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NIEVRE

[Article mis en ligne le 07-05-2020]

Volaille

Impéry Volailles : volailler de père en fils

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Thibaut et Jean-Claude Claude Impery. Le jeune a récemment pris la succession de ses oncles à la tête de l’entreprise.
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Impery Volailles produit environ 280 000 poulets par an
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L’entreprise dispose de huit bâtiments pour une superficie totale de 4 800 m2.
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Impery Volailles abat des poulets jusqu’à 10 semaines maximum et propose désormais de la vente directe.
L’entreprise Impery volailles implantée dans la périphérie de Cosne-sur-Loire depuis 1950 est aujourd’hui dirigée par Thibault Impery qui a pris les rênes de l’entreprise familiale depuis le 1er janvier. Avec cette troisième génération, c’est une nouvelle ère de l’entreprise qui s’ouvre. L’occasion de découvrir le fonctionnement de cette société et d’évoquer ensemble les projets d’avenir à l’heure du coronavirus.
Implantée dans la Nièvre depuis 1957, la société Impery est une entreprise familiale de 15 salariés, spécialisée dans l’élevage de poulets de chair. Après deux générations, c’est au tour de Thibaut Impéry, 27 ans, de prendre les commandes de l’entreprise.
Ce dernier nous donne des précisions sur la production : « Nous recevons des poussins âgés d’un jour et nous les élevons jusqu’à onze semaines maximum. Ce sont des poulets issus de la souche JA 957 qui est une race rustique. L’alimentation de ses derniers est végétale, garantie sans OGM et provient de la coopérative Axéréal. Pour vous donner une idée, un poulet à partir de sa neuvième semaine de croissance mange 200 grammes d’aliments complets. Nous disposons de huit bâtiments pour une superficie totale d’environ 4 800 m2 soit entre 7 500 et 9 000 poulets en moyenne par bâtiment. Notre zone de chalandise s’étend sur trois départements : Yonne, Cher et Nièvre » explique le jeune chef d’entreprise. Impéry Volailles est également reconnue comme entreprise de négoce. Pour ce faire, l’entreprise rachète et revend de la volaille (poule, dinde, pintade) pour avoir une offre plus large vis-à-vis des collectivités locales.

Le coronavirus rebat la stratégie de l’entreprise
À la question, comment voyez-vous l’avenir ? Thibaut Impéry préfère d’abord sourire avant de répondre : « vous savez c’est incalculable avec cette crise. Comme je vous le disais, nous abattons nos poulets à partir de deux mois, mais dans deux mois qui peut me dire où en sera l’épidémie ? Sachant que mon planning est élaboré en fonction des vacances scolaires, je suis incapable d’anticiper la reprise. Pour le moment, je laisse de la marge en ne chargeant pas trop les bâtiments. Je préfère avoir moins de poulets à la production et pouvoir les écouler plus facilement. J’ai également la possibilité de décaler l’abattage de mes poulets jusqu’à 12 semaines mais ce n’est pas évident car tout est engagé entre nous et les clients trois semaines avant. Il faut aussi compter une semaine de vide sanitaire » explique le chef d’entreprise. Dans l’urgence, il a engagé sa société dans la vente directe. « Nous vendions déjà un peu aux particuliers mais nous n’avions jamais fait de publicité pour ne pas créer de concurrence déloyale vis-à-vis des bouchers du secteur. Il y a quelques jours, nous les avons contactés pour les informer de notre souhait de développer ce débouché. Il faut aussi que tout le monde s’y retrouve dans cette période. Car à l’annonce du confinement, nous nous sommes retrouvés avec de la marchandise sur les bras, il a donc fallu réagir vite. Comme ces derniers n’y ont pas vu d’inconvénients, nous nous sommes lancés. Nous avons créé une page Facebook et mis en place une opération de déstockage avec l’aide d’Ophélie Bailly, ma compagne, embauchée récemment à mi-temps. En une après-midi, tout notre stock a été vendu » explique Thibaut Impéry. Son père, Jean-Claude Impéry n’en revient toujours pas : « De toute ma carrière, je n’avais jamais vu autant de monde à l’entreprise, c’était impressionnant ! » avoue-t-il encore, estomaqué par l’engouement des clients.
Fort de ce succès inédit pour l’entreprise, Thibaut Impéry envisage de créer une boutique qui serait dédiée spécialement à la vente directe. « Nous pourrions adosser ce lieu de vente à l’abattoir qui doit être remis aux normes pour 2021. Mais pour le moment, les travaux sont suspendus et ce projet va devoir être décalé » se désole-t-il. La famille Impéry en est sûre, la crise du coronavirus ne changera pas le métier mais elle risque de modifier l’organisation de l’entreprise.

Théophile Mercier

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Impery VolaillesVilleprevoir
58 200 Cosne Cours / Loire
Tél. : 03 86 28 10 31
Email : snc.impery@wanadoo.fr
www.impery-volailles.fr

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