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[Article mis en ligne le 07-11-2019]

Élevage

«Une belle promotion pour la race Limousine»

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Cedric Torcol en compagnie de « Lacoste » avec lequel il vient de remporter le prix du « meilleur mâle aptitudes bouchères » au concours interrégional de Saint-Galmier.
Cédric Torcol est polyculteur éleveur de limousine sur la commune de Bazolles au Gaec de Selins. Il y a quelques semaines, il a remporté le prix du «meilleur mâle aptitudes bouchères» au concours interrégional de Saint-Galmier, dans le département de la Loire. L’occasion avec lui de parler de sa préparation et de l’intérêt de la race limousine.
Cédric Torcol est un récidiviste ! Il y a deux ans, nous l’avions rencontré au lendemain de sa victoire au concours limousin interrégional avec «Japelou», un taureau limousin de trois ans dans la catégorie «meilleur animal de station». L’an dernier, il a remporté un premier prix avec la génisse «Origine» au concours interrégional de Luzy.
Cette année, l’éleveur a réédité les bonnes performances notamment au concours limousin national de Périgueux avec sa génisse «Orchidée» avec laquelle il s’est qualifié pour le Sommet de l’élevage à Cournon.
Plus récemment, il a obtenu le meilleur prix dans la catégorie «Meilleur Mâle aptitudes bouchères» au concours limousin interrégional de Saint-Galmier dans le département de la Loire avec «Lacoste» un taureau de quatre ans de 1 300 kg. Une compétition qui regroupe la Bourgogne, la région Auvergne Rhône-Alpes et la Lozère.
Une performance remarquable d’autant que le défi était relevé avec pas moins de dix-neuf taureaux engagés dans la catégorie «qualité bouchère».
Ces résultats ne sont pas arrivés par hasard et sont le fruit d’un investissement important dans la génétique. «Pour moi c’est un levier économique indispensable» estime Cédric Torcol. L’éleveur est inscrit au Herd-Book Limousin et a génotypé tous ses taureaux. Côté préparation, ce dernier complémente les bêtes spécialement entre quatre à cinq mois avant la date des concours notamment avec un apport en minéraux plus important. «Ce dernier renforce leur qualité de présentation» explique Cédric Torcol.
Et les résultats obtenus par son taureau donnent raison à l’éleveur. «Lacoste» a de très bons index : 131 pour le développement musculaire ; 122 en IVMAT et 116 en ISEVR et 10/10 en pointage de qualité de bassin. «C’est une belle reconnaissance et une bonne promotion pour la race limousine. L’intérêt de ces concours est de se situer et d’échanger avec les confrères. De plus, pour les éleveurs limousins éloignés du berceau de la race comme moi, c’est important de se montrer et surtout de remporter des prix, cela permet de valoriser ce que l’on produit par la vente d’animaux reproducteurs» ajoute l’éleveur.

«Une plus-value économique indéniable»
Aujourd’hui Cédric Torcol est installé en Gaec avec son oncle sur une SAU de 389 ha dont 130 de céréales en rotation colza ; blé ; orge et Luzerne. Les deux éleveurs gèrent 240 vêlages : 140 charolaises et 100 Limousines.
Après le départ à la retraite de son oncle, Cédric Torcol va probablement se retrouver seul gérant sur sa ferme alors il anticipe : «Je souhaite passer mon troupeau en 100 % limousines, j’ai pour cela acheté récemment une vache, Balma RRE, inscrite dans les meilleures de la race. L’objectif est de faire des embryons pour augmenter le niveau génétique du troupeau. De mon point de vue, j’obtiens de meilleurs résultats économiques avec mes limousines, la valorisation au kilo est plus importante car le rendement de carcasse est plus élevé. De plus, la charge de travail est plus faible, notamment au moment des vêlages, car les vaches vêlent sans assistance et les nouveau-nés tètent rapidement sans aide. C’est une race qui s’entretient facilement, qui a de bonnes facilités de naissance et qualités maternelles, de la finesse d’os et d’excellentes épaisseurs musculaires. La plus-value économique est indéniable. Il faut aussi préciser que les charges liées à cette race sont moins élevées : deux à trois kilos de nourriture en moins par rapport à une charolaise et moins de frais vétérinaires» explique-t-il. Ses bêtes sont vendues à la fois au marché au cadran, à des marchands et à d’autres éleveurs avec environ 15 veaux reproducteurs de l’année et des génisses. Cédric Torcol fait aussi de la vente directe en vendant des colis de 15 kg en valorisant des jeunes vaches de quatre à six ans.
Malgré la conjoncture qui n’est pas favorable à l’élevage, l’éleveur estime vivre correctement de son métier justement grâce à la génétique qui lui permet de produire de la qualité. «Je suis serein sur l’avenir de mon exploitation, je crois à l’élevage et je suis motivé pour continuer à travailler dans ce domaine. Je n’ai pas peur d’arrêter si toutefois je n’obtenais plus de bons résultats. Pour l’heure, ce n’est pas le cas alors je continue à me faire plaisir».

Théophile Mercier

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