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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 01-04-2020]

Épidémie

Le point en Bourgogne Franche-Comté

Notre région fait partie des plus touchées de France par l’épidémie de Covid-19. Le 27 mars, le préfet de région et le directeur de l’Agence régionale de santé ont tiré un bilan.
« La croissance de l’épidémie de Covid-19 demeure continue ». C’est par ces mots que Pierre Pribile, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) a ouvert la conférence de presse téléphonique, organisée à Dijon le 27 mars, à l’initiative de Bernard Schmeltz, préfet de région. Tous les voyants sont au rouge, sur le nombre de cas graves, d’hospitalisations, de patients admis en réanimation… À la date de la conférence, la Bourgogne Franche-Comté comptait près de 700 personnes hospitalisées, dont presque 200 placées en réanimation. Quant au nombre de décès, il atteignait alors 139 personnes. Pierre Pribile mettait toutefois en lumière un chiffre positif : celui des sorties d’hospitalisation concernant 431 patients. « Nous ne sommes pas, poursuivait le directeur de l’ARS, confrontés à une croissance exponentielle du coronavirus. Un doublement des personnes infectées tous les trois jours avait été évoqué au départ de l’épidémie. Ce n’est pas le cas, cependant l’augmentation, linéaire, reste soutenue, au rythme de 15 à 20 nouveaux patients admis en réanimation chaque jour ». Une croissance qui ne pourra s’infléchir que si les mesures de confinement et les gestes barrière sont scrupuleusement respectés. « Nous commençons à pénétrer dans la phase où nous attendons un effet des mesures de confinement » soulignait le directeur de l’ARS.

Quelques jours de visibilité
À cet égard, la semaine actuelle pourrait s’avérer décisive, à la fois pour les premières constatations de l’impact positif des mesures adoptées, et pour les capacités de notre système de santé régional. Au 27 mars, les capacités hospitalières de BFC n’étaient pas en état de saturation mais Pierre Pribile reconnaissait qu’avec 185 malades en réanimation, on ne disposait que de quelques jours avant de constater cette saturation redoutée. Hôpitaux publics et cliniques privées se sont organisées pour faire face à cet afflux, car il ne faut pas oublier que le système de santé doit pouvoir continuer à soigner les autres pathologies ou accidents, en plus des patients atteints du coronavirus. Une solidarité intra-régionale s’est aussi activée, organisée autour d’une cellule de régulation pilotée par les CHU de Dijon et de Besançon. Elle assure une bonne répartition des patients entre les établissements. Ainsi, des patients ont été orientés vers les hôpitaux de Chalon-sur-Saône et Nevers. Quelques patients ont aussi été transférés vers des établissements suisses. Des scenarii de collaborations interrégionales étaient aussi à l’étude. Face à la tension attendue dans les établissements de santé, une plateforme a été ouverte. Elle permet la mise en relation entre les établissements qui ont besoin de renforts et les professionnels de santé volontaires qui souhaitent leur venir en aide. Il s’agit de renfort-covid.fr. Régionalement, un objectif de 300 places en réanimation pour les patients Covid avait été fixé. Au 27 mars, il n’était pas encore atteint, notamment par manque de respirateurs, mais l’ARS et les établissements hospitaliers travaillent sur la question en anticipation. « Nous faisons tout ce que nous pouvons pour reculer l’échéance d’une saturation », concluait Pierre Pribile.

Berty Robert

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