Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 18-06-2020]

Covid-19 et déconfinement

Les filières ovine et bovine françaises ont bien résisté

Depuis le déconfinement, les Français continuent à privilégier la viande française de mouton et de bœuf alors que les importations se sont effondrées depuis plus de trois mois. L’offre réduite de viande a contenu la baisse des cours en cette période d’incertitudes économiques.
Depuis quelques semaines, les cours de l’agneau sont supérieurs à ceux de l’an passé à la même époque. Le kilogramme de carcasse valait 6,56 € entre le 1er et le 7 juin, soit 9% de plus que l’an passé, selon l’Institut de l’élevage (Idele). En fait, l’offre était limitée. Car même s’ils n’ont pas profité des fêtes de Pâques pour bien vendre leurs agneaux, les éleveurs sont parvenus à vider leurs bergeries. La hausse des prix de la viande ovine observée ces dernières semaines, après les fêtes de Pâques, est inhabituelle. Elle surprend aussi bien les professionnels que les éleveurs de la filière.Mais la production ovine française est très saisonnière, avec une offre habituellement abondante chaque printemps jusqu’à la sortie des agneaux laitiers. Or les fêtes pascales sont tombées en pleine période de confinement. Aussi, moins de viande d’agneaux a été consommée que les autres années, les restaurants ayant été fermés. Et dans les ménages, l’heure n’était pas aux réjouissances.
Les cours se sont inévitablement effondrés (- 50 c par kilogramme de carcasse). Mais sans la forte baisse des importations de viande ovine d’Outre- Manche et d’Océanie (-18 % en mars et -27 % en avril derniers par rapport à l’an passé), le recul des prix aurait peut-être été plus fort puisque les marchés auraient été engorgés. En fait, la baisse des importations était engagée bien avant la crise sanitaire du Covid-19. Sur les trois premiers mois de l’année, les exportations du Royaume-Uni ont chuté de 15% par rapport à 2019. Les éleveurs britanniques avaient moins d’animaux à abattre qu’habituellement car l’an passé, ils ont anticipé le Brexit en vendant une grande partie de leur cheptel. Par ailleurs, l’Australie et la Nouvelle Zélande voient leur offre réduite par des mois de sécheresse alors que la demande de viande est soutenue par le marché chinois. Mais ces pays ont été confrontés à d’importants problèmes logistiques pour expédier leurs animaux.
photo article

Innovation - Ils protègent les cultures et la biodiversité

[En ligne le 02-07-2020]

photo article

Vins de Bourgogne - Pas de catastrophisme

[En ligne le 02-07-2020]

photo article

Apprentissage - Un plan de relance qui peut profiter au monde agricole

[En ligne le 02-07-2020]

RECHERCHE

ÉDITION N°1585

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux