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[Article mis en ligne le 04-06-2020]

Ensilage

Un partenariat gagnant-gagnant

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Marc Boiron et Olivier Pieuchot collaborent depuis plusieurs années.
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Marc Boiron s’est engagé dans la démarche « C’est qui le patron ? » qui lui permet d’améliorer la valorisation de sa production de lait.
Marc Boiron est éleveur laitier à Parigny-les-Vaux. Depuis plusieurs années, il fait appel à Olivier Pieuchot pour l’achat de fourrage. Un partenariat gagnant-gagnant.
L’entente entre voisins a parfois du bon. Impacté par la sécheresse de l’année dernière sur sa culture de maïs, Marc Boiron éleveur laitier (sur 109 hectares dont 37 hectares de maïs et 12 ha de blé) a dû trouver une solution pour obtenir du fourrage pour le reste de la saison. Il s’est alors tourné vers Olivier Pieuchot qui lui a proposé à la vente de l’ensilage de trèfle. Cela fait plusieurs années que les deux hommes travaillent ensemble. « Un système qui est pratique car Olivier est voisin de mon exploitation, je peux donc avoir du fourrage rapidement en cas de besoin. Notre partenariat me permet de sécuriser mon système de production, d’autant que j’ai réalisé 65 % de rendement en moins sur le maïs en raison de la sécheresse de l’année dernière. Je n’avais donc plus assez de nourriture pour mes bêtes. Pour le chantier d’aujourd’hui (le 19 mai dernier), nous récoltons du trèfle qui doit être entre 35 et 40 % de matière sèche. L’optimum pour moi se situe entre 30 et 40 % de matières sèches » explique cet éleveur laitier. De son côté Olivier Pieuchot explique : « Il a un peu souffert du coup de chaud en début de printemps, mais comme je dispose d’un système d’irrigation, j’ai pu limiter un peu la casse. Cette entente avec Marc me permet de mon côté de toucher des aides liées aux protéines végétales ». Ces aides ont été estimées pour 2019 à 188,50 €/ha pour les légumineuses fourragères.

Inquiétude pour la fin de l’année
Avec 75 vaches laitières de race Prim’Holstein, Marc Boiron commercialise 650 000 litres à l’année. En ce moment, les vaches laitières sont nourries chaque jour avec une tonne d’ensilage d’herbe, deux tonnes d’ensilage de maïs, un correcteur azoté non OGM et du pâturage. L’éleveur s’est engagé depuis plusieurs années dans la démarche « C’est qui le Patron ? ! » (voir encadré). Un engagement qui lui permet une meilleure valorisation du prix de son lait et qu’il juge indispensable pour apporter de la plus-value sur l’exploitation et se rémunérer au vrai coût de production. Dans le contexte de pandémie, Marc Boiron estime ne pas avoir été impacté sur le prix du lait pour les mois de mars et d’avril : « Mon collecteur, la laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel, nous avait informés de la possibilité de baisser notre production du mois d’avril à la demande de l’interprofession laitière et ce, moyennant une indemnisation. Sachant que je suis en augmentation d’effectif, cette solution m’était impossible car je ne peux pas arrêter la lactation des animaux. Ce surplus d’animaux a entraîné pour le mois d’avril une augmentation de production de 10 % par rapport à l’année précédente. À ce jour, on n’a pas l’obligation d’adapter le niveau de production, mais si le marché vient à être saturé, les choses pourraient changer et les prix pourraient être impactés » estime-t-il inquiet.

Théophile Mercier

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La plus-value « C’est qui le Patron ? ! » pour Marc Boiron

La plus-value du lait en démarche « C’est qui le Patron ? ! » pour le mois d’avril est de 40 € les 1 000 litres.
Le prix de base garanti par cette démarche est de 390 € les 1 000 litres.
Le volume valorisé dans le cadre de la démarche « C’est qui le Patron ? ! » est de l’ordre de 1/3 du volume produit. Il varie chaque mois en fonction du volume commercialisé par la laiterie.
La démarche répond à un cahier des charges dont les principaux points sont :
- alimentation sans OGM,
- obligation de pâturage pour les animaux,
- respect du bien-être animal.
« J’ai été intéressé par cette démarche proposée par la laiterie. Elle correspondait en plusieurs points à mes pratiques et j’ai adhéré sans difficulté au “sans OGM” pour permettre d’intégrer la démarche. Aujourd’hui plus qu’hier, le “sans OGM” a le vent en poupe et je suis satisfait de m’être engagé dans cette voie » confie l’éleveur laitier.

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