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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 19-12-2019]

Diversification

Les bonnes idées

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Virginie Pabiou
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Jean-Baptiste Goulier
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Véronique Laville
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Vincent Garnier
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Stéphane Lacombe
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La Ferme de la Motte Giron
Un marché de Noël s’est tenu la semaine dernière à la Maison de l’agriculture à Bretenière. L’occasion de rencontrer plusieurs producteurs locaux.
Les créations de Gouliche
Virginie Pabiou, technicienne au Groupement de défense sanitaire, avait également un stand à la Maison de l’agriculture. Passionnée de loisirs créatifs depuis son plus jeune âge, cette habitante de Marsannay-la-Côte a créé une autoentreprise il y a un an et demi, tout en gardant son activité professionnelle au GDS. Virginie créé tout type de produits à base de Fimo, une pâte polymère qui durcit en chauffant. Des bijoux, des boules de Noël personnalisées et personnalisables, des petites cuillers, des range-écouteurs ou encore des boîtes à secrets étaient proposés le 10 décembre. «La majorité de mes produits est vendue via internet et la page Facebook Ateliers Créations Gouliche. Je participe aussi à plusieurs marchés, comme celui du Conseil départemental il y a quelques jours. J’invite les enfants à réaliser leurs propres créations sur le stand, des ateliers anniversaire sont également proposés chez moi ou chez les personnes intéressées ! Le réseau Bienvenue à la ferme a gentiment accepté que je vienne ici aujourd’hui, malgré le fait que je ne suis pas adhérente». Dans ses heures consacrées au GDS, Virginie Pabiou intervient sur le terrain pour aider les éleveurs en difficulté, la technicienne gère la filiale Farago, le dossier de la qualité de l’eau et travaille sur l’identification avec le pôle élevage de la Chambre d’agriculture.

Aux Goûts Liés
Jean-Baptiste Goulier, ancien responsable du pôle «productions végétales annuelles» de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or, faisait son retour à Bretenière à l’occasion de ce marché. Le jeune homme de 30 ans s’est reconverti producteur de pains fermiers à Marcilly-Ogny, un petit village entre Pouilly-en-Auxois et Saulieu. C’est sans doute lors de ses études à AgroParisTech, une école d’ingénieur agronome en région parisienne, que son histoire avec le pain a commencé : «À l’époque, j’avais rencontré plusieurs paysans boulangers lors d’un stage dédié à la filière céréales bio. Leur modèle de production m’avait beaucoup plu. En rentrant chez moi, j’avais acheté un petit moulin à meule de pierre pour me tester !»
Retours très positifs
Jean-Baptiste Goulier transforme aujourd’hui en pains et en brioches le blé produit sur sa ferme. Des pains spéciaux au lin, tournesol, sésame et pavot font également partie de ses réalisations. «L’idée est de laisser fermenter le pain suffisamment longtemps pour révéler le mieux possible ses arômes et avoir une meilleure conservation», indique le producteur, dont la commercialisation a débuté durant la deuxième quinzaine de novembre. Jean-Baptiste Goulier a organisé le 7 décembre une porte ouverte en accueillant près de 250 personnes. Les retours ont été extrêmement positifs : les 280 pièces de pains et 80 brioches préparées pour l’occasion ont toutes trouvé preneur dans la journée. Le gérant de la société «Aux Goûts Liés» transforme sa production le mercredi et le vendredi : «j’ai deux points de vente à Pouilly-en-Auxois : la Maison de pays et l’Épicerie-Comptoir qui se trouve devant l’église. Je vends aussi à la ferme ces deux mêmes jours entre midi et deux. J’habite Verrey-sous-Dréé, à côté de Sombernon, où je propose mes produits de 17 heures à 19 heures, toujours le mercredi et le vendredi».
Conversion bio
Diplômé d’AgroParisTech en 2013, Jean-Baptiste Goulier était devenu conseiller en grandes cultures à la Chambre l’année suivante, avant de succéder à Damien Ronget au poste de responsable du pôle «productions végétales annuelles» en 2016. Le Côte-d’Orien a quitté ses fonctions fin mai 2019 pour aller développer la transformation de son blé. «La ferme familiale était passée en activité secondaire en 1991 avec l’arrêt de l’élevage. Nous avions maintenu une petite surface, environ 25 ha, durant une dizaine d’années. Je me suis installé en double activité en 2017, j’avais pu gagner cinq hectares. Cela restait une toute petite surface, il fallait donc créer de la valeur ajoutée, la transformation du blé me convenait parfaitement bien. Avec un hectare de blé, à 20 q/ha car je suis en conversion bio, je peux produire deux tonnes de pain, soit environ 4 000 pains. J’ai bénéficié d’aides Feader pour mes investissements, en lien avec la construction du fournil». Contact : 06 16 32 72 49, www.auxgoutslies.com

Envies d’endives ?
Ce marché de Noël a réservé son lot de surprises. Des endives produites en Côte-d’Or, et plus précisément à Tanay près de Mirebeau-sur-Bèze, étaient proposées par Véronique Laville, de l’EARL des Houblonnières, qui vendait ici sa toute première production : «Mon mari et moi sommes en polyculture-élevage, nous nous diversifions depuis début novembre. Notre idée était d’élargir la gamme de légumes que l’on peut trouver au niveau local. Les endives étaient une piste à creuser. Certains maraîchers côte-d’oriens en produisent déjà, mais la production reste marginale. Nous nous sommes lancés après avoir rencontré plusieurs producteurs».
Véronique Laville opte pour le forçage d’endives, une technique de culture qui vise à faire pousser les plantes en dehors de leur saison normale de croissance : «un producteur de chicorées, basé près de Troyes, nous fournit en racines. Après les avoir réceptionnées, nous les stockons dans une chambre froide à 2 °C pendant une semaine, puis durant toute la période qui va précéder le forçage, entre décembre et mars. La technique utilisée est le forçage hydroponique, les endives sont cultivées dans un système hors-sol, dans des caisses équipées d’un système d’arrosage chauffé, en pleine obscurité, avec une forte hygrométrie durant 21 jours. Vient ensuite l’heure de la récolte !» La capacité de production de l’EARL des Houblonnières s’élève à 500 kg d’endives par semaine. Les exploitants ont la possibilité d’étaler leur production de novembre à avril. Les premières endives se retrouvent aujourd’hui au drive fermier de Dijon et à la ferme du Château à Chevigny-Saint-Sauveur. «Nous allons essayer d’en écouler chez plusieurs magasins de producteurs. Nous ouvrons également les portes de notre ferme chaque samedi matin», indique Véronique Laville, qui enchaîne les démarches pour intégrer le réseau Bienvenue à la Ferme. L’exploitation a investi dans du matériel spécifique pour mener à bien sa nouvelle activité : «nos bâtiments se trouvent sur la commune de Viévigne, nous nous sommes équipés d’une chambre froide, d’une chambre de forçage, d’une salle de préparation et de récolte».

À la bonne huile
Vincent Garnier, agriculteur à Ouges, a fait le court déplacement à la Maison de l’agriculture pour proposer son huile de colza, vierge et pressée à froid, proposée dans des bouteilles de 75 cl. Cet exploitant spécialisé en grandes cultures et en oignons s’est lancé dans cette activité de diversification au printemps. «Je livre un petit-cousin en graines de colza depuis près de cinq ans. L’an dernier, je lui ai demandé s’il pouvait m’en presser pour faire un essai de commercialisation, tout est parti de là !» Vincent Garnier a déjà vendu plus de 2000 bouteilles depuis le mois de mars.
Ses produits sont notamment disponibles à Magapomme à Bretenière et à l’EARL Le Breuil à Fénay. «Je livre également à plusieurs comités d’entreprise et dans trois épiceries dijonnaises. La famille et les proches me permettent aussi de vendre un certain nombre de bouteilles !», indique le Côte-d’orien, bien motivé à développer cette nouvelle activité si les prochains mois se poursuivent sur la même dynamique. Vincent Garnier étudie aussi l’hypothèse d’acquérir son propre matériel de transformation : «mon cousin, qui est basé dans le Jura, va prochainement passer en bio et il ne sera plus possible de faire appel à ses services. J’ai fait chiffrer une installation à une première huilerie, mais les montants annoncés sont beaucoup trop importants pour moi. Je vais demander d’autres devis dans les mois à venir», précise celui qui devrait, lui aussi, rejoindre d’ici peut le réseau Bienvenue à la ferme. Contact : 07 78 10 06 46, huilededijon@gmail.com

La bonne recette
Stéphane Lacombe, éleveur à Source-Seine, proposait notamment de la pâte à tartiner au caramel beurre salé : «Je transforme une partie du lait des 70 vaches montbéliardes de notre ferme. Cela fait deux ans que je travaille sur les recettes, j’ai commencé les marchés depuis peu pour développer la commercialisation». Le jeune Côte-d’Orien de 26 ans ne se destinait pas forcément à rejoindre l’exploitation familiale après ses études : «j’ai fait trois ans de pâtisserie et un an en cuisine ! Finalement, la mentalité hôtelière n’est peut-être pas faite pour moi. Cela fait cinq ans que je suis revenu au Gaec de Blessey. Cela n’a pas été un grand changement pour moi car j’y travaillais déjà tous les week-ends et durant les vacances scolaires. Je me sers aujourd’hui de mon expérience professionnelle pour mener à bien cette activité de diversification. Les investissements réalisés sont plus que modérés. Cela tombe plutôt bien : j’étais déjà un peu équipé avec mes anciennes fonctions».
Les débuts de ce nouvel adhérent Bienvenue a la ferme sont très prometteurs : «la clientèle est très intéressée par des produits 100 % fermiers. La pâte à tartiner est particulièrement prisée en cette période de fêtes, c’’est le moment idéal pour manger des crêpes et des gaufres. Le produit est facile à offrir et à transporter, car il ne nécessite pas de glacière ou d’autre équipement. Les gens l’achètent facilement. Nous avons participé à plusieurs marchés de noël autour de chez nous, nous allons continuer sur le même rythme, mais le facteur limitant sera inévitablement le temps. Nous n’en avons déjà pas beaucoup. En ce moment, c’est peut-être la période la plus creuse de l’année, car nous n’intervenons plus beaucoup dans nos grandes cultures, menées en bio comme notre cheptel. Si nous recrutons un nouvel associé à l’avenir, nous pourrons éventuellement développer la fabrication et la commercialisation des produits». En plus de la pâte à tartiner, des macarons, du chocolat et des kouglofs étaient proposés par Stéphane Lacombe, au plus grand plaisir du personnel de la Maison de l’agriculture, qui s’est laissé tenter à plusieurs reprises. Contact : 03 80 35 02 62.

De bons œufs frais
La Ferme de la Motte Giron, située entre Dijon et Corcelles-les-Monts, proposait ses bons œufs frais au personnel de Bretenière. «Nous élevons 240 poules en plein air, nourries avec nos céréales», indique Andréa Debard, installée depuis 2018 avec Romain Duthu. L’intégralité des œufs est vendue directement sur l’exploitation, le mercredi et le vendredi de 16 h 30 à 19 heures et le samedi de 10 heures à 12 h 30. La ferme de la Motte Giron envisage d’ouvrir un magasin de producteurs. Renseignements : page Facebook «Ferme de la Motte Giron».
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