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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 02-01-2020]

Syndicalisme

Une semaine bien chargée

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Samuel Bulot, secrétaire général de la FDSEA
La FDSEA a enchaîné trois réunions la semaine dernière. Samuel Bulot, secrétaire général, évoque ces rendez-vous auxquels étaient également associées la Chambre et les JA.
- Vous avez reçu, dans un premier temps, les parlementaires lundi à la maison de l’agriculture.
«Nous avons pris cette habitude depuis un petit moment déjà. L’idée est de les rencontrer une fois par trimestre pour les tenir informés de l’actualité agricole et parler avec eux de nos différentes problématiques. Aussi et surtout, il est important de se voir régulièrement pour maintenir la pression syndicale et s’assurer que nos dossiers ne sont pas oubliés. Cette réunion du 16 décembre a été l’occasion de parler des revenus des agriculteurs, encore une fois en berne. Les États généraux de l’alimentation n’ont encore rien amélioré. Pire, ils risquent d’engendrer des surcoûts et des complications, je pense notamment à la partie phytosanitaire. Il y a encore beaucoup de travail à réaliser, nous devons maintenir la pression auprès de l’interprofession. Le rapport de force est d’ailleurs inégal avec cette dernière, nous l’avons rappelé aux parlementaires. Parmi les autres sujets abordés, il y avait aussi celui de la gestion de la ressource en eau. Nous allons sonder notre réseau d’adhérents pour dresser un inventaire précis des projets dans le département, dans l’idée que ces réalisations soient soutenues par les parlementaires. Tout le monde reconnaît la nécessité d’agir et de constituer des réserves, c’est déjà un point positif. Les zones de non-traitement et l’arrêt du glyphosate ont également alimenté nos discussions mais rien n’est encore statué. Nous ne savons toujours pas ce que le gouvernement nous réserve ».

- Jeudi matin, vous aviez rendez-vous à la préfecture. Quel était le programme ?
«Le directeur de cabinet nous a présenté l’observatoire départemental de l’agribashing, dont l’installation a été commanditée dans tous les départements par le ministère de l’Intérieur. En plus des OPA, il y avait la DDT, la DDPP, les douanes, les chefs de la Gendarmerie et de la Police. Cet observatoire ambitionne de lutter contre l’agribashing et contre les incivilités dont pâtissent les exploitants agricoles, comme les vols dans les exploitations. Ces deux axes sont totalement différents selon moi, mais ils sont apparemment à travailler dans un même dossier. D’un côté, nous devons davantage communiquer sur nos pratiques agricoles pour mettre un terme à cet agribashing. De l’autre, toutes les attaques commises contre les agriculteurs doivent être punies, nous avons insisté là-dessus. Cette année 2019 a vu une multiplication des insultes et empoignades sur le terrain, c’est inadmissible. Des gens ne supportent pas que les agriculteurs fassent du bruit, de la poussière, ou sortent leur pulvérisateur… J’espère que la justice jouera son rôle ».

- Vous aviez, enfin, un rendez-vous à la DDT jeudi soir pour parler des dégâts de gibier.
« En effet, la situation est catastrophique dans le département, il n’y a jamais eu autant de sangliers, nous les voyons partout, même en pleine journée. Nous avons dit et redit notre position : la profession agricole est fermement opposée au retour de l’agrainage, pourtant demandé avec insistance par les chasseurs sous prétexte que les populations se maintiendraient dans les bois. Cela est inconcevable, tout le monde sait pertinemment que nourrir des laies à cette période les rendrait encore plus prolifiques. Les dégâts seraient encore plus importants l’an prochain, c’est dire… Dans le temps, il n’y avait pas de bandes aussi importantes qu’aujourd’hui. Dans des petites chasses communales, il ne se tuait pas trois, quatre ou cinq cochons chaque week-end. La situation ne peut plus rester telle qu’elle est. Nous demandons l’arrêt du plan de chasse sanglier car, depuis qu’il existe, les populations n’ont jamais cessé d’augmenter. Pour ne rien arranger, les hivers que nous connaissons sont propices à une bonne reproduction ».
Propos recueillis par AG
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