plantes précoces qui deviennent alors des plantes pièges.

Benjamin Delhaye (Terres Inovia), Clément Divo (Chambre d’agriculture de Côte d’Or) et Hélène Levieil (BioBourgogne)

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