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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 13-02-2020]

Station d’évaluation de Créancey

Le concert d’Obispo

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Le pôle agricole avait fait le plein, comme à ses habitudes.
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Obispo, veau né chez Valérie, Éric et Laurent Boucher, a été acheté par trois élevages représentés par Franck et Julien Jeannin, Sébastien Noireaut et Frédéric Porcheret.
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Quatre veaux sont partis en République Tchèque : Palmer, (né au Gaec du Rasais), Pepino (né au Gaec Noireaut), Poulouche (né au Gaec Gordat-Dussably) et Prosper (né à la SCEA Lucotte Jean-Marc).
Obispo, veau du Gaec de la Fontaine blanche (58), a attiré le plus de convoitises et réalisé l’enchère la plus élevée de la vente aux enchères du GIE Charolais Évaluation.
Le top-prix, au même titre que le nombre de transactions et le prix moyen, est l’un des paramètres que l’on retient souvent le plus d’une vente aux enchères. Vendredi dernier, la palme est revenue à un animal de Valérie, Éric et Laurent Boucher, du Gaec de la Fontaine Blanche à Moux-en-Morvan. Les enchères sur Obispo, leur veau très complet, ont atteint la coquette somme de 5 900 euros. Trois élevages locaux, ceux de Franck et Julien Jeannin (Chazilly), Sébastien Noireaut (Meilly-sur-Rouvres) et Frédéric Porcheret (Champignolles), ont uni leurs forces pour remporter la mise et acquérir cet animal de qualité à un coût finalement on ne peut mieux raisonné (1 866 euros chacun, après avoir bénéficié d’une aide de 300 euros de VT Services attribuée par tirage au sort).

Un joli coup
Franck Jeannin et Sébastien Noireaut avaient, dans un premier temps, jeté tous les deux leur dévolu sur un autre veau, nommé Palmer et né au Gaec du Rasais. « Il était l’un des tout premiers à monter sur le ring » racontent les deux éleveurs, « nous étions prêts à mettre 2 500 euros chacun, soit la somme que nous mettons généralement lorsque nous achetons un reproducteur, chacun de notre côté. L’enchère est finalement montée trop haut pour nous, le groupement d’éleveurs tchèques s’est octroyé l’animal avec une mise à 5 500 euros ». Les compères n’avaient pas dit leur dernier mot. Rejoints « en cours de partie » par Frédéric Porcheret, le trio nouvellement formé avait alors un potentiel de mise de 7 500 euros sur une autre bête de choix : Obispo.

France 1-Tchéquie 1
Cette stratégie de regroupement faisait finalement mouche et ne laissait aucune chance aux éleveurs tchèques ! Les acquéreurs d’Obispo mettent beaucoup d’espoirs dans leur jeune reproducteur charolais : « il répond présent sur tous les critères que nous recherchons : la croissance, le lait et l’aptitude à vêler. Sa finesse de viande, d’os, sa morphologie en général avec notamment sa largeur de dos, son bassin, son développement musculaire… Tout laisse à penser qu’il nous permettra de faire de bons broutards et de bonnes génisses de renouvellement. Nous cherchons à produire de la viande rapidement et à moindres coûts, ce veau présente toutes les caractéristiques pour y arriver, nous espérons que ces espoirs se confirment dans la pratique ! Nos périodes de vêlages sont propices à travailler ensemble, nous allons recueillir des doses et nous l’échanger ».

Rendez-vous le 19 février
Jean-Pierre Godot, président du GIE Charolais Évaluation, dressait un bilan positif de cette nouvelle édition, même si « trop peu d’animaux se sont vendus lors de leur deuxième passage sur le ring » : « le prix moyen est élevé et la top vente a une nouvelle fois profité à un nouvel élevage, comme c’est le cas depuis une dizaine d’années ». Jean-Pierre Godot a remercié toutes les personnes impliquées dans le travail collectif de la station d’évaluation, avant de donner rendez-vous le 14 février à Charolles pour la vente de Jalogny, le 19 février à Créancey pour la vente de l’UCC et le 4 mars pour l’exposition-vente de la Fédération charolaise à Saulieu.

Retrouvez notre vidéo résumé ici

Aurélien Genest

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Ce qu’il faut retenir

Quarante-quatre personnes avaient récupéré un boîtier électronique pour participer à la vente, huit autres (toutes en France) s’étaient inscrites pour la vente à distance (dispositif de la Sicafome qui était testé pour la toute première fois à Créancey). Quarante et un veaux ont défilé sur le ring vendredi dernier, 31 ont été vendus au prix moyen de 3 237 euros. Un bovin a été vendu à l’amiable à l’issue de ce rendez-vous, portant à 32 le nombre total de transactions. La top-vente s’élève donc à 5 900 euros. Un deuxième veau dépasse la barre des 5 000 euros (Palmer, né au Gaec du Rasais de Fain-lès-Moutiers, a pris la direction de la République Tchèque, vers le groupe Adaz, qui s’est procuré quatre veaux lors de cette édition). La vente en ligne a très bien fonctionné puisqu’elle a permis trois transactions : une dans l’Indre, une autre en Vendée et une troisième en Côte-d’Or, et plus précisément à Saussey, à l’EARL de la Bretonnière qui était en pleine période de vêlages vendredi dernier. Six charolais sont partis à la mise à prix de 2 600 euros. Deux veaux ont dépassé le seuil des 4 000 euros, sans dépasser celui des 5000 : Odorat, né à l’exploitation agricole du lycée de Quetigny, a été acheté 4 250 euros par le Gaec Lechenault frères de Saint-Thibault, Oneil ; issu de l’EARL Dominique Compot (58), a été vendu à Roland Blaizeu (85, vente en ligne).

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