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COTE D'OR

[Article mis en ligne le 11-07-2019]

Production laitière

Le défi du changement climatique

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«Les exploitations progressent en autonomie alimentaire, il faut continuer ainsi», souligne le Côte-d’orien.
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Nicolas Michaud, président d’Alysé, évoque le nouvel épisode caniculaire et la nécessaire adaptation des élevages laitiers.
Le val de Saône, comme le reste du département, n’est pas épargné par la canicule. Les 90 vaches Prim’Holstein de la ferme du Tontenant, à Pagny-le-Château, se ruent à l’ombre sous les arbres, comme à leur habitude depuis plusieurs jours, voire semaines. «Elles souffrent, tout comme nous», fait remarquer Nicolas Michaud.

Une baisse de production pouvant aller jusqu’à 2 kg de lait par jour est constatée pour certaines vaches. «C’est généralement ce que l’on observe lors de très fortes températures, ce constat est régulièrement dressé depuis plusieurs années», poursuit l’éleveur de 42 ans. Pour Nicolas Michaud, président d’Alysé depuis mi-avril, le changement climatique est avéré et les exploitations laitières doivent absolument s’y adapter : «Je pense que c’est l’un de nos plus grands défis dans notre métier, nous devons tout faire pour garantir notre approvisionnement en fourrages, sans que celui-ci ne nous coûte plus cher. Réfléchir à une nouvelle politique de l’herbe: c’est ce que font de plus en plus d’éleveurs, qui n’hésitent pas à changer leurs habitudes pour progresser dans le domaine de l’autonomie alimentaire. Il y a une réelle prise de conscience depuis environ trois ans, nous le voyons bien : beaucoup plus d’ensilage et d’enrubannage se font au printemps. Nos techniciens préconisent de récolter au moins 50% de la capacité de fourrages avant l’été pour ne pas subir les conséquences des sécheresses à répétition. Le maïs ensilage régresse logiquement, devant des difficultés grandissantes pour le récolter».

Alysé en soutien
Les techniciens d’Alysé se tiennent à disposition pour réussir cette transition vers l’autonomie alimentaire. «Nous avons des collaborateurs de qualité, à l’écoute des éleveurs. Leur aide est précieuse pour gagner en autonomie face à ce changement climatique, cela s’ajoute à leurs traditionnelles fonctions d’ordre technico-économique», souligne Nicolas Michaud.

Dans son propre cas, l’éleveur de Pagny-le-Château se testera prochainement avec un méteil composé de trèfle, d’avoine et de fétuque: «ce sera une première pour moi. Suite aux conseils de Jean-Claude Chupin, expert fourrages et nutrition à Alysé, je compte les semer derrière les moissons, avec l’idée de les récolter à l’automne pour augmenter l’autonomie alimentaire de mes génisses». La récolte de fourrages, à la ferme du Tontenant avait débuté le 20 avril avec de l’ensilage d’un mélange de trèfle et ray-grass sur 12 ha.

Les foins se sont déroulés fin juin sur 40 ha, avec des volumes jugés corrects. «Un éleveur qui a besoin d’un service doit penser à Alysé», ajoute Nicolas Michaud, «notre coopérative est neutre et n’a pas de services à vendre autres que la technique. Il n’y a aucune valeur marchande derrière nos démarches. Alysé est une référence pour valoriser au mieux son cheptel laitier».

Aurélien Genest

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