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NIEVRE

[Article mis en ligne le 19-12-2019]

Élevage

La planification, un intérêt économique important

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De gauche à droite : Jean-François Metton, technico-commercial, François Couteaudier, l’éleveur et Estelle Petit, technico-commerciale de la coopérative Sicarev Coop.
La section « Éleveurs nivernais » de la coopérative Sicarev Coop, accompagne une majorité de ses adhérents vers des productions en démarches de qualité (Label Rouge, IGP Charolais de Bourgogne, Filière Qualité Carrefour, Moy Park, Casino…) qui leur apportent une valeur ajoutée et ainsi un meilleur revenu tout au long de l’année. Exemple avec François Couteaudier, installé à Ville-Langy.
François Couteaudier, polyculteur-éleveur sur la commune de Ville-Langy est à la tête d’une exploitation agricole de 440 ha : 230 ha sont en culture (avec une rotation colza, blé, orge et maïs) et 210 ha en prairies permanentes. Il gère également un troupeau de bovins allaitants Charolais de 260 mères. 80 % de sa reproduction est faite par insémination artificielle que l’éleveur réalise lui-même. Ces dernières débutent en février pour des vêlages prévus au mois de novembre. Dans sa conduite, les premières inséminations ont lieu pour les vaches à partir de 45 jours après le vêlage. L’objectif étant de respecter l’involution utérine qui diminue les risques d’avortements précoces pouvant entraîner un retard sur le cycle de reproduction. Toutes les génisses et les vaches après vêlages dont les chaleurs ne sont pas venues naturellement sont synchronisées au bout de 70 jours. 35 jours après les dernières inséminations, toutes les femelles sont échographiées avant la mise au pré. François Couteaudier a un taux de renouvellement de 37 % ce qui est largement supérieur à la moyenne du département qui se situe entre 20 à 25 %. Par ailleurs, dès qu’il y a un accro au vêlage, ce dernier n’hésite pas à réformer ses vaches. «Cela me permet de ne pas perdre de temps, et de ne pas nourrir à perte une bête qui ne serait pas productive» explique l’éleveur. De plus, cette pratique permet d’engraisser de jeunes femelles Charolaises, correspondant pleinement aux cahiers des charges des filières dans lesquelles l’éleveur est engagé. 15 à 20 génisses de 18 mois ne sont pas destinées à la reproduction et sont valorisées en génisses rajeunies (Babynette). Pour les mâles, l’éleveur en sèvre environ 120 à l’année.

Un cahier des charges précis pour chaque catégorie
L’objectif étant de les engraisser afin d’obtenir des carcasses de 420 kg. Cependant, au mois de décembre, pour des raisons de places en bâtiment, François Couteaudier commercialise une vingtaine de broutards en vif destinés à l’export, Italie ou pays Tiers, selon l’opportunité.

François Couteaudier est adhérent à la coopérative Sicarev Coop section «Éleveurs Nivernais». Il valorise une partie de ses génisses Charolaises, de classement R, R+ âgées de 16 à 36 mois pour un poids de carcasse de 300 à 380 kg. Les avants sont destinés au marché de la restauration rapide, les arrières dans la grande distribution. L’éleveur en fournit ainsi entre 15 à 20 par an à la section. «J’essaie également de valoriser mon cheptel vers d’autres démarches de qualité. Je suis par exemple engagé en Label Rouge et en IGP Charolais de Bourgogne» précise François Couteaudier. «Au sein de notre section, l’une des premières conditions, est d’être adhérent et apporteur à 100 % à la coopérative Sicarev Coop pour bénéficier au maximum des plus-values. Quelles que soient les filières, nous sommes sur un système de planification, c’est la raison pour laquelle nous devons avoir des apporteurs fidèles afin d’anticiper la commercialisation des offres et de mieux satisfaire la demande. Il est impossible de labelliser des bovins à un éleveur au dernier moment sans un engagement préalable» explique Jean-François Metton, technico-commercial au sein de Sicarev Coop. «L’intérêt de cette production de jeunes femelles (Babynette) est la garantie du prix. Le prix payé à l’éleveur est de 4 euros du kilo de carcasse toute l’année. Toutefois, il doit répondre impérativement au cahier des charges évoqué précédemment. Un diagnostic environnemental/bien-être animal doit être réalisé sur l’exploitation avant l’abattage des génisses. Pour les autres débouchés l’éleveur peut toucher des niveaux de plus-value important selon son niveau de fidélité. Dans le cas de François Couteaudier, il touche en moyenne pour l’ensemble de ses vaches de viande, 0,25 euro de plus-value en complément du prix de la grille hebdomadaire» ajoute Estelle Petit, technicienne à Sicarev Coop. Toutes ces données commerciales sont traitées par les techniciens afin de rendre à l’éleveur, un bilan commercial tous les trimestres. Ce qui permet à la fois à la Coop mais aussi à l’éleveur de faire le point sur leur collaboration.

Théophile Mercier

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