Abonnement Nous Contacter Participer Petites annonces Publications légales Extranet

COTE D'OR

[Article mis en ligne le 06-02-2020]

Irrigation

Une campagne en préparation

photo article
Les demandes de prélèvements sont en légère hausse pour 2020.
Les membres du bureau de la Chambre d’agriculture ont axé leurs échanges sur le dossier irrigation lors de leur dernière réunion.
Les irrigants de Côte-d’Or avaient la possibilité, jusqu’au 4 novembre, de faire remonter leurs besoins pour la campagne 2020. Près de 200 dossiers complets (194, exactement) ont été renvoyés à la Chambre d’agriculture, pour une demande totale portant sur un peu plus de 6,9 millions de mètres cubes (augmentation de 3 % par rapport à l’an passé). «Huit nouveaux irrigants, maraîchers, se sont manifestés cette année. Dans le même temps, les habitués ont souvent formulé des besoins un peu plus importants», indique Nicolas Michaud, élu en charge du dossier irrigation. À noter que, sur le volume total, un million de mètres cubes concerne les associations syndicales autorisées (Asa) et 41 % de l’eau se destinent aux légumes et aux semences.

Quelle utilisation ?
Cette démarche administrative est une chose, son application sur le terrain en est une autre. «En 2019, il a été très compliqué d’irriguer avec les nombreuses restrictions que le département a connues», explique Nicolas Michaud, «les premiers arrêtés sont tombés en juin. Au total, huit cellules de veille se sont succédées, l’intégralité du département était en rouge en septembre. Les mesures n’ont été levées que le 5 novembre. Les irrigants ont pu irriguer quand l’eau retombait du ciel…». Trente-cinq des 188 exploitations qui avaient fait la demande d’irriguer en 2019 n’ont finalement rien consommé. Sur la période avril - octobre 2019, 3,4 millions de m3 ont été consommés, pour un total de 5,7 millions de m3 attribués (hors Asa).

Recherche de solutions
Cette réunion des membres du bureau de la Chambre d’agriculture a été l’occasion de refaire la part belle aux retenues d’eau, qui résoudraient bon nombre de problèmes dans le département. Surtout dans les secteurs où les volumes attribués flirtent avec les volumes prélevables en période d’étiage. Cela laisserait la possibilité d’installer de nouvelles exploitations en maraîchage, pour répondre à la demande croissante d’approvisionnement local. Un point a d’ailleurs été dressé sur les projets en cours en Côte-d’Or. «Il en existe une dizaine, douze exploitants sont parfois concernés», relève Nicolas Michaud, «certains projets sont déjà bien avancés, mais tous n’iront probablement pas au bout. En effet, les montants de telles réalisations peuvent devenir très importants et nous n’avons aucune garantie aujourd’hui sur les cofinanceurs. La question sur la rentabilité de ces investissements est donc bien réelle et représente un frein dans la démarche des agriculteurs. Je le redis ici : les politiques ne nous aident pas beaucoup dans ces dossiers. De belles paroles sont la plupart du temps prononcées mais il n’y a plus grand monde quand il s’agit d’ouvrir le tiroir-caisse… Des soutiens à hauteur de 80 % étaient encore obtenus il y a quelques années, je pense notamment aux réalisations des Asa de la Biètre et du Bas Mont. Aujourd’hui, nous serions forcément loin de ce soutien. Nous nous renseignons sur ce que font les autres régions. Nous devons explorer toutes les pistes possibles pour aller chercher des financements dignes de ce nom».

Aurélien Genest

photo article

Station d’évaluation de Créancey - Le concert d’Obispo

[En ligne le 13-02-2020]

photo article

ZDS - La définition d’une injustice

[En ligne le 06-02-2020]

photo article

Agri-Ressources 21 - Pour tout type de main-d’œuvre

[En ligne le 06-02-2020]

RECHERCHE

ÉDITION N°1565

La une

LIENS EXTERNES

METEO

PUBLICITE

votre publicité

NEWSLETTER

Inscrivez vous à la Newsletter pour être toujours informé

Réseaux