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YONNE

[Article mis en ligne le 07-05-2020]

Cuma

La mutualisation des matériels et des compétences ne s’arrête pas

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Malgré la crise sanitaire, le fonctionnement propre des Cuma continue de prospérer. Si des projets sont reportés, des Cuma continuent de se créer.
Malgré la crise sanitaire, l’agriculture continue son cycle et les agriculteurs parcourent chaque jour les champs pour effectuer les travaux nécessaires au bon développement des cultures. Et certains d’entre eux avec le matériel commun d’une Cuma, dont le fonctionnement ne change pas durant cette période.
«Comme pour le monde agricole, il n’y a pas de repos pour les Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole)», lance Flora Chapotin, animatrice Cuma Bourgogne Franche-Comté.
Même en temps de crise sanitaire, l’agriculture continue son cycle et les agriculteurs sont chaque jour dans les champs pour veiller au bon développement des diverses cultures. Si certains travaillent seuls, avec leur propre matériel, d’autres ont fait le choix de mutualiser les outils. «Les agriculteurs continuent de semer, continueent de travailler dans les champs, donc le matériel est toujours disponible, il est toujours utilisé, dans le respect des règles sanitaires en vigueur. L’activité des Cuma se poursuit, le fonctionnement reste le même. Il y a même des investissements qui continuent d’avoir lieu», développe Flora Chapotin.
«Ce qui change, ce sont toutes les réunions et les projets des Cuma qui sont reportés», ajoute-t-elle. Assemblées générales, conseils d’administration, des moments forts dans la vie des Cuma, «normalement prévus avant les moissons», qui doivent être repoussés à des dates ultérieures. «Ces réunions sont importantes pour la dynamique des Cuma. Habituellement, il y a en moyenne une assemblée générale et quatre réunions de matériels et conseils d’administration par an», précise Flora Chapotin.

La crise sanitaire décale certains projets
Si ces réunions sont si importantes, c’est parce que ce sont les moyens choisis pour évoquer les projets futurs de chaque Cuma. «Les projets de type bâtiments ou aires de lavage par exemple sont abordés. La crise sanitaire va tout décaler», confie Flora Chapotin. «Cela ne veut pas dire que les projets ne se feront pas, mais cela prendra plus de temps. L’activité continue mais les projets sont reportés».
Pour l’animatrice, le risque de ce report de réunions est l’abandon de certaines pistes voire de certains projets. «Il faut faire attention pour les Cuma à reprendre là où les projets se sont arrêtés. Le risque pour les groupes, c’est d’oublier leurs projets, de perdre le fil, d’avoir d’autres sujets à gérer et des difficultés à remobiliser les adhérents. C’est pour cela que les réunions sont importantes».

… mais n’empêche pas la création de Cuma
Cependant, la crise sanitaire ne fait pas pour autant reculer tous les projets. La création d’une Cuma dans le Tonnerrois, qui a débuté juste avant la période de confinement, se poursuit. «Nous sommes toujours en lien pour que cela puisse se faire et que le groupe soit opérationnel dès la sortie de cette crise sanitaire», indique Flora Chapotin.
Aussi, créer ou intégrer une Cuma peut être encore plus avantageux dans cette période, lorsque l’on sait que les répercussions économiques seront importantes en sortie de crise. «Il y a des filières qui vont être fortement impactées. Rajoutés à la sécheresse, les impacts économiques seront importants. La Cuma est l’un des leviers d’action possibles tout en offrant un cadre pour les groupes», continue l’animatrice Cuma BFC. «Le projet de création concerne d’ailleurs des exploitants qui ne sont pas du tout en Cuma».
Créer ou intégrer une Cuma a un avantage économiquement, pour les investissements de matériel, mais pas seulement. «Dans ce cas, ce sont des agriculteurs qui réfléchissent aussi à un changement de pratique. Cela permet de mutualiser les expérimentations de chacun et d’avancer ensemble. Ce n’est pas que le partage de matériel mais aussi le partage d’expériences», assure Flora Chapotin. «Avec le confinement, la question qui vient encore plus c’est de savoir comment demain, nous allons favoriser les échanges, travailler ensemble et aller plus loin ensemble», conclut-elle.

Christopher Levé

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