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YONNE

[Article mis en ligne le 07-11-2019]

Concours charolais d’Avallon

Une 57ème édition qui attire toujours autant

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Le concours charolais a eu lieu à Avallon. Les juges ont pris le temps d’observer les animaux pour déterminer les vainqueurs de chaque catégorie.
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Le concours de jugement de bétail par les Jeunes agriculteurs était aussi au programme de la journée.
Le 2 novembre a eu lieu la 57ème édition du concours interdépartemental de bovins reproducteurs de race charolaise, organisé par le Syndicat charolais de l’Yonne, à Avallon. Un événement qui intervient aussi dans un contexte délicat pour les éleveurs où l’échange entre eux est important afin de trouver des solutions.
Le samedi 2 novembre s’est déroulé la 57ème édition du concours interdépartemental de bovins reproducteurs de race charolaise, organisé par le Syndicat charolais de l’Yonne, à Avallon. Pour l’occasion, 11 éleveurs et 70 mâles et femelles charolais étaient présents, de l’Yonne mais aussi de l’Auxois. «Cette année, un grand nombre d’éleveurs de Côte-d’Or sont revenus et ça donne un peu plus de consistance à notre concours», se réjouit Jean-Louis Riotte, président du Syndicat charolais de l’Yonne. «Tous les animaux présents sont de très haut niveau», assure-t-il.
Durant toute la matinée, les juges venus de Saône-et-Loire, de la Haute-Marne et de la Nièvre ont pu observer les animaux. «Il leur est demandé de classer les animaux en fonction de leur potentiel de développement et de leur potentiel de viande», explique Jean-Louis Riotte. «Aussi, ce sont des reproducteurs, donc il faut qu’ils aient l’aplomb parfait pour assurer la saillie. Et qu’ils correspondent aux critères de race liés à la reproduction des taureaux. Chaque éleveur fait très attention à ces critères de race pour assurer la bonne production des taureaux».

Des chevaux et des moutons présents
Des éleveurs de chevaux et de moutons étaient également présents avec quatre juments, quatre poulains et une vingtaine de moutons. «Le but est que tous les gens qui font partie de notre ruralité soient à l’honneur et puissent montrer leur savoir-faire», continue Jean-Louis Riotte.
Un concours de jugement de bétail, par les Jeunes agriculteurs de l’Avallonnais a aussi eu lieu. Ils ont dans un premier temps jugé des vaches charolaises avant d’aller dans un élevage voisin pour juger des vaches laitières.
Le midi, une dégustation de steak issu de viande charolaise née et élevée dans l’Avallonnais était au programme. Avant la remise des prix l’après-midi.
Ce concours charolais est une coupure dans le quotidien des éleveurs. «Notre monde va mal. On n’a plus de cap de fixé, plus de prix. Il y a un sentiment général d’abandon», confie Jean-Louis Riotte. «S’il n’y avait pas la passion dans notre métier, tout l’élevage serait remis en cause. Ce genre de journée permet aussi de se rencontrer pour échanger sur les difficultés et fixer ensemble de nouveaux caps».
Mais aussi de discuter avec le grand public pour expliquer comment et pourquoi les éleveurs travaillent de telle ou telle manière. «Avoir ce brassage, c’est un élément fort de cette manifestation, pour tisser des liens et que cela fonctionne bien», conclut Jean-Louis Riotte.

Christopher Levé

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Des analyses fourragères en direct au concours charolais d’Avallon

Depuis septembre, Alysé possède son laboratoire d’analyses, à Migennes. «Je fais des tests tous les jeudis grâce à l’appareil d’analyse de fourrage AgriNir», indique Jean-Michel Hugot, conseiller en élevage laitier à Alysé. «Avant, les analyses ne se faisaient qu’au laboratoire Cesar (Centre scientifique agricole régional, situé dans l’Ain)». Samedi 2 novembre, lors du concours charolais d’Avallon, Alysé et son appareil d’analyse de fourrage étaient présents. «L’éleveur amène son échantillon de maïs, de foin, d’enrubanné ou d’ensilage. Je le mélange pour qu’il soit bien homogène. Puis, je passe le fourrage dans l’appareil à infrarouge qui permet de donner des courbes, que j’entre ensuite dans un ordinateur afin d’avoir des valeurs correspondantes», explique Jean-Michel Hugot. L’appareil donne ainsi des indications sur la matière sèche, la matière azotée, les amidons, les minéraux, la matière grasse, les fibres ou encore la digestibilité du fourrage. «Le but est de savoir ce que vaut la nourriture animale pour optimiser la ration donnée». Et les résultats sont transmis à l’éleveur dans les 48 heures. «Par le laboratoire, il fallait compter en moyenne deux à trois semaines», continue Jean-Michel Hugot. Pour rappel, Alysé fait réaliser environ 700 à 800 analyses de fourrages par an. L’appareil AgriNir est donc un gain de temps pour un grand nombre d’éleveurs du département.

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