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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 09-01-2020]

Témoignage

« Il faut coller à notre époque »

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Mauricette Besançon assume la gérance du journal depuis plus de dix ans.
Gérante de Terres de Bourgogne depuis 2008, Mauricette Besançon considère que le journal a fait la preuve de ses capacités d’adaptation mais qu’il doit aussi poursuivre dans cette voie, où tout s’accélère aujourd’hui. Demeurer un outil fiable et crédible au service des agriculteurs, s’ouvrir sur la société, s’approprier les moyens de communication modernes, tel est le défi.
Comme nombre d’abonnés du monde agricole, Mauricette Besançon a grandi avec la Côte-d’Or Agricole, ancêtre de Terres de Bourgogne né en 1990. Ce journal faisait partie de son quotidien familial et professionnel. Mais le jour où, fin 2008, on lui a proposé d’en prendre la gérance, en succédant à Bénigne Louet, elle confesse qu’elle y est allée «un peu à l’aveugle.» Lire un journal est une chose, mais participer à sa vie, de l’intérieur, c’en est une autre. « Par cette expérience, j’ai découvert une réalité inédite, avec ses composantes, ses contraintes... C’est une équipe qui travaille et fabrique un journal chaque semaine. J’ai choisi de m’impliquer en faisant en sorte de participer à l’évolution d’un média dont j’ai toujours été persuadée de l’importance dans la vie des exploitants agricoles. » Au quotidien elle conjugue donc les impératifs de sa vie d’agricultrice avec ceux de la bonne marche d’une entreprise qui se doit d’être rentable et évolutive. « L’évolution, c’est une donnée très importante, en particulier dans le domaine de la communication», note-t-elle, «faute de quoi, on végète. Un journal doit être perpétuellement en mouvement, on se doit d’être à l’affut des attentes de nos lecteurs. C’est notamment la raison pour laquelle nous lançons actuellement une étude auprès de notre lectorat afin de mieux connaître ses attentes. Mais dès 2009, nous avions revu la charte du journal, et, ces dix dernières années, nous avons constamment été en questionnement par rapport à ce que nous produisons. Il faut se rappeler qu’en 1990, il n’y avait pas internet, encore moins les réseaux sociaux.Aujourd’hui, l’information circule très vite. »

Être réactif sans être superficiel
Dans ce contexte, rendre compte des réalités diverses et variées du monde agricole sur trois départements, en servant de lien entre des générations différentes, des univers professionnels parfois très éloignés les uns des autres, sur des zones géographiques qui ont chacune leur particularité, n’est pas un exercice simple. « À présent», poursuit Mauricette Besançon, «nous devons composer avec des informations qui arrivent très vite, en continu, émanant de sources multiples et qui nous obligent à être réactifs, et, en même temps, apporter notre plus-value, notre expertise, notre capacité à donner du fond et à ne pas rester à la surface des choses.» L’exercice peut faire penser à un grand écart permanent et, en tant que gérante, Mauricette Besançon considère qu’on ne peut progresser sans avoir en permanence cette réalité en tête. «À cela s’ajoute que même en étant un média local, on doit pouvoir mettre en perspective des événements de portée mondiale, qui peuvent avoir un impact sur nos territoires, tout simplement parce que nous vivons aujourd’hui dans ce monde-là, où l’interdépendance est reine. C’est notre travail d’expliquer à nos lecteurs ce lien entre le coin de la rue et l’autre bout de la planète... Ce qui est nouveau, à présent, c’est la prise de conscience qu’un journal comme le notre doit assurer une mission de communication au-delà des frontières de l’univers agricole, auprès du grand public. C’est la prise en compte d’une réalité qu’on ne ressentait pas, il y a dix ou quinze ans. Cette réalité, c’est la fracture qui existe dans les campagnes entre agriculteurs et citoyens qui, parfois, n’ont plus aucun lien avec l’agriculture. On en arrive à des situations tendues, à des jugements hatifs proférés par des gens qui, souvent, n’y connaissent rien. Tout cela est accentué par les réseaux sociaux qui ne favorisent pas la nuance et le recul nécessaire. La version actuelle de Terres de Bourgogne doit s’approprier ces modes de communication, pour porter une parole avec la même efficacité que celles et ceux qui diffusent des informations fantaisistes ou simplistes, des « fake news »...Terres de Bourgogne, c’est aujourd’hui une volonté de montrer le monde agricole sous un jour positif, de révéler ses capacités à innover, à inventer, à faire émerger de nouvelles solutions. Un projet enthousiasmant, pour les trente prochaines années !

Berty Robert

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