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BOURGOGNE

[Article mis en ligne le 21-11-2019]

Alimentation mondiale à l’horizon 2050

La production agricole devrait augmenter mais avec mesure

Pour répondre à l’accroissement de la population, la production agricole devrait non seulement augmenter de 50 % d’ici 2050 mais aussi s’adapter à la nouvelle demande des consommateurs de plus en plus attentifs aux techniques de production.
Selon une étude commandée par le Parlement européen sur les tendances à long terme des marchés agricoles et alimentaires, la production agricole devrait augmenter de 50 % d’ici à 2050 pour nourrir la population mondiale croissante. À cette date, celle-ci va atteindre 10 milliards d’individus soit 2,3 milliards de plus qu’aujourd’hui. La croissance de la demande concernera tous les produits qu’ils soient d’origine végétale ou animale. Mais des modifications importantes apparaîtront dans la structure de la consommation et les habitudes alimentaires vont évoluer différemment selon les diverses parties du monde. L’étude projette une diminution de la consommation des produits d’origine animale dans les pays les plus développés. Alors que dans les autres parties du monde, en développement, la demande en produits d’origine animale va nettement progresser, qu’il s’agisse des viandes, des produits laitiers, ainsi que le sucre et les huiles végétales.
L’évolution va être inverse dans les pays plus riches. Dans ces pays la demande en viandes bovines et porcines va diminuer ainsi que celle des produits laitiers. En raison des critiques adressées aux élevages, les soucis pour le climat et la recherche d’une alimentation plus saine, les consommateurs s’orienteront davantage vers les légumes, les fruits, les céréales et les protéagineux. En outre, les consommateurs des pays industrialisés ne changeront pas uniquement leur mode de consommation, ils se préoccuperont de plus en plus des techniques de productions agricoles. Ils auront tendance à privilégier les produits bios et locaux. Mais cet intérêt pour les méthodes de productions « douces » peut jouer en défaveur les agriculteurs qui utilisent des techniques que les consommateurs n’acceptent pas comme le génie génétique par exemple.

Un chemin médian
Pas de productivisme démesuré donc. Si jamais le secteur agricole se mettait à augmenter la production de manière importante, sans tenir compte des attentes sociétales, les dégâts concernant le climat et l’environnement seraient très graves, note l’étude. La concurrence sur les ressources rares, l’eau et la terre, deviendrait insupportable. Un productivisme débridé augmenterait les émissions agricoles de gaz à effet de serre. Avec une orientation aussi unilatérale, les sécheresses et les inondations viendraient mettre en cause l’objectif visé. Ainsi l’étude propose un chemin médian, entre productivisme et durabilité. Les auteurs considèrent qu’une augmentation de la production de 50 % est possible. Mais ils soulignent toutefois que pour atteindre cet objectif, la population devra accepter les nouvelles techniques de sélection. Les pays européens devront consacrer davantage de crédits à la recherche agricole. Quant à la Politique agricole commune, elle devrait créer des incitations dans les exploitations agricoles, pour l’introduction d’innovations ménageant l’environnement et augmentant la production. À cause de la demande croissante d’aliments jusqu’en 2050, l’étude estime qu’on ne peut tabler sur uniquement de la production bio, ou s’en tenir à la traditionnelle petite exploitation agricole.

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Les consommateurs boudent la viande labellisée « bien être animal »

Danemark
A contrario de l’étude précédente, la viande labellisée « bien être animal » aux Pays-Bas connaît un succès mitigé. Deux ans après l’introduction du label sur le bien-être animal, le groupe Danish Crown a dénoncé un certain nombre de contrats avec les éleveurs de porcs, faute de demande suffisante. À l’origine le label avait été positivement salué par le commerce, les médias, les consommateurs et même par l’Union européenne. Dans la distribution alimentaire la viande ainsi labellisée représentait au bout de six mois, un quart de l’assortiment. Depuis, cette proportion est en diminution, surtout dans certaines catégories de viandes, ce qui a conduit Danish Crown à dénoncer une partie de ses contrats avec les éleveurs pour cette production. Le groupe s’est déclaré forcé à prendre cette décision faute de débouchés suffisants. Le syndicalisme agricole danois L&F est déçu par cette évolution et en rend les consommateurs coresponsables. Ceux-ci réclament constamment des améliorations dans les élevages, et ne se montrent, cependant, pas prêts à les soutenir suffisamment par leurs achats.

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