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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 26-03-2020]

Découverte

Opération séduction pour le machinisme agricole

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Alex Mortier, sur le stand du Sedima, au Salon de l’agriculture, où les jeunes ont pu découvrir les métiers du machinisme agricole.
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Le simulateur construit à l’occasion du salon annonçait la couleur : 3 000 emplois sont à pourvoir dans le secteur du machinisme agricole.
Les entreprises du secteur sont confrontées à de réels problèmes de recrutement. Pour tenter d’y remédier, elles travaillent à mieux faire connaître leurs métiers et les opportunités qui s’y rattachent. Exemple, lors du Salon de l’agriculture, avec une initiative expliquée par Alex Mortier, professionnel bourguignon.
Trois mille emplois à pourvoir immédiatement au plan national et 600 dans les cinq ans qui viennent, rien qu’en Bourgogne Franche-Comté : c’est ainsi que se présente le paysage des ressources humaines du secteur de la machine agricole. Il y a urgence à regarnir les rangs des entreprises, à remplacer les départs en retraite, mais aussi et surtout à se doter des indispensables compétences allant de pair avec un domaine professionnel en profonde évolution technologique. La machine agricole recrute, en particulier des techniciens et des mécaniciens, comme le confirme Alex Mortier, professionnel du secteur qui opère en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire, par ailleurs vice-président du Syndicat national des entreprises de services et de distribution du machinisme agricole, d’espaces verts et des métiers spécialisés (Sedima). «Les mécaniciens et les techniciens représentent 70 % de l’effectif de nos entreprises», précise-t-il, «et nos besoins sont évidemment importants aujourd’hui. On recherche des personnes bien formées, maîtrisant les technologies les plus avancées. Mais on se rend compte que notre secteur souffre d’une grande méconnaissance : les jeunes, ou les personnes en reconversion, ne savent rien des métiers que nous proposons et des opportunités d’évolutions professionnelles propres à nos activités…»

Le salon, une vitrine
Face à une situation qui, à terme, peut mettre tout ce pan de l’économie française en grandes difficultés, la profession a décidé de réagir, d’abord en menant une enquête permettant de recenser, partout en France, les besoins en personnel. «En fonction de ces besoins», poursuit Alex Mortier, «nous avons regardé quels moyens nous pouvions mettre en face, en termes de formations. Le paysage des écoles bouge beaucoup, consécutivement à la réforme de la formation professionnelle et nous estimons que, pour nos métiers, il est préférable de mettre en lumière quelques pôles spécialisés et offrant de bonnes conditions d’apprentissage, plutôt que de disperser les apprenants sur une multitude d’établissements très hétérogènes. Nous avons fait ce travail, région par région». En Bourgogne Franche-Comté, le Sedima considère que deux pôles émergent dans le machinisme agricole : le lycée René-Cassin de Mâcon, en Saône-et-Loire et Agrocampus, à Vesoul, en Haute-Saône, qui disposent tous deux des ressources technologiques les plus complètes. Une fois ce travail accompli, il fallait au Sedima une vitrine permettant de faire connaître ses métiers et les filières de formation s’y rapportant. Le Salon de l’agriculture, même amputé d’une journée pour cause de coronavirus, a parfaitement rempli cette fonction. Le stand du Sedima y présentait un simulateur qui constituait une excellente entrée en matière, afin d’attirer l’attention du public, pas uniquement parisien. «Nous ciblons aussi bien les élèves de 3e qui commencent à réfléchir à leur orientation», précise le vice-président du syndicat, «que les adultes en reconversion professionnelle. Nous avons pu montrer et expliquer nos métiers en mécanique, électronique, tôlerie ou soudure, mais aussi dans les activités commerciales».
Trois mille postes à pourvoir, c’est énorme et le Sedima demeure conscient que l’action médiatique du salon ne suffira pas à combler les besoins, mais c’est un début qui appelle des suites !

Berty Robert

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