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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 12-03-2020]

Culture

Héroïnes : une pièce qui met à l’honneur les agricultrices d’hier et d’aujourd’hui

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La compagnie «On t’a vu sur la pointe» met en scène Héroïnes, une pièce qui parle des femmes agricultrices du XXe siècle à nos jours. Cette représentation mise en scène par Antoine Malfettes va être proposée à partir du 31 mars, dans six villes du département. En parallèle, la Maison de la Culture a mené une action culturelle avec huit agricultrices nivernaises. Ces dernières témoignent de leur quotidien au sein de leur exploitation. Un compte rendu de ces échanges ainsi et leur portrait photo sont à découvrir après chaque représentation. Explication.
Né des rencontres entre la compagnie et les résidents de l’Ehpad de Guémené-Penfao, de témoignages recueillis auprès d’agricultrices à la retraite et en activité travaillant dans l’élevage pour la production laitière, et de deux récits de vie édités (La Nappe blanche de Françoise Legendre, et La Masure de ma mère de Jeanine Ogor et Jean Rohou), Héroïnes interroge sur la place de la femme dans le secteur agricole, en cette période de crise. 

Parfois discrète et bien souvent masquée, son rôle essentiel est rarement reconnu malgré un siècle de transformation du monde agricole. 

C’est un voyage du XXe siècle à nos jours, interprété par Anne-Cécile Richard, à travers le regard de ces héroïnes passées et présentes : «Ces dernières avaient entre 70 et 93 ans lorsque nous les avons rencontrées pour la première fois. Il a fallu gagner leur confiance car ce ne sont pas des générations habituées à se confier. Nous avons vraiment travaillé en confiance avec ces résidentes de l’Ehpad de Guémené-Penfao. Et nous avons recueilli de nombreux témoignages qui nous ont servis à la fois à la construction de l’histoire et à la création d’une bande-son diffusée durant la représentation. Dans ce spectacle, nous avons voulu vraiment montrer l’évolution de l’agriculture et de la place accordée aux femmes qui, depuis 2006, ont un statut officiellement reconnu. Elles ont d’abord obtenu le statut de conjointe collaboratrice en 1999 et peuvent désormais être salariées sans l’accord de leur mari, ce qui est une très grande avancée. Et il n’est pas encore évident d’être une femme dans le milieu agricole aujourd’hui. Pour preuve, le sénat publiait en juillet 2017 un rapport sur la condition des femmes dans l’agriculture, sur lequel nous nous sommes aussi appuyés pour l’écriture d’Héroïnes. Le spectacle donne finalement lieu à des débats, c’est notre ambition» explique Anne-Cécile Richard, la comédienne de la pièce. 

La compagnie connaît bien la Nièvre puisqu’elle y est déjà venue à deux reprises à Decize et à Varennes-Vauzelles. 

Un projet culturel avec la Maison de la Culture
En marge de ce spectacle, la Maison de la Culture a mené une action culturelle avec huit femmes agricultrices du département.
Marion Baranton, Julie Cadiot, Élodie Chardonneret, Emma Rigollet, Céline Houde, Stephanie Wypor, Catherine Finot et Julie Nérot ont accepté de se livrer et de raconter leur quotidien à Anaïs Muller, auteure. Cette dernière a compilé ces récits pour en faire des résumés parfois subjectifs. Ces témoignages vont s’accompagner d’une exposition de photographies de ces exploitantes agricoles. Cette action culturelle est à découvrir après chaque représentation.

Contact : Informations et réservations au 03 86 93 09 09 ou maisonculture.fr

Héroïnes est à voir dans 6 lieux différents

• Saincaize-Meauce, le mardi 31 mars à la salle des fêtes à 20 heures

• Château-Chinon, le jeudi 2 avril à la salle Louise Michel à 20 heures

• Decize, le vendredi 3 avril à la salle Denfert-Rochereau

• Saint-Seine, le samedi 4 avril à 20 heures à la salle culturelle.

• Clamecy, le dimanche 5 avril à la Ferme Blanche à 17 heures

• Magny-Cours, le mardi 7 avril à la Station à Magny-Cours à 20 heures (représentation gratuite)

Tarif : de 6 à 12 euros.

Théophile Mercier

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Les agricultrices témoignent

Nous avons joint certaines agricultrices parties prenantes de l’action culturelle lancée par la Maison de la Culture de Nevers. Elles nous expliquent les raisons de leur engagement dans ce projet.

Marion Baranton : installée depuis 2015 sur la commune de Larochemillay

«Cela fait deux ans que le camion «alimentation générale, culture et même plus» s’arrête à la ferme. C’est par ce biais que j’ai été contactée par la Maison de la Culture. Je trouve intéressant de pouvoir ouvrir les portes de son exploitation et d’expliquer qu’il est possible de vivre même avec de petites surfaces. La mise en avant des femmes est également une bonne chose, la société évolue c’est bien mais il reste encore du chemin à parcourir. Je vais me rendre probablement à la représentation à Château-Chinon, car je suis intriguée de voir le résultat final».

 

Emma Rigolet : gérante du Potager

de Séguret à Savigny poil Fol

«Je fais beaucoup d’accueil à la ferme via le réseau de la Chambre d’Agriculture Bienvenue à la Ferme. Il m’a semblé logique de répondre favorablement à la proposition de la Maison de la Culture, d’autant plus que nous ouvrons les portes de notre exploitation pour la tournée culturelle «alimentation générale, culture et même plus». Je trouve que le Conseil Départemental fait beaucoup d’effort pour rendre accessible les arts dans le milieu rural. Enfin depuis que je me suis installée en 2012, les femmes sont de plus en plus nombreuses et c’est encourageant. C’est la preuve que la profession se féminise et la mise en avant de ces dernières à travers ce spectacle est une bonne chose».

 

Catherine Finot : inséminatrice, en conversion pour élevage de volailles sur la commune

de Moussy

«J’ai accepté de témoigner car je trouve que les projets sociaux c’est important pour le département. La mise en avant des femmes dans ce spectacle est une bonne chose, mais nous devrions être mises sur le même plan car nous sommes aussi capables que les hommes. Pour ce projet, j’aurais aimé avoir plus de place pour témoigner, car il est difficile de comprendre notre parcours en quelques lignes. Pour ma part, j’irais voir Héroïne le 5 avril à Clamecy».

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