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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 14-11-2019]

Dijon Céréales

L’export, débouché incontournable pour les céréales régionales

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«Malgré les chemins sur lesquels on voudrait nous emmener, la France est un grand pays exportateur et doit le rester», a déclaré Pascal Demay, directeur céréales.
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Une salle bien garnie, comme chaque année.
La conférence des marchés de Dijon Céréales a mis l’accent sur l’importance de l’exportation, la semaine dernière à Dijon.
Plus de 150 agriculteurs ont répondu à l’invitation de Dijon Céréales mercredi 6 novembre, à l’occasion de la traditionnelle conférence des marchés de la coopérative. Ce rendez-vous, qui fêtait cette année sa onzième édition, s’est essentiellement penché sur l’importance de l’exportation, à l’heure où la moitié des céréales produites en Bourgogne Franche-Comté franchissent les frontières de l’hexagone. «L’export est un débouché incontournable, il est essentiel pour l’économie de l’agriculture française et régionale. C’est un facteur clé de la valeur ajoutée de nos productions, même si tout le monde parle de l’agriculture locale», a souligné Marc Patriat, président de Dijon Céréales, en rappelant les investissements réalisés depuis 20 ans à Fos-sur-Mer via les coopératives de Cérévia, pour répondre à l’enclavement de notre région et s’ouvrir aux marchés extérieurs. Pour Pascal Demay, directeur céréales de la coopérative, l’export est un sujet d’autant plus important que la Côte-d’Or «dispose d’un bassin de consommation industrielle relativement limité». Dans un contexte où la meunerie française marque le pas, «la consommation intérieure recule d’un à deux points par an, cette baisse commence à peser. Nous devons conforter nos marchés nationaux mais aussi vendre nos produits de qualité à l’export. Vers l’Algérie et les pays tiers, sachant que nous y sommes en concurrence avec la Mer Noire et qu’ils cherchent surtout du prix, mais aussi vers l’intra UE (Italie, Grèce) où notre qualité et notre traçabilité sont porteuses de valeur ajoutée».

Rien n’est acquis
Plusieurs experts des marchés internationaux sont intervenus lors de ce rendez-vous, parmi lesquels Arthur Portier, de la société Agritel. Il a rappelé les volumes conséquents de blés en France en 2019 et le nécessaire débouché de l’export en face. La baisse du taux de protéines des blés constatée en France depuis plusieurs années est toutefois «inquiétante» selon lui. «Elle est étroitement liée à des décisions prises au plus haut rang, je pense notamment à la directive nitrates». Il explique cependant que, si l’on compare la nature des protéines, un blé à 11,5 en France peut valoir un blé à 12,5 points des Russes. «Mais les pays étrangers ont des exigences bien précises en termes de qualité et cet écart de taux ne nous aide pas. Il faut poursuivre la recherche variétale et arrêter de se mettre des freins législatifs en Europe. Les échanges avec l’Afrique, continent en pleine explosion démographique où les Russes, président Poutine en tête, ont désormais bien mis le pied, sont essentiels !» L’analyste a également appelé les agriculteurs à ne pas trop jouer sur la rétention quand la demande, pour cette année 2019, est bien là et les prix ont progressé depuis les semis. «Grâce à notre logistique, nous sommes plus compétitifs actuellement».

Les orges, un micro-marché
Julien Darley et Alexandre Jonet (Granit Négoce) ont proposé un focus sur le marché de l’orge de brasserie, un petit marché à l’échelle mondiale avec ces 26 millions de tonnes (sur les 150 millions de tonnes d’orges mondiales, 1,1 milliard de tonnes en maïs, 760 millions de tonnes en blé…) et les quatre grands acteurs mondiaux du malt. Les deux spécialistes ont estimé qu’il faut mettre plus en avant la qualité de nos orges sur des marchés export comme la Chine, vis-à-vis de l’offre australienne ou canadienne moins qualitative. «Globalement, il y a une attente sur nos orges d’hiver auprès du marché chinois, valorisons-les !», ont-ils estimé.

Dans une analyse finale détonante, Jean-Philippe Everling a rappelé combien le contexte a changé entre la France céréalière d’il y a 50 ans (importation de blé dur algérien, exportation vers la Russie) et des marchés mondialisés où elle doit se placer quand la France y représente peu en termes de volumes. Il faut se distinguer via nos savoir-faire et la qualité durable de nos productions. «Mais vous producteurs, avez des opportunités car vous êtes à l’origine des filières. La distribution a besoin des transformateurs et des producteurs pour répondre, avec du respect mutuel au sein des filières, aux attentes de qualité et de durabilité des consommateurs de France et d’ailleurs».
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