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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 13-02-2020]

Viticulture

Aucune commune bourguignonne ne sera exclue de l’aire AOC régionale

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Le 6 février, les viticulteurs de Bourgogne ont exprimé leur colère contre le projet de délimitation de l’aire d’appellation Bourgogne.
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Plus de 400 vignerons bourguignons se sont rassemblés devant le siège de l’Inao à Montreuil.
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Bruno Verret et Thiébault Huber (de gauche à droite) ont été reçus par l’Inao, avec les parlementaires icaunais.
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La décision de n’exclure aucune des communes bourguignonnes concernées par la délimitation de l’aire d’appellation régionale a été accueillie par un banc bourguignon.
Le 6 février, 400 viticulteurs étaient à Montreuil, devant le siège de l’Inao, pour manifester contre le projet de délimitation de l’aire d’appellation Bourgogne. Si la décision a été retirée de l’ordre du jour de la réunion de l’Inao, cette dernière sera retravaillée et représentée dans quelques mois. Mais les vignerons ont obtenu une promesse : aucune des 64 communes bourguignonnes concernées par la délimitation ne sera exclue du périmètre de l’AOC régionale.
« Lorsque l’on touche aux fondamentaux de la Bourgogne, cela ne passe pas », lance Bruno Verret, président du Syndicat des Bourgognes, vice-président de la CAVB (Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne) et viticulteur à Saint-Bris-le-Vineux.
Le jeudi 6 février, plus de 400 viticulteurs bourguignons ont pris la route, dès 6 heures du matin, en direction de Montreuil et le siège de l’Inao (Institut national de l’origine et de la qualité) : un bus de Saint-Bris-le-Vineux et un bus de Chablis pour l’Yonne. Et six bus dans le reste de la Bourgogne (trois de Beaune, deux pour la côte Châlonnaise et un pour le Mâconnais) ainsi que le Châtillonnais et quelques viticulteurs venus par leurs propres moyens.
L’objectif ? Exprimer leur colère vis-à-vis du projet de délimitation de l’appellation Bourgogne, proposée par l’Inao, qui exclurait 64 communes de Bourgogne de l’aire de production de l’AOC régionale, représentant 7 000 ha, dont 5 500 plantés. Dans l’Yonne, 16 des 17 communes du Chablisien (à l’exception de Préhy) étaient concernées, ainsi que deux communes de l’Auxerrois, trois du Tonnerrois et une du Jovinien. « Nous avions un dossier, nous y tenions. Nous sommes montés et nous l’avons défendu », ajoute Bruno Verret.

Une décision retirée mais pas ajournée
La décision, qui devait initialement être prise lors de la réunion de l’Inao, a été retirée de l’ordre du jour, « mais n’est pas pour autant ajournée », précise Bruno Verret. « Elle sera à nouveau à l’ordre du jour lors d’une prochaine réunion, après avoir été retravaillée ».
Une fois sur place, vers 9 heures, Bruno Verret et Thiébault Huber (président de la CAVB) ont rapidement été reçus par l’Inao pour discuter, accompagnés de parlementaires icaunais : Patrick Gendraud (président du Conseil départemental), Dominique Vérien (sénatrice), Guillaume Larrivé (député), Noëlle Rauscent (sénatrice), Michèle Crouzet (députée), André Villiers (député). Ainsi que François Patriat (sénateur régional) et Marie-Guite Dufay (présidente de la région).
Un entretien qui a débouché sur une promesse faite par Christian Paly (président du comité Vin de l’Inao) : aucune des 64 communes bourguignonnes concernées par la délimitation de l’AOC Bourgogne ne sera exclue.

« Nous ne sommes pas dupes »
Une décision saluée par un banc bourguignon de la part des viticulteurs présents, qui restent cependant prudents. « Nous ne sommes pas dupes », indique Bruno Verret qui préfère attendre de voir le projet de l’Inao révisé sur papier avant de se réjouir. « Mais nous sommes contents de voir que la Bourgogne arrive à s’unir. C’est quand même très rare de voir tous les départements d’une région arriver à s’unir sur une seule et même cause ».
En attendant un nouveau projet de délimitation de l’appellation Bourgogne proposé par l’Inao, « les règles du jeu ne changent pas », continue le président du Syndicat des Bourgognes. Tant pour la Bourgogne que pour le Beaujolais également concerné par le projet. « C’est-à-dire que les communes du Beaujolais qui produisent sous l’appellation Bourgogne, pourront continuer à le faire (sous condition que les vignes soient plantées avant 2015 et qu’elles répondent au cahier des charges de l’appellation Bourgogne) ».
Pour rappel, la problématique de délimitation dure depuis 1937. Si le cœur historique de la Bourgogne bénéficie de délimitations, celles-ci n’ont jamais été réalisées pour les appellations bourguignonnes dans le Beaujolais et le Chablisien. Le projet de délimitation de l’Inao tel qu’il est prévu aujourd’hui mettrait donc en péril l’appellation Bourgogne et ses producteurs.

Christopher Levé

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